Les résultats des Municipales :
http://www.boulognebillancourt.com/cms/index.php
Le quarté gagnant est :
Baguet (UMP) 43%
Fourcade (DVD) 30%
Vouette (Gauche) 19%
Canet (Modem) 8%
Constats :
1) Grave échec à droite pour le maire sortant, à 13% du Challenger : Fourcade n'a pas convaincu.
Le syndrome Martinon ne pouvait se reproduire.
Sans le soutien et ... le financement de l'UMP, ca fait mal...
2) Vote utile de la gauche vers Fourcade pour barrer la route à Baguet ?
Pronostics :
1) Le modem ne devrait pas se rallier au PS ni à Fourcade, auquels il ne peut rien offrir d'interessant ?
2) Fourcade pourrait se maintenir, juste pour placer ses quelques amis, (sauf à se dédir de sa promesse : "Si je suis deuxième, je me maintiendrai"), et diminuant ainsi d'autant le nombre d'élus de gauche au conseil municipal.
3) Malgrés le resultat net lors de la primaire à droite au premier tour, il y a risque qu'une bonne partie des électeurs de Fourcade ne se rassemblent pas autour de Baguet.
4) Sarkozy va peut-être demander à Baguet de tendre la main à Fourcade (quelques lots maintenus dans l'ile seguin ;-) ) pour obtenir son désistement et assurer une très large victoire (66% ?) à Boulogne et avoir les coudées franches plutot qu'un poussif 56% ?
5) La gauche va se rassembler largement pour constituer un réelle force d'opposition constructive au conseil municipal, si l'UMP l'emportait.
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dimanche 9 mars 2008
samedi 8 mars 2008
"L'impossibilité d’une île"
Si les habitants de notre ville sont apparemment lassés que la campagne évoque moins leur quotidien que cette ile lointaine, il n'en reste pas moins que le bilan actuel est peu concluant.
De quoi pousser dehors un ex-maire qui peine à convaincre et qui n'y croit pas lui-même....
Pour mémoire, ci dessous deux coups de gueule interessants, et une synthèse :
1) ARCHICOOL.COM: "L'impossibilité d’une île"
"Si l’île est féminine et le continent est masculin, alors l’histoire de l’île Seguin ( 92, Boulogne Billancourt,) est facile à réécrire.
D’abord asservie, se confondant physiquement à sa tache de production ( l’usine Renault ), puis délaissée, anéantie, mais comme ce n’est pas suffisant et que nous sommes en France, on va se dépêcher de l’enfermer, la reclure ; cela sera le projet de façade enveloppe, caricatural, grotesque hymne petit-bourgeois à la propriété et à sa clôture, à l’enfermement, au dedans et au dehors, comme par hasard, on ne trouvera comme fonction à implanter, que des services administratifs ( vraie-fausse université, hypothétique centre administratif d’un institut médical, logements d’artistes, bref ! c’est aussi excitant qu’un couvent.
Comme par hasard, la seule tentative de greffe d’une initiative d’animation se soldera par un rejet. Rejet par jet de l’éponge, suite à l’incapacité de “consacrer” l’île à un statut d’équité avec le continent.
Après la séquence du couvent, qui semble, heureusement, bien partie pour couler corps et biens, l’ordre des choses, c’est l’enterrement, la mise en terre définitive dans un magnifique cimetière ( un jardin de sculptures.)
Il y a une malédiction sur l’île Seguin, ( et surtout un sol très pollué.) pas question d’y amener la vie et la ville. En tout cas 16 années de perdues... C’est indécent et vulgaire. Ne rien avoir su faire en seize ans, c’est une violence adressée aux mal-logés qui attendent depuis des décennies.
J.A "
L'article ici.
2) "Symbolique de l’île Seguin" par François Grether, architecte-urbaniste
Après de longues tergiversations… Dès l’annonce la fermeture de l’usine, l’Etat confie une mission à Jean Eudes Roullier pour orienter le devenir de ce lieu emblématique. Ses propositions, élaborées avec Alexandre Chemetoff, sont développées par une seconde mission que l’Etat confie à Jean Pierre Morelon, avant de mettre fin à celle-ci deux ans plus tard. Les Villes de Boulogne-Billancourt et Meudon montrent alors leurs propres propositions. Puis, Renault, pour faire avancer les choses, fait établir de grandes maquettes par six architectes reconnus, si ce n’est célèbres, Chaix/Morel, Piano, Portzamparc, Reichen/Robert, Rogers, Tschumi, sans suite. Le Syndicat mixte des 6 Communes les plus proches consultent trois architectes urbanistes, Jean Pierre Buffi, Paul Chemetov, Bruno Fortier, afin d’établir un "plan guide". Les propositions de Fortier suscitent, dans "Le Monde", les foudres de Jean Nouvel, "Boulogne assassine Billancourt", et est abandonné.
A partir de 2000, le projet urbain mené par Jean Louis Subileau, François Barré, et Michel Desvigne et moi même est concerté, exposé plusieurs fois, soumis à enquête publique, inscrit dans le Plan Local d’Urbanisme. L’épisode de la Fondation, voulue puis répudiée par M. Pinault, déclenche l’intervention d’une commission d’expertise du projet d’ensemble coprésidée par Nicolas Sarkozy et Jean Pierre Fourcade. Celle-ci apprécie et préconise la poursuite du projet urbain. Aujourd’hui, après 20 ans d’études et débats, retour à la case départ ?
Ambitions, mises en question
Le projet, dont la mise en œuvre est commencée, vise à constituer un lieu d’exception, porteur de fortes promesses. Avec un travail sur la mémoire de l’époque industrielle, il s’appuie sur le souvenir de la forme globale de l’île. Sur l’ancien socle se déploie une "terrasse-jardin" de plus de cinq hectares, espace public singulier en complémentarité avec les parcs des deux autres îles du méandre de la Seine. Sur les deux kilomètres des bords de l’eau, s’étend une promenade annulaire, avec ses embarcadères, surmontée d’une "galerie animée" injustement comprise, grand équipement culturel et ludique très original, écho contemporain de la colonnade de l’île des musées de Berlin. Ces réalisations s’inscrivent dans la programmation de "l’île des deux cultures", arts et sciences, avec notamment l’Université Américaine de Paris et New York, l’Institut du Cancer, les scènes de musiques actuelles, l’hébergement de chercheurs et artistes, etc.
Effets d’annonce perpétuels
L’île est entourée par de nombreux jardins, Parc de St Cloud, Parc du Brimborion, nouveau Parc de Billancourt, parcs de l’île St Germain et de l’île de Monsieur. Quel peut être le rôle d’une vocation exclusivement paysagère ? Le projet en cours, préparé depuis huit années, comporte encore d’importantes disponibilités, en particulier sur toute l’étendue des pointes amont et aval de l’île. Pour de nouveaux responsables, il peut aisément accueillir les réalisations les plus significatives...
Effacer le souvenir de l’usine Renault ! Faire table rase de la démarche d’un projet engagé, novateur et ouvert ! Repartir sans cesse de zéro ! Relancer cinq ou six années de procédure ! Quel peut être le sens profond de défaire sans jamais faire ? Quel gâchis ! Mais surtout, pour la France, quelle grande symbolique en un lieu particulièrement emblématique ? A l’évidence, celle de l’inefficience !"
L'article ici.
3) 20MINUTES : "L'île Seguin pourrait repartir à contre-courant"
"L'un veut faire table rase et lancer un nouveau projet. L'autre est reparti en campagne à 78 ans pour sauver le sien. Pierre-Christophe Baguet (UMP) et Jean-Pierre Fourcade (DVD), les deux favoris de l'élection à Boulogne-Billancourt, se déchirent sur l'aménagement de l'île Seguin.
L'ancien maire (jusqu'en 2007) Jean-Pierre Fourcade défend un projet décomposé en trois volets : un pôle scientifique, un pôle culturel et un pôle « accueil et hébergement ». Dans le premier, il souhaite attirer les sièges de l'Inca (Institut national du cancer), l'Inserm et le CNRS. La partie culturelle sera constituée soit d'un centre de création contemporain, soit d'un centre d'art contemporain. Ce secteur accueillerait aussi une salle des musiques actuelles (Smac). Pour l'espace d'accueil, un grand hôtel est prévu. « Il est actuellement bloqué par un recours, déposé par un membre de la liste Baguet », s'énerve le sénateur. Un accord a aussi été trouvé pour l'implantation de l'université américaine de Paris. C'est d'ailleurs la seule chose que Pierre-Christophe Baguet conserverait s'il est élu. Pour le reste, il pointe cinq projets publics et deux privés « qui ne rapporteraient rien à la ville ». Alors on annule et on recommence. « L'Inca et l'Inserm devraient se rapprocher, et ont vocation à aller à Villejuif, pas sur l'île Seguin. Pour la Smac, Fourcade n'a obtenu aucune subvention. Concernant l'hôtel, l'Intercontinental et la Cogedim - le promoteur - ne veulent plus rester sur l'île, justifie le candidat UMP. Moi je créerai un pôle médias et culture, et un autre événement, qui feront gagner de l'argent à la ville, et la rendront plus ouverte aux habitants. »
Les deux autres candidats à l'élection ont des positions plus modérées : Sylvain Canet (MoDem) « souhaite conserver les projets actuels, mais mettre tout cela davantage en cohérence pour en faire une vraie "Cité des lumières du XXIe siècle" ». Marie-Hélène Vouette (PS) ne veut pas « remettre en question ce qui a été lancé. Mais il manque un projet pour la pointe aval, où je verrais bien une Université des savoirs numériques. »
Mickaël Bosredon
L'article ici.
PS: Effectivement, le Val de Marne rode déjà autour de l'INCa...
De quoi pousser dehors un ex-maire qui peine à convaincre et qui n'y croit pas lui-même....
Pour mémoire, ci dessous deux coups de gueule interessants, et une synthèse :
1) ARCHICOOL.COM: "L'impossibilité d’une île"
"Si l’île est féminine et le continent est masculin, alors l’histoire de l’île Seguin ( 92, Boulogne Billancourt,) est facile à réécrire.
D’abord asservie, se confondant physiquement à sa tache de production ( l’usine Renault ), puis délaissée, anéantie, mais comme ce n’est pas suffisant et que nous sommes en France, on va se dépêcher de l’enfermer, la reclure ; cela sera le projet de façade enveloppe, caricatural, grotesque hymne petit-bourgeois à la propriété et à sa clôture, à l’enfermement, au dedans et au dehors, comme par hasard, on ne trouvera comme fonction à implanter, que des services administratifs ( vraie-fausse université, hypothétique centre administratif d’un institut médical, logements d’artistes, bref ! c’est aussi excitant qu’un couvent.
Comme par hasard, la seule tentative de greffe d’une initiative d’animation se soldera par un rejet. Rejet par jet de l’éponge, suite à l’incapacité de “consacrer” l’île à un statut d’équité avec le continent.
Après la séquence du couvent, qui semble, heureusement, bien partie pour couler corps et biens, l’ordre des choses, c’est l’enterrement, la mise en terre définitive dans un magnifique cimetière ( un jardin de sculptures.)
Il y a une malédiction sur l’île Seguin, ( et surtout un sol très pollué.) pas question d’y amener la vie et la ville. En tout cas 16 années de perdues... C’est indécent et vulgaire. Ne rien avoir su faire en seize ans, c’est une violence adressée aux mal-logés qui attendent depuis des décennies.
J.A "
L'article ici.
2) "Symbolique de l’île Seguin" par François Grether, architecte-urbaniste
Après de longues tergiversations… Dès l’annonce la fermeture de l’usine, l’Etat confie une mission à Jean Eudes Roullier pour orienter le devenir de ce lieu emblématique. Ses propositions, élaborées avec Alexandre Chemetoff, sont développées par une seconde mission que l’Etat confie à Jean Pierre Morelon, avant de mettre fin à celle-ci deux ans plus tard. Les Villes de Boulogne-Billancourt et Meudon montrent alors leurs propres propositions. Puis, Renault, pour faire avancer les choses, fait établir de grandes maquettes par six architectes reconnus, si ce n’est célèbres, Chaix/Morel, Piano, Portzamparc, Reichen/Robert, Rogers, Tschumi, sans suite. Le Syndicat mixte des 6 Communes les plus proches consultent trois architectes urbanistes, Jean Pierre Buffi, Paul Chemetov, Bruno Fortier, afin d’établir un "plan guide". Les propositions de Fortier suscitent, dans "Le Monde", les foudres de Jean Nouvel, "Boulogne assassine Billancourt", et est abandonné.
A partir de 2000, le projet urbain mené par Jean Louis Subileau, François Barré, et Michel Desvigne et moi même est concerté, exposé plusieurs fois, soumis à enquête publique, inscrit dans le Plan Local d’Urbanisme. L’épisode de la Fondation, voulue puis répudiée par M. Pinault, déclenche l’intervention d’une commission d’expertise du projet d’ensemble coprésidée par Nicolas Sarkozy et Jean Pierre Fourcade. Celle-ci apprécie et préconise la poursuite du projet urbain. Aujourd’hui, après 20 ans d’études et débats, retour à la case départ ?
Ambitions, mises en question
Le projet, dont la mise en œuvre est commencée, vise à constituer un lieu d’exception, porteur de fortes promesses. Avec un travail sur la mémoire de l’époque industrielle, il s’appuie sur le souvenir de la forme globale de l’île. Sur l’ancien socle se déploie une "terrasse-jardin" de plus de cinq hectares, espace public singulier en complémentarité avec les parcs des deux autres îles du méandre de la Seine. Sur les deux kilomètres des bords de l’eau, s’étend une promenade annulaire, avec ses embarcadères, surmontée d’une "galerie animée" injustement comprise, grand équipement culturel et ludique très original, écho contemporain de la colonnade de l’île des musées de Berlin. Ces réalisations s’inscrivent dans la programmation de "l’île des deux cultures", arts et sciences, avec notamment l’Université Américaine de Paris et New York, l’Institut du Cancer, les scènes de musiques actuelles, l’hébergement de chercheurs et artistes, etc.
Effets d’annonce perpétuels
L’île est entourée par de nombreux jardins, Parc de St Cloud, Parc du Brimborion, nouveau Parc de Billancourt, parcs de l’île St Germain et de l’île de Monsieur. Quel peut être le rôle d’une vocation exclusivement paysagère ? Le projet en cours, préparé depuis huit années, comporte encore d’importantes disponibilités, en particulier sur toute l’étendue des pointes amont et aval de l’île. Pour de nouveaux responsables, il peut aisément accueillir les réalisations les plus significatives...
Effacer le souvenir de l’usine Renault ! Faire table rase de la démarche d’un projet engagé, novateur et ouvert ! Repartir sans cesse de zéro ! Relancer cinq ou six années de procédure ! Quel peut être le sens profond de défaire sans jamais faire ? Quel gâchis ! Mais surtout, pour la France, quelle grande symbolique en un lieu particulièrement emblématique ? A l’évidence, celle de l’inefficience !"
L'article ici.
3) 20MINUTES : "L'île Seguin pourrait repartir à contre-courant"
"L'un veut faire table rase et lancer un nouveau projet. L'autre est reparti en campagne à 78 ans pour sauver le sien. Pierre-Christophe Baguet (UMP) et Jean-Pierre Fourcade (DVD), les deux favoris de l'élection à Boulogne-Billancourt, se déchirent sur l'aménagement de l'île Seguin.
L'ancien maire (jusqu'en 2007) Jean-Pierre Fourcade défend un projet décomposé en trois volets : un pôle scientifique, un pôle culturel et un pôle « accueil et hébergement ». Dans le premier, il souhaite attirer les sièges de l'Inca (Institut national du cancer), l'Inserm et le CNRS. La partie culturelle sera constituée soit d'un centre de création contemporain, soit d'un centre d'art contemporain. Ce secteur accueillerait aussi une salle des musiques actuelles (Smac). Pour l'espace d'accueil, un grand hôtel est prévu. « Il est actuellement bloqué par un recours, déposé par un membre de la liste Baguet », s'énerve le sénateur. Un accord a aussi été trouvé pour l'implantation de l'université américaine de Paris. C'est d'ailleurs la seule chose que Pierre-Christophe Baguet conserverait s'il est élu. Pour le reste, il pointe cinq projets publics et deux privés « qui ne rapporteraient rien à la ville ». Alors on annule et on recommence. « L'Inca et l'Inserm devraient se rapprocher, et ont vocation à aller à Villejuif, pas sur l'île Seguin. Pour la Smac, Fourcade n'a obtenu aucune subvention. Concernant l'hôtel, l'Intercontinental et la Cogedim - le promoteur - ne veulent plus rester sur l'île, justifie le candidat UMP. Moi je créerai un pôle médias et culture, et un autre événement, qui feront gagner de l'argent à la ville, et la rendront plus ouverte aux habitants. »
Les deux autres candidats à l'élection ont des positions plus modérées : Sylvain Canet (MoDem) « souhaite conserver les projets actuels, mais mettre tout cela davantage en cohérence pour en faire une vraie "Cité des lumières du XXIe siècle" ». Marie-Hélène Vouette (PS) ne veut pas « remettre en question ce qui a été lancé. Mais il manque un projet pour la pointe aval, où je verrais bien une Université des savoirs numériques. »
Mickaël Bosredon
L'article ici.
PS: Effectivement, le Val de Marne rode déjà autour de l'INCa...
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lundi 25 février 2008
"L'île Seguin victime des élections municipales"

Municipales :
Les boulonnais lisent les projets, réfléchissent. Pour qui voter ?
On pense Baguet en tête, et si c'était un mauvais choix ?
Ceux de droite s'interrogent...
1) faire confiance au jeune loup ambitieux, d'apparence humain et accessible ?
soutenir une équipe renouvelée ? miser sur son projet prometteur, soutenu par l'état et le département...?
mais ... sans réel bilan, ... sans projet financé,
repoussant bientôt aux calendes grecques les réalisations
alors que les échéances promises par l'équipe actuelle s'approchaient enfin ...
(on entend déjà PC. Baguet :
"il me faut du temps ! un 2ème (3ème...) mandat pour parvenir à honorer mes promesses !")
2) ou renouveler la confiance au vieux matelot,
ayant par le passé sorti le navire de la tempête,
au caractère bien trempé et distant,
mais riche des valeurs du passé, ... droiture, indépendance, compétence,
au projet modeste et trop raisonnable,
mais en passe de livrer des réalisations concrètes.
3) pratiquer l'aventure du Modem ? peu crédible ? tant leur posture est illisible ? quel bilan ?
Tentant de ratisser les déçus de gauche et de droite, déçu de n'être pas le seul à droite à rassembler les opposants de Baguet...
4) ou tenter l'alternance en confiant à la gauche de M.H. Vouette et ses actuels conseillers municipaux
le devoir d'une synthèse entre social et progrès, enthousiasme et ouverture ?
Osons !
Pendant se temps, certains sont en colère du gachis que la droite promet pour la ville.
L'EXPRESS:
"Campagne municipale oblige, le prétendant à la mairie de Boulogne Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, vient d'annoncer son intention de transformer l'Ile Seguin en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés. Rudy Ricciotti, grand prix national d'architecture 2006, s'insurge contre ce plan alternatif et se confie à LExpress.fr.
Raser le travail de nombreuses années de réflexions urbaines relève directement du hooliganisme", lance Rudy Ricciotti excédé par le plan du candidat officiel de l'UMP, Pierre-Christophe Baguet, pour l'Ile Seguin. Ce dernier vient en effet d'annoncer son intention de transformer ces onze hectares "mythiques" en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés, notamment l'Institut national du Cancer, l'Inserm, une résidence pour chercheurs et artistes, et l'Université Américaine de Paris.
Déjà, le 16 janvier dernier, sur LExpress.fr, l'ancien maire Jean-Pierre Fourcade dénonçait ce procédé de la table rase et annonçait sa candidature "dissidente" aux municipales pour défendre son projet de réhabilitation des terrains Renault. Pour sa part, Rudy Ricciotti déplore ce manque d'idées sur l'avenir des villes. Entretien.
Vous deviez construire une salle de musique actuelle sur l'Ile Seguin, apparemment le projet est mis en suspend. Que vous inspire la refonte de l'aménagement de l'Ile Seguin avancée par le candidat UMP Pierre-Christophe Baguet?Je suis estomaqué par la violence et le cynisme avec lequel on fout en l'air des années de travail, de concertation, de consultation, qui sont l'énergie propre et utile à l'aménagement des terrains Renault à Boulogne Billancourt. Je peux comprendre que les enjeux électoralistes puissent armer des idées nouvelles, mais dans ce cas précis, il s'agit d'éradiquer l'aménagement prévu, c'est tout de même assez grave. Pour ma part, je devais construire un équipement culturel qui était le plus petit de l'Ile par sa taille, je serais néanmoins curieux de connaître la position de mes confrères qui avaient des engagements plus importants sur ce site, tels l'architecte Jean-Paul Viguier, le paysagiste Michel Desvignes, l'urbaniste François Grether. Reste que plus personne n'ose se mouiller, le courage n'est pas la spécialité des intellectuels de gauche. Ce jardin de sculptures géant est une ânerie, un endroit où les gens iront promener leur chien, à condition que cette Ile, vidée de son activité, ne soit pas un coupe gorge! Qu'en pense, par exemple, le critique d'art Jérome Sens lui qui devait participer au choix des artistes qui seraient exposés sur la future ceinture de l'Ile?
DR
Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin par la Saem-Val-de-Seine.
Ce projet présidentiel sorti des cartons en à peine dix jours a reçu le soutien du département et de l'Etat, cette attitude n'est-elle pas en contradiction avec les propos de Nicolas Sarkozy tenus à l'inauguration de la Cité de l'Architecture et du patrimoine en septembre dernier?J'étais présent à l'inauguration de la Cité de l'architecture, en septembre dernier, avec bon nombre de mes collègues, notamment Jean Nouvel, Dominique Perraut, Christian de Portzamparc, avec lesquels nous étions conviés à une réunion à l'Elysée. Je ne retrouve pas dans cette manière de faire ce qui nous avait tous enthousiasmé chez Nicolas Sarkozy ; je ressentais alors chez le président une volonté d'associer la pensée à l'énergie. La désillusion est forte, une sensation de "navigue à vue" associée à la parole du dernier qui parle, deviennent alors l'ombre portée d'un déficit de projet esthétique et de projet de société.
Cette volte face dans l'aménagement d'un territoire qui s'inscrit dans le Grand Paris n'est elle pas la preuve d'un désarroi dans la manière de "construire" la ville aujourd'hui?J'avais déjà déclaré dans le Monde sur un autre sujet que l'absence et la béance étaient érigées à l'altitude des Beaux Arts. Le scénario se renouvelle sans cesse, c'est la sexualité androgyne d'une technocratie de mes deux! Chlorophylle et sculpture, c'est presque le retour du félibrige, qui vient du latin "felare" qui veut dire l'art de sucer le sucre. J'imagine déjà sur l'Ile Seguin des petits arbustes tout neuf et de l'art comptant pour rien. On prend les artistes pour des cons. Aucun sculpteur n'acceptera d'installer une oeuvre immortelle dans un scénario urbanistique à la Verdun. Je n'ose même pas imaginer le point de vue des arbustes si l'on demandait leur avis.
Tout projet d'aménagement urbain repose sur une dynamique économique et culturelle, celle prévue sur l'Ile Seguin reposait sur la recherche et la culture, n'était-ce pas là, une forme d'équilibre?Rejeter les habitants de l'Ile mais aussi les nouvelles technologies et la culture tel qu'il est proposé relève de la mortification du vivant. En fait, l'horizon métaphysique de l'Ile Seguin sera d'être un impensé politique."
26/02: La réponse n'a pas tardé (voir commentaire ci dessous).
Et le tac au tac s'en suit ici !
02/03: Et cela continue ci-dessous :
"L’île des deux cultures" par Christian Devillers, architecte
Après le temps des procédures et de la concertation publique qui a pu paraître long à certains, le huitième quartier de Boulogne-Billancourt est en chantier sur les terrains des anciennes usines Renault. 2.500 logements et résidences, 104.000 m² shon de bureaux et 30.000 m² shon de commerces et d’équipements, la moitié du parc de 7 ha, 3 ponts vers l’Ile Seguin, soit près de la moitié des programmes auront été livrés dans les trois prochaines années.
Le niveau d’exigence des cahiers des charges environnementaux et la désignation par concours internationaux de tous les architectes, urbanistes, paysagistes soit actuellement 58 équipes font de cette grande opération un exemple de ce qu’on peut réaliser de mieux aujourd’hui en matière d’innovation et de qualité architecturale et urbaine mais aussi de mixité et de solidarité sociale en incluant l’opération ANRU de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres.
En termes quantitatifs l’Ile Seguin ne représente qu’une petite partie des terrains et des programmes mais elle semble en porter les enjeux symboliques les plus forts et les plus divers, aussi bien pour ceux qui se réclament de la mémoire ouvrière que pour les tenants d’un jardin de sculpture.
Le projet actuel, en cours de réalisation, consacre l’île aux "deux cultures", c’est-à-dire à l’enseignement et à la recherche scientifiques et artistiques. Elle sera largement ouverte à tous les publics par ses lieux d’exposition, ses jardins et sa façade promenade sur la Seine. C’est un programme ambitieux, évidemment plus long et plus difficile à réaliser qu’une urbanisation commerciale, mais qui, seul, est capable de doter Boulogne-Billancourt d’un lieu de rayonnement international. Grâce aux investissements importants engagés par la Ville, au partenariat avec les institutions et les entreprises et surtout après des dizaines de réunions de concertation avec les Boulonnais et les riverains du Val de Seine cette ambition est en train de se réaliser. Il serait regrettable qu’elle soit ruinée par des candidats à la mairie ou par des personnalités étrangères à la ville qui, feignant d’ignorer les investissements réalisés et le travail accompli, n’ont à proposer que des programmes récréatifs sans envergure sous prétexte qu’ils seraient plus "populaires".
Egalement signataires de ce texte : Philippe Dubus (agence Philippe Dubus), Adrien Dumont et Maria Colomer, Patrick Chavannes (agence Chavannes Architecture & Urbanisme), Robert Chapellier (Dacbert Cochet Chapellier Architectes Associés), Jean-Paul Viguier, Daniel Vaniche (DVVD), Florence Lipsky (Lipsky + Rollet architectes), Stéphane Maupin, Umberto Napolitano (Lan Architecture), Roger Diener (Diener & Diener Architekten), Anne Mie Depuydt (uapS Anne MieDepuydt & Erik Van Daele), Yves Pagès et Benoît le Thierry d’Ennequin (explorations architecture), Philippe Coignet (OLM), François Grether.
Les boulonnais lisent les projets, réfléchissent. Pour qui voter ?
On pense Baguet en tête, et si c'était un mauvais choix ?
Ceux de droite s'interrogent...
1) faire confiance au jeune loup ambitieux, d'apparence humain et accessible ?
soutenir une équipe renouvelée ? miser sur son projet prometteur, soutenu par l'état et le département...?
mais ... sans réel bilan, ... sans projet financé,
repoussant bientôt aux calendes grecques les réalisations
alors que les échéances promises par l'équipe actuelle s'approchaient enfin ...
(on entend déjà PC. Baguet :
"il me faut du temps ! un 2ème (3ème...) mandat pour parvenir à honorer mes promesses !")
2) ou renouveler la confiance au vieux matelot,
ayant par le passé sorti le navire de la tempête,
au caractère bien trempé et distant,
mais riche des valeurs du passé, ... droiture, indépendance, compétence,
au projet modeste et trop raisonnable,
mais en passe de livrer des réalisations concrètes.
3) pratiquer l'aventure du Modem ? peu crédible ? tant leur posture est illisible ? quel bilan ?
Tentant de ratisser les déçus de gauche et de droite, déçu de n'être pas le seul à droite à rassembler les opposants de Baguet...
4) ou tenter l'alternance en confiant à la gauche de M.H. Vouette et ses actuels conseillers municipaux
le devoir d'une synthèse entre social et progrès, enthousiasme et ouverture ?
Osons !
Pendant se temps, certains sont en colère du gachis que la droite promet pour la ville.
L'EXPRESS:
"Campagne municipale oblige, le prétendant à la mairie de Boulogne Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, vient d'annoncer son intention de transformer l'Ile Seguin en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés. Rudy Ricciotti, grand prix national d'architecture 2006, s'insurge contre ce plan alternatif et se confie à LExpress.fr.
Raser le travail de nombreuses années de réflexions urbaines relève directement du hooliganisme", lance Rudy Ricciotti excédé par le plan du candidat officiel de l'UMP, Pierre-Christophe Baguet, pour l'Ile Seguin. Ce dernier vient en effet d'annoncer son intention de transformer ces onze hectares "mythiques" en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés, notamment l'Institut national du Cancer, l'Inserm, une résidence pour chercheurs et artistes, et l'Université Américaine de Paris.
Déjà, le 16 janvier dernier, sur LExpress.fr, l'ancien maire Jean-Pierre Fourcade dénonçait ce procédé de la table rase et annonçait sa candidature "dissidente" aux municipales pour défendre son projet de réhabilitation des terrains Renault. Pour sa part, Rudy Ricciotti déplore ce manque d'idées sur l'avenir des villes. Entretien.
Vous deviez construire une salle de musique actuelle sur l'Ile Seguin, apparemment le projet est mis en suspend. Que vous inspire la refonte de l'aménagement de l'Ile Seguin avancée par le candidat UMP Pierre-Christophe Baguet?Je suis estomaqué par la violence et le cynisme avec lequel on fout en l'air des années de travail, de concertation, de consultation, qui sont l'énergie propre et utile à l'aménagement des terrains Renault à Boulogne Billancourt. Je peux comprendre que les enjeux électoralistes puissent armer des idées nouvelles, mais dans ce cas précis, il s'agit d'éradiquer l'aménagement prévu, c'est tout de même assez grave. Pour ma part, je devais construire un équipement culturel qui était le plus petit de l'Ile par sa taille, je serais néanmoins curieux de connaître la position de mes confrères qui avaient des engagements plus importants sur ce site, tels l'architecte Jean-Paul Viguier, le paysagiste Michel Desvignes, l'urbaniste François Grether. Reste que plus personne n'ose se mouiller, le courage n'est pas la spécialité des intellectuels de gauche. Ce jardin de sculptures géant est une ânerie, un endroit où les gens iront promener leur chien, à condition que cette Ile, vidée de son activité, ne soit pas un coupe gorge! Qu'en pense, par exemple, le critique d'art Jérome Sens lui qui devait participer au choix des artistes qui seraient exposés sur la future ceinture de l'Ile?
DR
Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin par la Saem-Val-de-Seine.
Ce projet présidentiel sorti des cartons en à peine dix jours a reçu le soutien du département et de l'Etat, cette attitude n'est-elle pas en contradiction avec les propos de Nicolas Sarkozy tenus à l'inauguration de la Cité de l'Architecture et du patrimoine en septembre dernier?J'étais présent à l'inauguration de la Cité de l'architecture, en septembre dernier, avec bon nombre de mes collègues, notamment Jean Nouvel, Dominique Perraut, Christian de Portzamparc, avec lesquels nous étions conviés à une réunion à l'Elysée. Je ne retrouve pas dans cette manière de faire ce qui nous avait tous enthousiasmé chez Nicolas Sarkozy ; je ressentais alors chez le président une volonté d'associer la pensée à l'énergie. La désillusion est forte, une sensation de "navigue à vue" associée à la parole du dernier qui parle, deviennent alors l'ombre portée d'un déficit de projet esthétique et de projet de société.
Cette volte face dans l'aménagement d'un territoire qui s'inscrit dans le Grand Paris n'est elle pas la preuve d'un désarroi dans la manière de "construire" la ville aujourd'hui?J'avais déjà déclaré dans le Monde sur un autre sujet que l'absence et la béance étaient érigées à l'altitude des Beaux Arts. Le scénario se renouvelle sans cesse, c'est la sexualité androgyne d'une technocratie de mes deux! Chlorophylle et sculpture, c'est presque le retour du félibrige, qui vient du latin "felare" qui veut dire l'art de sucer le sucre. J'imagine déjà sur l'Ile Seguin des petits arbustes tout neuf et de l'art comptant pour rien. On prend les artistes pour des cons. Aucun sculpteur n'acceptera d'installer une oeuvre immortelle dans un scénario urbanistique à la Verdun. Je n'ose même pas imaginer le point de vue des arbustes si l'on demandait leur avis.
Tout projet d'aménagement urbain repose sur une dynamique économique et culturelle, celle prévue sur l'Ile Seguin reposait sur la recherche et la culture, n'était-ce pas là, une forme d'équilibre?Rejeter les habitants de l'Ile mais aussi les nouvelles technologies et la culture tel qu'il est proposé relève de la mortification du vivant. En fait, l'horizon métaphysique de l'Ile Seguin sera d'être un impensé politique."
26/02: La réponse n'a pas tardé (voir commentaire ci dessous).
Et le tac au tac s'en suit ici !
02/03: Et cela continue ci-dessous :
"L’île des deux cultures" par Christian Devillers, architecte
Après le temps des procédures et de la concertation publique qui a pu paraître long à certains, le huitième quartier de Boulogne-Billancourt est en chantier sur les terrains des anciennes usines Renault. 2.500 logements et résidences, 104.000 m² shon de bureaux et 30.000 m² shon de commerces et d’équipements, la moitié du parc de 7 ha, 3 ponts vers l’Ile Seguin, soit près de la moitié des programmes auront été livrés dans les trois prochaines années.
Le niveau d’exigence des cahiers des charges environnementaux et la désignation par concours internationaux de tous les architectes, urbanistes, paysagistes soit actuellement 58 équipes font de cette grande opération un exemple de ce qu’on peut réaliser de mieux aujourd’hui en matière d’innovation et de qualité architecturale et urbaine mais aussi de mixité et de solidarité sociale en incluant l’opération ANRU de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres.
En termes quantitatifs l’Ile Seguin ne représente qu’une petite partie des terrains et des programmes mais elle semble en porter les enjeux symboliques les plus forts et les plus divers, aussi bien pour ceux qui se réclament de la mémoire ouvrière que pour les tenants d’un jardin de sculpture.
Le projet actuel, en cours de réalisation, consacre l’île aux "deux cultures", c’est-à-dire à l’enseignement et à la recherche scientifiques et artistiques. Elle sera largement ouverte à tous les publics par ses lieux d’exposition, ses jardins et sa façade promenade sur la Seine. C’est un programme ambitieux, évidemment plus long et plus difficile à réaliser qu’une urbanisation commerciale, mais qui, seul, est capable de doter Boulogne-Billancourt d’un lieu de rayonnement international. Grâce aux investissements importants engagés par la Ville, au partenariat avec les institutions et les entreprises et surtout après des dizaines de réunions de concertation avec les Boulonnais et les riverains du Val de Seine cette ambition est en train de se réaliser. Il serait regrettable qu’elle soit ruinée par des candidats à la mairie ou par des personnalités étrangères à la ville qui, feignant d’ignorer les investissements réalisés et le travail accompli, n’ont à proposer que des programmes récréatifs sans envergure sous prétexte qu’ils seraient plus "populaires".
Egalement signataires de ce texte : Philippe Dubus (agence Philippe Dubus), Adrien Dumont et Maria Colomer, Patrick Chavannes (agence Chavannes Architecture & Urbanisme), Robert Chapellier (Dacbert Cochet Chapellier Architectes Associés), Jean-Paul Viguier, Daniel Vaniche (DVVD), Florence Lipsky (Lipsky + Rollet architectes), Stéphane Maupin, Umberto Napolitano (Lan Architecture), Roger Diener (Diener & Diener Architekten), Anne Mie Depuydt (uapS Anne MieDepuydt & Erik Van Daele), Yves Pagès et Benoît le Thierry d’Ennequin (explorations architecture), Philippe Coignet (OLM), François Grether.
jeudi 31 janvier 2008
"Boulogne-Billancourt : une île au centre de la campagne"

Malgré un bilan mitigé, bientot l'union sacrée contre Baguet ?
Avant de lire le blog plein d'humour de Pierre Catalan, lisons l'article de Libération :
"A Boulogne-Billancourt, les électeurs hésitants seront rares. Car ici, dans les Hauts-de-Seine, plus que nulle part ailleurs, l’enjeu de l’élection municipale est clairement identifié. Le 9 mars, il s’agira de trancher un spectaculaire débat d’urbanisme : que faire de l’île Seguin, site en friche depuis la fermeture, en 1992, de la mythique usine Renault ? S’ils veulent y voir fleurir le vaste «jardin des sculptures» dont rêverait Nicolas Sarkozy, ils voteront sans hésiter pour le candidat investi par l’UMP, le député Pierre-Christophe Baguet. S’ils préfèrent un aménagement plus urbain, mêlant logements, bureaux et équipement culturel, ils auront à choisir entre le sénateur Jean-Pierre Fourcade, leur ancien maire (de juin 1995 à mars 2007), et quelques autres candidats, notamment ceux du Modem, Sylvain Canet, ou du PS, Marie-Hélène Vouette.
Sur le même sujet
Interview «C’est une sorte de principauté»
Sylvain Canet, un centriste en embuscade
la phrase
Abandon.En révélant le 23 janvier dans Libération que le chef de l’Etat entendait réaliser sur l’île l’un des «grands projets» de son quinquennat, le conseiller culturel de l’Elysée, Georges-Marc Benamou, a, volontairement ou non, nationalisé le scrutin. L’aménagement de ces onze précieux hectares au milieu de la Seine n’est évidemment pas le seul enjeu de la municipale. Les candidats s’opposent sur le logement et sur les transports. Mais c’est bien pour ou contre «l’île Sarkozy» que de nombreux électeurs risquent de se déterminer.
En s’exprimant sans retenue sur le «fantastique projet» du Président, l’imprudent Benamou a donné aux adversaires de Pierre-Christophe Baguet des arguments inespérés. «C’est extraordinaire ! Depuis quand décide-t-on à l’Elysée de l’aménagement d’un terrain communal ?» s’étrangle Fourcade. L’île a été achetée 43 millions d’euros à Renault par une société d’économie mixte (SEM) dans laquelle la ville est largement majoritaire. Selon le sénateur, l’abandon du projet piloté par la SEM ferait perdre près de 200 millions d’euros de charges foncières, sans compter le coût des contentieux provoqués par l’annulation.
Sur fond de sarkoscepticisme grandissant, Baguet n’insiste pas trop sur sa proximité avec le Président et ses relais dans les Hauts-de-Seine : Patrick Devedjian, président du conseil général et le jeune Thierry Solère, «l’homme de Sarkozy» à Boulogne-Billancourt, probable premier adjoint en cas de victoire. Formé, il en est fier, à «l’école Santini» - il fit ses premiers pas en politique comme directeur de cabinet du maire (alors UDF) d’Issy-les-Moulineaux -, Baguet joue la carte de l’élu de terrain. Lui, c’est «Pierre-Christophe», l’enfant de Boulogne, rejeton d’une famille nombreuse et catholique bien connue dans la ville. Les commerçants, à qui il sait dire tout ce qu’ils veulent entendre, le trouvent «tellement sympathique». Ancien animateur socio-éducatif, surnommé «Bac moins cinq» par ses détracteurs, il ignore superbement le procès en incompétence qui lui est fait. Il «rame sur le terrain» depuis vingt-cinq ans. Il s’est fait élire député à deux reprises, avec près de 60 % des suffrages. Il a su, au prix de divers retournements d’alliance, s’imposer contre les anciens maires Georges Gorse et Paul Graziani.
Pour débarquer ce dernier, en 1995, il avait fait appel à Jean-Pierre Fourcade, parce qu’à 40 ans il se sentait un peu vert pour remettre d’équerre la ville en faillite, plombée par une ZAC à la dérive. L’ex-ministre des Finances de VGE (le dernier à avoir fait voter, en 1975, un budget en équilibre) avait une solide réputation de gestionnaire. Il a, personne ne le conteste, sorti Boulogne de l’ornière. Mais, Baguet le jure, un «contrat» entre eux stipulait que Fourcade devait ensuite passer la main.
Mais Fourcade, lui, ne veut pas de Baguet. Bien conscient qu’il était délicat de briguer, à 78 ans, un nouveau mandat de six ans, il a démissionné au printemps pour laisser son fauteuil à son premier adjoint, Pierre-Mathieu Duhamel, énarque quinquagénaire, proche d’Alain Juppé. Maire sortant, Duhamel devait naturellement se voir accorder l’investiture UMP. Raté : la direction nationale du parti a préféré Baguet, récompensé pour avoir été, fin 2006, le tout premier député UDF a se ranger derrière Sarkozy. Furieux, Fourcade a donc décidé de prendre le risque du combat de trop. La majorité des élus de la majorité sortante lui a demandé de se représenter. Le cheveu raz, il parle avec l’autorité d’un vieux chef militaire. Les terrains Renault, c’est son dossier, il veut le mener à bien. Tel un Paul Delouvrier planifiant ses villes nouvelles, l’homme semble tout droit sorti de la France du général de Gaulle. Dorothée Pineau, sa fidèle adjointe à l’urbanisme, conteste : «Fourcade est au contraire un pionnier du partenariat public-privé. Il a réuni 58 fois la commission de concertation sur l’avenir des terrains Renault.»
Naufrage.Reste que 78 ans, c’est beaucoup. Ses colistiers en conviennent, même s’ils soulignent son exceptionnelle énergie. «Il préside le conseil municipal plus de cinq heures d’affilée sans jamais s’interrompre pour pisser, ce type est monstrueux, c’est un phénomène biologique !» lâche un élu. «Depuis qu’il a annoncé sa candidature, il a rajeuni de dix ans», reconnaît Thierry Solère.
Mais, en campagne, il ne suffit pas d’être en forme. Sur le marché de Billancourt, tandis que Baguet distribue les promesses et les mots aimables, Fourcade se contente d’un passage éclair. Baguet lui prédit un naufrage cruel : comme le vieux Gorse en 1997, «il sera autour de 10 %». «L’île Seguin sera son tombeau», ajoute Solère. Fourcade, lui, certifie qu’il se présente pour gagner, et rien d’autre. Pour battre le candidat de Sarkozy, chacun sait, à Boulogne, qu’il faudrait, au second tour, une sorte d’union sacré entre le PS, le Modem et l’ancien ministre. Improbable, mais pas impossible…
L'article ici.
Avant de lire le blog plein d'humour de Pierre Catalan, lisons l'article de Libération :
"A Boulogne-Billancourt, les électeurs hésitants seront rares. Car ici, dans les Hauts-de-Seine, plus que nulle part ailleurs, l’enjeu de l’élection municipale est clairement identifié. Le 9 mars, il s’agira de trancher un spectaculaire débat d’urbanisme : que faire de l’île Seguin, site en friche depuis la fermeture, en 1992, de la mythique usine Renault ? S’ils veulent y voir fleurir le vaste «jardin des sculptures» dont rêverait Nicolas Sarkozy, ils voteront sans hésiter pour le candidat investi par l’UMP, le député Pierre-Christophe Baguet. S’ils préfèrent un aménagement plus urbain, mêlant logements, bureaux et équipement culturel, ils auront à choisir entre le sénateur Jean-Pierre Fourcade, leur ancien maire (de juin 1995 à mars 2007), et quelques autres candidats, notamment ceux du Modem, Sylvain Canet, ou du PS, Marie-Hélène Vouette.
Sur le même sujet
Interview «C’est une sorte de principauté»
Sylvain Canet, un centriste en embuscade
la phrase
Abandon.En révélant le 23 janvier dans Libération que le chef de l’Etat entendait réaliser sur l’île l’un des «grands projets» de son quinquennat, le conseiller culturel de l’Elysée, Georges-Marc Benamou, a, volontairement ou non, nationalisé le scrutin. L’aménagement de ces onze précieux hectares au milieu de la Seine n’est évidemment pas le seul enjeu de la municipale. Les candidats s’opposent sur le logement et sur les transports. Mais c’est bien pour ou contre «l’île Sarkozy» que de nombreux électeurs risquent de se déterminer.
En s’exprimant sans retenue sur le «fantastique projet» du Président, l’imprudent Benamou a donné aux adversaires de Pierre-Christophe Baguet des arguments inespérés. «C’est extraordinaire ! Depuis quand décide-t-on à l’Elysée de l’aménagement d’un terrain communal ?» s’étrangle Fourcade. L’île a été achetée 43 millions d’euros à Renault par une société d’économie mixte (SEM) dans laquelle la ville est largement majoritaire. Selon le sénateur, l’abandon du projet piloté par la SEM ferait perdre près de 200 millions d’euros de charges foncières, sans compter le coût des contentieux provoqués par l’annulation.
Sur fond de sarkoscepticisme grandissant, Baguet n’insiste pas trop sur sa proximité avec le Président et ses relais dans les Hauts-de-Seine : Patrick Devedjian, président du conseil général et le jeune Thierry Solère, «l’homme de Sarkozy» à Boulogne-Billancourt, probable premier adjoint en cas de victoire. Formé, il en est fier, à «l’école Santini» - il fit ses premiers pas en politique comme directeur de cabinet du maire (alors UDF) d’Issy-les-Moulineaux -, Baguet joue la carte de l’élu de terrain. Lui, c’est «Pierre-Christophe», l’enfant de Boulogne, rejeton d’une famille nombreuse et catholique bien connue dans la ville. Les commerçants, à qui il sait dire tout ce qu’ils veulent entendre, le trouvent «tellement sympathique». Ancien animateur socio-éducatif, surnommé «Bac moins cinq» par ses détracteurs, il ignore superbement le procès en incompétence qui lui est fait. Il «rame sur le terrain» depuis vingt-cinq ans. Il s’est fait élire député à deux reprises, avec près de 60 % des suffrages. Il a su, au prix de divers retournements d’alliance, s’imposer contre les anciens maires Georges Gorse et Paul Graziani.
Pour débarquer ce dernier, en 1995, il avait fait appel à Jean-Pierre Fourcade, parce qu’à 40 ans il se sentait un peu vert pour remettre d’équerre la ville en faillite, plombée par une ZAC à la dérive. L’ex-ministre des Finances de VGE (le dernier à avoir fait voter, en 1975, un budget en équilibre) avait une solide réputation de gestionnaire. Il a, personne ne le conteste, sorti Boulogne de l’ornière. Mais, Baguet le jure, un «contrat» entre eux stipulait que Fourcade devait ensuite passer la main.
Mais Fourcade, lui, ne veut pas de Baguet. Bien conscient qu’il était délicat de briguer, à 78 ans, un nouveau mandat de six ans, il a démissionné au printemps pour laisser son fauteuil à son premier adjoint, Pierre-Mathieu Duhamel, énarque quinquagénaire, proche d’Alain Juppé. Maire sortant, Duhamel devait naturellement se voir accorder l’investiture UMP. Raté : la direction nationale du parti a préféré Baguet, récompensé pour avoir été, fin 2006, le tout premier député UDF a se ranger derrière Sarkozy. Furieux, Fourcade a donc décidé de prendre le risque du combat de trop. La majorité des élus de la majorité sortante lui a demandé de se représenter. Le cheveu raz, il parle avec l’autorité d’un vieux chef militaire. Les terrains Renault, c’est son dossier, il veut le mener à bien. Tel un Paul Delouvrier planifiant ses villes nouvelles, l’homme semble tout droit sorti de la France du général de Gaulle. Dorothée Pineau, sa fidèle adjointe à l’urbanisme, conteste : «Fourcade est au contraire un pionnier du partenariat public-privé. Il a réuni 58 fois la commission de concertation sur l’avenir des terrains Renault.»
Naufrage.Reste que 78 ans, c’est beaucoup. Ses colistiers en conviennent, même s’ils soulignent son exceptionnelle énergie. «Il préside le conseil municipal plus de cinq heures d’affilée sans jamais s’interrompre pour pisser, ce type est monstrueux, c’est un phénomène biologique !» lâche un élu. «Depuis qu’il a annoncé sa candidature, il a rajeuni de dix ans», reconnaît Thierry Solère.
Mais, en campagne, il ne suffit pas d’être en forme. Sur le marché de Billancourt, tandis que Baguet distribue les promesses et les mots aimables, Fourcade se contente d’un passage éclair. Baguet lui prédit un naufrage cruel : comme le vieux Gorse en 1997, «il sera autour de 10 %». «L’île Seguin sera son tombeau», ajoute Solère. Fourcade, lui, certifie qu’il se présente pour gagner, et rien d’autre. Pour battre le candidat de Sarkozy, chacun sait, à Boulogne, qu’il faudrait, au second tour, une sorte d’union sacré entre le PS, le Modem et l’ancien ministre. Improbable, mais pas impossible…
L'article ici.
jeudi 6 septembre 2007
Le MoDem ? combien de "divisions" ? A Boulogne Billancourt, Sylvain Canet attend son heure...

06/09/2007:
Au fait, le Mouvement démocrate (MoDem), qu'est ce que c'est ?
"Le Mouvement démocrate est le nom d’un mouvement politique créé par François Bayrou à la suite du premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Le principe de sa création a été adopté le 10 mai 2007 par une résolution votée par le Conseil national de l’Union pour la démocratie française (UDF). Le MoDem est censé prendre la forme d’un parti politique qui rassemblerait les centristes soucieux d’un positionnement central sur l’échiquier politique. En s’abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Fillon, les quatre députés MoDem[1] ont confirmé le positionnement de leur formation, à la fois en dehors de la majorité et de l’opposition parlementaires.
.."
On s'y perdait, nous voilà informés.
L'article complet ici.
Mise à jour : 13/09/2007
L'alliance PS/MoDem ? à trois conditions nous dit François Hollande :

1) "que ces éventuelles personnalités ou familles politiques acceptent le rassemblement de la gauche,"
2) "qu'elles se situent dans le cadre de notre projet"
3) "et puis qu'elles soient clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy".
41 premières investitures pour les municipales 2008 :
On attend l'officialisation de la candidature de Sylvain Canet sur Boulogne Billancourt ?
Cf la citation le 12/10/2007 sur France démocrate :


Mise à jour du 02/12/2007 :
Dur la traversée du désert ! Cf. l'article du journal Le Monde :
"A François Bayrou, ses amis rancuniers"
Extrait :
"François Bayrou cultive un étrange paradoxe. Populaire entre toutes les personnalités politiques - près de la moitié des Français (48 %) souhaitent lui voir jouer un rôle important, selon le baromètre Sofres-Figaro Magazine qui sera publié le 1er décembre -, il s'attire une rare détestation de la part de ceux qui, à un moment ou un autre, ont croisé son chemin. La dernière campagne présidentielle a fait émerger une figure fédérant le plus fort taux d'identification dans l'opinion ; ses anciens "amis" le rejettent violemment. Les lâchages succèdent aux défections. Pourtant, le mouvement surgi autour de sa candidature se poursuit avec la création, samedi 1er et dimanche 2 décembre, du Mouvement démocrate. Paroles d'anciens "bayrouistes".
Simone Veil conduisait en 1989 la liste du centre aux élections européennes. L'ancienne présidente du Parlement européen était convaincue de faire la course en tête ; avec 8,41 % des voix, elle finit en cinquième position. Elle nourrit depuis une rancune tenace à l'encontre de son ex-directeur de campagne, François Bayrou, qu'elle accuse d'avoir "torpillé" sa campagne. Lors de la dernière présidentielle, elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, jugeant que "Bayrou, c'est pire que tout".
A celui qu'elle considère comme un "illuminé", elle consacre un chapitre dans son autobiographie, Une vie (parue en octobre chez Stock). "Le personnage demeure incompréhensible si l'on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu'il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C'est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image : intrigants et opportunistes. Il a donc pu inventer cette chimère que je risquais de lui faire de l'ombre dans sa propre trajectoire, puisqu'en toutes circonstances il s'imagine que les autres ne peuvent que le gêner."
Christine Boutin fut de ceux qui aidèrent M. Bayrou à prendre la présidence de l'UDF, en 1998. En 2001, elle prend ses distances et, après sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 (1,19 %), rejoint l'UMP avec le Forum des républicains sociaux (FRS), qu'elle a créé.
"L'aventure de Bayrou est une véritable tragédie, un naufrage, nous confie-t-elle. Tout ça pour servir l'ego d'une personne. C'était un homme brillant, j'ai mis mon talent et mon savoir-faire au service de ses idées. Il les a bradées. J'ai quitté l'UDF dès 2001. J'avais vu le scénario se dessiner avant les autres. Tout était écrit."
..."
Bayrou a tout à perdre pour l'instant d'une absence d'alliance avec l'UMP.
Au bilan, sa position idéologique peut donc paraître au premier abord intègre et courageuse.
Sauf que s'il ne s'allie toujours pas avec le PS, il prouve que le Centre n'est pas le Centre
et qu'il n'est qu'une vraie droite déguisée qui attend son heure sur les ruines du sarkozisme, en homme providentiel.
Cela ruine donc la crédibilité du mouvement et acrédite la thèse du mégalomane rigide.
A sa décharge, pour l'instant, il doit craindre de brouiller son image avec ses électeurs de droite en s'associant avec une gauche désorientée.
Mais si la rénovation du PS oblige à une scission entre aile gauche et centre gauche, il espérera sûrement récolter la mise...
A suivre d'ici 2012 !
Mise à jour 25/12/2007 :
Interview de Sylvain Canet.
Au fait, le Mouvement démocrate (MoDem), qu'est ce que c'est ?
"Le Mouvement démocrate est le nom d’un mouvement politique créé par François Bayrou à la suite du premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Le principe de sa création a été adopté le 10 mai 2007 par une résolution votée par le Conseil national de l’Union pour la démocratie française (UDF). Le MoDem est censé prendre la forme d’un parti politique qui rassemblerait les centristes soucieux d’un positionnement central sur l’échiquier politique. En s’abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Fillon, les quatre députés MoDem[1] ont confirmé le positionnement de leur formation, à la fois en dehors de la majorité et de l’opposition parlementaires.
.."
On s'y perdait, nous voilà informés.
L'article complet ici.
Mise à jour : 13/09/2007
L'alliance PS/MoDem ? à trois conditions nous dit François Hollande :

1) "que ces éventuelles personnalités ou familles politiques acceptent le rassemblement de la gauche,"
2) "qu'elles se situent dans le cadre de notre projet"
3) "et puis qu'elles soient clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy".
De quoi faire réfléchir Francois, qui aurait refusé une première fois le poste de premier ministre proposé par Ségolène Royal avant du second tour 2007...
41 premières investitures pour les municipales 2008 :
On attend l'officialisation de la candidature de Sylvain Canet sur Boulogne Billancourt ?
Cf la citation le 12/10/2007 sur France démocrate :


Mise à jour du 02/12/2007 :
Dur la traversée du désert ! Cf. l'article du journal Le Monde :
"A François Bayrou, ses amis rancuniers"
Extrait :
"François Bayrou cultive un étrange paradoxe. Populaire entre toutes les personnalités politiques - près de la moitié des Français (48 %) souhaitent lui voir jouer un rôle important, selon le baromètre Sofres-Figaro Magazine qui sera publié le 1er décembre -, il s'attire une rare détestation de la part de ceux qui, à un moment ou un autre, ont croisé son chemin. La dernière campagne présidentielle a fait émerger une figure fédérant le plus fort taux d'identification dans l'opinion ; ses anciens "amis" le rejettent violemment. Les lâchages succèdent aux défections. Pourtant, le mouvement surgi autour de sa candidature se poursuit avec la création, samedi 1er et dimanche 2 décembre, du Mouvement démocrate. Paroles d'anciens "bayrouistes".
Simone Veil conduisait en 1989 la liste du centre aux élections européennes. L'ancienne présidente du Parlement européen était convaincue de faire la course en tête ; avec 8,41 % des voix, elle finit en cinquième position. Elle nourrit depuis une rancune tenace à l'encontre de son ex-directeur de campagne, François Bayrou, qu'elle accuse d'avoir "torpillé" sa campagne. Lors de la dernière présidentielle, elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, jugeant que "Bayrou, c'est pire que tout".
A celui qu'elle considère comme un "illuminé", elle consacre un chapitre dans son autobiographie, Une vie (parue en octobre chez Stock). "Le personnage demeure incompréhensible si l'on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu'il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C'est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image : intrigants et opportunistes. Il a donc pu inventer cette chimère que je risquais de lui faire de l'ombre dans sa propre trajectoire, puisqu'en toutes circonstances il s'imagine que les autres ne peuvent que le gêner."
Christine Boutin fut de ceux qui aidèrent M. Bayrou à prendre la présidence de l'UDF, en 1998. En 2001, elle prend ses distances et, après sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 (1,19 %), rejoint l'UMP avec le Forum des républicains sociaux (FRS), qu'elle a créé.
"L'aventure de Bayrou est une véritable tragédie, un naufrage, nous confie-t-elle. Tout ça pour servir l'ego d'une personne. C'était un homme brillant, j'ai mis mon talent et mon savoir-faire au service de ses idées. Il les a bradées. J'ai quitté l'UDF dès 2001. J'avais vu le scénario se dessiner avant les autres. Tout était écrit."
..."
Bayrou a tout à perdre pour l'instant d'une absence d'alliance avec l'UMP.
Au bilan, sa position idéologique peut donc paraître au premier abord intègre et courageuse.
Sauf que s'il ne s'allie toujours pas avec le PS, il prouve que le Centre n'est pas le Centre
et qu'il n'est qu'une vraie droite déguisée qui attend son heure sur les ruines du sarkozisme, en homme providentiel.
Cela ruine donc la crédibilité du mouvement et acrédite la thèse du mégalomane rigide.
A sa décharge, pour l'instant, il doit craindre de brouiller son image avec ses électeurs de droite en s'associant avec une gauche désorientée.
Mais si la rénovation du PS oblige à une scission entre aile gauche et centre gauche, il espérera sûrement récolter la mise...
A suivre d'ici 2012 !
Mise à jour 25/12/2007 :
Interview de Sylvain Canet.

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