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dimanche 8 février 2009

Le tout premier VéLib hors de Paris est disponible près de l'Hotel de Ville de Boulogne Billancourt


"Située à l’angle des rues André-Morizet et Georges-Sorel, près de l’hôtel de ville, cette station est en réalité en phase de test."




Boulogne apprivoise Vélib’ sans se presser
Depuis ce week-end, la première station Vélib’ de banlieue est ouverte à Boulogne. Les habitants, étonnés, découvrent peu à peu ce nouveau service dans leur ville.


"Ils passent devant, s’arrêtent quelques instants, certains se penchent sur les vélos, d’autres vont jusqu’à pianoter sur la borne pour étudier les différentes formules… Depuis vendredi soir, les habitants de Boulogne-Billancourt découvrent peu à peu Vélib’. Ils ont le privilège d’être les premiers à disposer des vélos en libre-service parisiens en banlieue, avec à leur disposition depuis vendredi soir une station d’une vingtaine de deux-roues.


« Plus rapide que les transports en commun »


« Ils fonctionnent vraiment, on peut en prendre un tout de suite ? » s’interroge Elise perplexe, devant la rangée de vélos gris métal flambant neufs. Située à l’angle des rues André-Morizet et Georges-Sorel, près de l’hôtel de ville, cette station est en réalité en phase de test, ce qui explique le peu de communication autour de sa mise en service. Reste qu’il s’agit de la toute première en dehors de Paris, six mois après la décision du Conseil d’Etat d’autoriser l’extension des Vélib’ aux communes limitrophes de la capitale.

« Je regarde un peu comment ça fonctionne avant de prendre un abonnement, explique Julien, 39 ans, qui habite dans l’immeuble au pied duquel se trouve la station. C’est vraiment une bonne idée d’avoir étendu le dispositif. Plus d’excuses pour éviter d’aller se promener à Paris le dimanche ! » Une bonne surprise que les Boulonnais n’attendaient pas aussi rapidement. « J’avais entendu parler de mars ou avril pour la mise en service, s’étonne Laurence, en marquant un temps d’arrêt devant la rangée de deux-roues. Mais je vais quand même attendre les beaux jours pour m’y mettre ! »


150 stations prévues dans 29 communes franciliennes


Un pas franchi dès hier par Arnaud, 21 ans, un habitué du Vélib’, qui est certainement l’un des premiers, si ce n’est le premier, à avoir décroché un vélo de la nouvelle station. Cet étudiant parisien possède en effet un abonnement et c’est en venant réviser ses concours à la bibliothèque Landowski samedi après-midi qu’il a découvert la station. Du coup, c’est en vélo qu’il est revenu et reparti hier.


« J’habite près de la place des Ternes, dans le XVII e , et pour rejoindre mes amis à la bibliothèque, j’ai mis environ trente minutes, explique le jeune homme, qui espère intégrer Math spé. C’est plus rapide que les transports en commun. »


A terme, ce sont 150 stations et 3 500 vélos qui seront mis en service dans 29 communes franciliennes jouxtant Paris, dont 11 dans les Hauts-de-Seine. Quant à Boulogne, la plus grande ville d’Ile-de-France après Paris, elle attend pour le mois de mars vingt autres stations, soit 650 bicyclettes au total."


dimanche 28 septembre 2008

Vélib : une carte de 27 stations mais pas de pistes !



Avec l'arrivée des Vélib à Boulogne (Cf. carte provisoire des 27 stations), comme l'exige le Vert Sébastien Scognamiglio, il est urgent que la mairie aménage les pistes cyclables demandées depuis longtemps, sans quoi elle risque d'être poursuivie pour mise en danger d'autrui, tant les alertes furent explicites !

Et sans casque obligatoire, en plus !


mercredi 4 juin 2008

"Vélib' 92 : les villes rechignent à payer"



Le Parisien :

Vingt mille vélos en libre service. Le plan Vélib' version 92 paraît séduisant. Pourtant, les villes rechignent : trop cher et pas compatible avec Paris.
FIN 2007, l'extension de Vélib' aux villes de banlieue limitrophes de Paris paraissait acquise. La plupart des onze communes des Hauts-de-Seine concernées, comme Issy-les-Moulineaux, Boulogne ou Levallois, avaient déjà voté en faveur du projet, planchant même sur le réseau et l'emplacement des futures stations. Mais les contretemps judiciaires liés au recours déposé par la société Clearstream qui dénonce un défaut de concurrence jouant en faveur de l'entreprise Decaux, chargée du marché sur Paris, ont renvoyé leurs espoirs aux calendes grecques.


Le projet de substitution proposé la semaine dernière par le conseil général des Hauts-de-Seine pourrait donc relancer la machine. Pourtant, parmi les maires des villes en question, rares sont ceux qui y croient.Le plan du conseil général table sur 20 000 vélos en libre service propres au département des Hauts-de-Seine, disponibles dans 1 000 stations, pour un coût évalué à 22 millions d'euros. A peine présenté aux élus, il suscite déjà des réactions plus que mitigées. « C'est absurde », lance d'emblée Patrick Balkany, maire (UMP) de Levallois-Perret. « Ce département est assez riche pour financer 50 % du système » « Tant que les vélos ne seront pas compatibles avec le Vélib' parisien, le système sera inutile. Soixante-deux mille Parisiens se rendent chaque jour à Levallois et de nombreux habitants de Levallois font le chemin inverse. Pourquoi iraient-ils se compliquer la vie ? » Même écho à Boulogne : « Ma préoccupation première, c'est la compatibilité avec Paris, réagit le maire (UMP), Pierre-Christophe Baguet. Et la seconde, c'est que ce système coûte le moins cher possible à la ville. Boulogne doit renouveler son mobilier urbain et nous avons déjà lancé un appel d'offres demandant d'inclure la possibilité d'un système de location de vélos. Nous verrons bien ce que les entreprises nous répondent. »Si tous tombent d'accord sur l'importance d'un réseau Vélib' dans les Hauts-de-Seine, les édiles critiquent essentiellement l'incompatibilité avec le réseau parisien et le mode de financement du projet, tel que défini par le conseil général. Non payé par la publicité, le Vélib'92 serait entièrement financé par le département et les communes. Et la facture se révèle salée pour ces dernières, qui auront à leur charge 50 % de l'investissement initial et 80 % du coût de fonctionnement estimé à 40 millions d'euros par an.« Le conseil général ne doit pas se désengager », dénoncent en choeur le maire (PS) de Clichy, Gilles Catoire, et la maire (PC) de Malakoff, Catherine Maragaté. « Ce département est assez riche pour financer 50 % du système, comme cela était prévu initialement », précise Gilles Catoire. « Après l'échec de l'extension de Vélib', l'hypothèse la plus sérieuse reste le projet du conseil général, admet le maire (Nouveau Centre) de Vanves, Bernard Gauducheau, avant d'ajouter : « Le tarif est trop élevé pour les communes. Comme pour Vélib', il faut que le système soit financé par la publicité. » Or, selon Hervé Marseille, vice-président du conseil général, également Nouveau Centre, le département compte 29 opérateurs publicitaires dont les contrats s'achèvent à des dates différentes. L'affaire se révèle décidément complexe.