jeudi 17 décembre 2009
Le grand défi : L'île Seguin.
Meccano. Les chantiers se multiplient, mais c'est encore et toujours sur l'île Seguin que les esprits s'agitent le plus
Son prédécesseur, Jean-Pierre Fourcade, ne voit en lui qu'un « maire inaugurateur », ses partisans le considèrent plutôt comme un « maire bâtisseur ». « Pierre-Christophe Baguet joue aux Legos avec sa ville, mais il a une vision globale sur les 50 prochaines années, claironne Gauthier Mougin, son adjoint chargé de l'urbanisme. A son arrivée, il nous a dit : "Voyez grand, voyez large." » Le grand défi de sa mandature ? L'achèvement du quartier Ile Seguin-Rives de Seine, bien sûr ! Entamé par Jean-Pierre Fourcade, le chantier a été l'objet d'une violente bataille entre les deux rivaux pendant la campagne municipale de 2008. Et pour cause : quelle ville de la région parisienne dispose encore d'une friche de 74 hectares, prête à accueillir l'équivalent de la population de Chaville, soit environ 18 000 habitants, et dotée d'un site aussi emblématique que l'île Seguin ? De quoi aiguiser l'ambition du nouveau maire, qui a donc remis à plat le projet Fourcade, pour y graver son empreinte.
L'ÎLE SEGUIN
Annoncé comme révolutionnaire, le projet d'aménagement de l'île Seguin du nouveau maire a été depuis édulcoré : les guinguettes et la halle pour défilés de mode ou marchés de Noël ont disparu. Et certains projets programmés par Jean-Pierre Fourcade ont finalement été conservés, tels l'hôtel quatre étoiles et la résidence d'artistes. Pour le reste, Pierre-Christophe Baguet a emboîté le pas au président du conseil général, Patrick Devedjian, et à son projet de « Vallée de la culture », dans laquelle l'île Seguin doit s'insérer. Exit donc la partie scientifique de l'île. Ce que ne laisse pas de regretter Jean-Pierre Fourcade. « Refuser d'implanter un grand centre de recherche médicale et de sciences de l'homme est une erreur historique, estime le sénateur. Mais la faute n'en incombe pas seulement à l'équipe municipale, elle remonte jusqu'au président de la République. » Nicolas Sarkozy a en effet défendu l'idée d'un jardin de sculptures. Il y aura bien un jardin de 4 hectares sur l'île Seguin, mais finalement sans oeuvres. Dessiné par Michel Desvignes, il sera ouvert au public sur une première tranche, au printemps prochain. « Il est urgent de rouvrir l'île aux Boulonnais » , explique Pierre-Christophe Baguet.
Le paysagiste a prévu des masses végétales hautes, mais pas d'arbres, et, dans un premier temps, une grande pelouse qui restera à aménager pour accueillir des événements, des restaurants et un lieu à la mémoire de Renault. L'Elysée n'en conserve pas moins des vues sur le site, avec notamment un projet de musée de l'Histoire de France et des Français. Autre projet, voté celui-là, et doté de 150 millions d'euros : la Cité de la musique, portée par le conseil général, qui a racheté la pointe aval - où devait s'installer la fondation Pinault - pour 1 euro symbolique à la ville (voir page X). Le maire, qui ambitionne d'y installer aussi le conservatoire à rayonnement régional, espère bien que l'annonce de cette cité vouée à la musique aura un effet d'entraînement sur les autres projets.
« L'intérêt pour l'île ne se dément pas, affirme André Moine, directeur général de la Saem Val de Seine, la société anonyme d'économie mixte chargée de l'aménagement des terrains Renault. Mais il était urgent de montrer qu'il s'y passe quelque chose. » Sur le reste de l'île, toutes les spéculations sont encore de mise. Sur la pointe amont, le maire rêve d'un complexe consacré à l'art contemporain.
Au centre, il imagine un pôle cinématographique ultramoderne ainsi qu'un équipement voué à la création numérique, en partenariat avec le Cube d'Issy-les-Moulineaux, lieu unique en France de formation, d'exposition et d'incubation de jeunes entreprises spécialisées dans ce domaine. Equilibre budgétaire oblige, les 40 000 mètres carrés de bureaux prévus par la municipalité seraient affectés aux « industries culturelles ». « Je suis en contact avec des sociétés de jeux vidéo et une station de radio », affirme le maire.
Ce qui n'empêche pas Jean- Pierre Fourcade de s'inquiéter des finances de la Saem Val de Seine, « qui a dû emprunter 100 millions d'euros ». André Moine balaie le problème d'un revers de main : « L'emprunt finance les dépenses en attendant les recettes des projets ; c'est une opération courante dans ce genre d'aménagement. » En attendant, ces projets rendront- ils l'île Seguin aux Boulonnais, comme l'avait annoncé Pierre-Christophe Baguet pendant la campagne électorale ? « Non, répond sans hésiter la conseillère municipale socialiste Marie- Hélène Vouette. Ils ne serviront que partiellement aux habitants. Mais cequi m'inquiète le plus, c'est que la ville perde la maîtrise de l'aménagement en laissant entrer le conseil général, Issy-les-Moulineaux et l'Etat : les Boulonnais ont payé le terrain et la ville n'aura aucun retour financier ! » Petite consolation pour les déçus du projet Baguet : la nomination en juillet dernier de Jean Nouvel comme architecte coordonnateur. Sa première proposition devrait être présentée au printemps. Pour le moment, il se murmure que le concepteur du musée du Quai-Branly rêve de poser au milieu de l'île une grande serre recouvrant une place publique plantée, à l'image de la gare d'Atocha, à Madrid.
LE TRAPÈZE CÔTÉ OUEST
De l'autre côté de la Seine, en revanche, le Trapèze prend forme. La partie ouest était déjà bien entamée à l'arrivée de Pierre-Christophe Baguet à la mairie. Le 17 octobre, les Boulonnais ont ainsi pu découvrir le nouveau Cours de l'île Seguin, bordé de logements et de bureaux à l'architecture contemporaine. Au printemps, un petit quart du parc de Billancourt, qui s'étalera à terme sur 7 hectares, ouvrira au public. Suivront, à la rentrée 2010, la livraison d'une première crèche, de 65 logements sociaux et d'un groupe scolaire de 18 classes maternelles et élémentaires. La tour Horizons de Jean Nouvel, bâtiment de bureaux de 19 étages - composé de trois volumes superposés de taille décroissante reliés par des terrasses végétales -, verra le jour à la mi-2011, ainsi que la crèche construite à ses pieds, contenant 60 berceaux et 20 places de halte-garderie. En septembre prochain, la première école publique bilingue fera également sa rentrée. « Il s'agit d'une école pilote dans laquelle tous les enseignants seront natifs de pays anglosaxons », annonce le député maire.
Une bonne nouvelle pour le représentant boulonnais du MoDem, Sylvain Canet, par ailleurs directeur de l'école du Forum au pont de Sèvres : « Nous sommes en discussion pour que les écoliers de mon quartier aient accès à une offre équivalente. » Au total, sur l'ensemble du Trapèze, 2 600 logements sont prévus, dont un tiers de logements sociaux. A l'ouest, 800 auront été livrés à la fin de l'année. Toutefois, les premiers appartements occupés n'ont pas fait que des heureux : fuites d'eau, pannes d'ascenseur, autant de malfaçons constatées dans les immeubles déjà livrés. A 7 000 euros le mètre carré, les nouveaux habitants l'ont particulièrement mal vécu. « J'ai nommé un architecte à la retraite comme médiateur pour que les propriétaires puissent régler rapidement ces problèmes », assure Pierre-Christophe Baguet.
LE TRAPÈZE CÔTÉ EST
Moins contraint par les décisions de son prédécesseur sur la partie est du Trapèze, le député maire a choisi de réduire de 30 000 mètres carrés la partie logements initialement prévue et d'augmenter d'autant la partie bureaux. Conformément à la révision du plan local d'urbanisme (PLU) qu'il a engagé, il s'agit pour Pierre-Christophe Baguet de limiter la densification de la ville. « On est déjà à 17 000 habitants au kilomètre carré », note l'édile. Et de rappeler qu'à son arrivée Boulogne a failli être placée sous tutelle préfectorale du fait de son niveau d'endettement - 224 millions en 2008. « Les bureaux permettront de payer les équipements », explique le maire. « Quels équipements ?, s'interroge l'opposante Marie-Hélène Vouette. Pour le moment, il n'y a que le strict minimum. Le Trapèze est une zone privée, sur laquelle des promoteurs montent des opérations, pas plus. » Sur cette partie, cinq îlots d'une surface totale de 175 000 mètres carrés ont été programmés en mars dernier. Les futurs habitants devraient y trouver un foyer d'accueil médicalisé, un jardin d'enfants, un espace pastoral catholique, une crèche de 1 000 mètres carrés, un lycée, des commerces et des restaurants. Mais rien ne sortira avant 2013, la crise est passée par là. « On laisseun an aux promoteurs après la signature du permis de construire pour lancer les travaux », explique André Moine.
LE QUARTIER DU PONT DE SÈVRES
A côté, le quartier du Pont de Sèvres, marqué par l'architecture sur dalle des années 70, va être rénové. « On ne fera jamais de miracle sur ce quartier, prévient d'emblée Gauthier Mougin. Mais on veut le rendre plus accueillant et l'ouvrir sur le reste de la ville. » Concrètement, les façades des trois tours de bureaux vides, détenues par General Electric, vont être liftées par l'architecte Dominique Perrault. Qui occupera ces futures tours de verre à leur livraison dans deux ans ? Le maire affirme être en contact avec sept entreprises. Quant à la gare routière, Pierre-Christophe Baguet envisage de l'enfouir, comme un premier pas vers son projet de tunnel sous la RN 10 ou la RD 1. Dans le Forum, la crèche des Lavandières sera détruite au profit d'une place arborée, qui verra le jour en 2011. Et pour relier le quartier au Trapèze, le boyau technique situé dans le prolongement du passage d'Aquitaine laissera place à une galerie commerciale. Enfin, la ville a lancé, avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, un projet de modernisation des 1 200 logements sociaux du Pont de Sèvres, pour un coût de 100 millions d'euros. Reste qu'aujourd'hui le projet est au point mort car, sur la partie haute de la dalle, les locataires refusent l'augmentation de loyer qui résultera de la rénovation de leurs appartements. « Cela pénalise l'ensemble de notre programme », regrette l'adjoint à l'urbanisme. Ce dernier peut toujours se consoler avec les 19 projets envisagés dans les autres quartiers de Boulogne pour améliorer la circulation et mieux agencer les équipements publics. Deux d'entre eux ont été votés autour de la place du Marché et du centre de gérontologie des Abondances. Mais aucun calendrier n'est pour l'instant fixé
mercredi 29 octobre 2008
"ALLEZ VOUS BATTRE AILLEURS ! "
LE PARISIEN : Les ex-maires déposent plainte en diffamation
"APRES LES URNES, le tribunal. Les deux ex-maires de Boulogne-Billancourt, le sénateur Jean-Pierre Fourcade et son successeur Pierre-Mathieu Duhamel, ont déposé plainte en diffamation contre l'actuelle adjointe aux affaires générales et le codirecteur de la publication du magazine municipal « Boulogne-Billancourt Informations » (BBI) par ailleurs directeur de cabinet du nouveau député-maire Pierre-Christophe Baguet. En cause une tribune rédigée en juillet dernier par Béatrice Belliard qui taxe le dernier budget élaboré par l'équipe sortante « d'insincère et inexact ».
Le groupe des élus socialistes déplore la plainte pour diffamation engagée par Messieurs Fourcade et Duhamel à l’encontre de Mme Belliard et M de Sade.
· Ce nouvel épisode ne fait que confirmer que la droite boulonnaise préfère perdre son temps en chamailleries sans intérêt plutôt que de se préoccuper sérieusement des dérives budgétaires dénoncées depuis longtemps par le groupe d’élus de gauche. En effet, alors que son budget annuel est de l’ordre de 180 millions d’euros, notre ville supporte une dette estimée à 224 millions d’euros, soit 100 millions d’euros de plus qu’en 1995. Et encore, ceci ne tient pas compte des futures répercussions locales de la crise financière (Quid du recours à des instruments de marché pour la gestion de la dette ?, quelles conséquences des difficultés de l’immobilier et aménagement des terrains Renault ?).
· La procédure judiciaire engagée va avoir des conséquences négatives sur l’image de notre ville et donc sur sa capacité à négocier dans de bonnes conditions avec ses interlocuteurs pour les projets en cours (aménagement des terrains Renault en particulier).
En cette période de crise, il semblerait judicieux que les responsables politiques locaux n’ajoutent pas aux difficultés et à l’atmosphère de déliquescence ambiante.
Nous appelons la droite municipale à adopter, enfin !, une attitude constructive et à faire en sorte que notre ville ne fasse plus l’objet de titres de presse peu glorieux."
vendredi 18 avril 2008
OGM : La pantalonade du sénateur Fourcade !

Le regret d'avoir soutenu M. Sarkozy grandit chaque jour un peu plus (n'est ce pas M. Fourcade ;-) )
Les électeurs n'oublierons pas cette incurie.
dimanche 16 mars 2008
Un maire de Boulogne timidement élu : 56% ne sont pas convaincus
Municipales :
Elu : Liste Pierre-Christophe Baguet 15 080 voix (44, 27 %) (+2%) 40 sièges
Battus :
Liste Jean-Pierre Fourcade 11 886 voix (34,90 %)(+5%) 10 sièges
Liste Marie-Hélène Vouette 7 091 voix (20,82 %)(+2%) 5 sièges
Cantonales
Canton Nord-Est
Elue : Marie-France de Rose 4 364 voix (55,02 %)
Battue : Dorothée Pineau 3 567 voix (44,97 %)
Canton Sud
Elue : Marie-Laure Godin 6 860 voix (55,44 %)
Battu : Pierre Gaborit 5 513 voix (44,55 %)
Commentaires:
Municipales
- Baguet élu sans avoir convaincu une majorité de boulonnais (56% d'opposants !)
Il ne pourra appliquer son programme sans l'infléchir, en fonction du message fort qui lui a été passé par les citoyens, au niveau local comme national.
Il devra prouver rapidement que les promesses n'engagent pas que ceux qui les écoutent.
Et comme audits et refonte des projets actuels prendront du temps, les électeurs vont vite déchanter. Ils ont choisi l'aventure, espérons que la ville et sa démocratie n'en souffriront pas trop.
- Le modem s'est reporté vers JP Fourcade à hauteur des deux tiers.
Cantonales
- Le conseil général ne bénéficiera pas de la chance d'avoir en son sein un homme comme Pierre Gaborit.
- D. Pineau faisant un score surprise, conserve un avenir prometteur dans cette ville
vendredi 14 mars 2008
JP Fourcade déclare que "P. Gaborit défendrait mieux les Boulonnais au Conseil Général"
"Je connais les deux candidats de ces élections pour le Canton sud. Mme Godin a été ma maire-adjointe, M. Gaborit mon adversaire dans l'opposition au ConseilMunicipal. Une opposition toujours constructive.
Si l'on parle au niveau national, la logique voudrait que je me trouve plus proche de Mme Godin.
Si l'on parle des compétences, Pierre Gaborit travaille ses dossiers, ne craint pas de prendre la parole et il défendrait mieux les Boulonnais au Conseil Général."
De quoi faire réfléchir les électeurs du canton...
.
mardi 11 mars 2008
Second tour des Municipales 2008 : le vote utile à gauche.

Surement pas JP Fourcade qui n'a aucune chance d'être élu et n'a aucun dauphin désigné.
Il va récupérer la moitié des 7% du modem, et perdre les 10% chippés au PS... = 24% ?
Non c'est la gauche qui jouera ce role, dans le cas où les bolonnais ne veulent pas laisser la ville dans les mains de Sarkozy pour ... 12 ans minimum ?
Avec ses 30% plus la moitié des 7% du modem, plus les déçus de Fourcade (12% ?) = 36% ? (Comme à la présidentielle pour Ségolène : 33,34% plus les déçus de Sarkozy...)
Conclusion : quel est le vote utile ? c'est la gauche !
C'est ce que rappelle Marie-Helene Vouette dans Le Parisien :
"
...
Quant à la candidate du PS, Marie-Hélène Vouette, elle a estimé que «la primaire à droite était terminée». Elle a appelé «les électeurs de gauche qui ont voté Fourcade pour éviter Baguet» à revenir dans son camp au second tour."
dimanche 9 mars 2008
Premier tour des Municipales 2008 : Baguet donné gagnant
http://www.boulognebillancourt.com/cms/index.php
Le quarté gagnant est :
Baguet (UMP) 43%
Fourcade (DVD) 30%
Vouette (Gauche) 19%
Canet (Modem) 8%
Constats :
1) Grave échec à droite pour le maire sortant, à 13% du Challenger : Fourcade n'a pas convaincu.
Le syndrome Martinon ne pouvait se reproduire.
Sans le soutien et ... le financement de l'UMP, ca fait mal...
2) Vote utile de la gauche vers Fourcade pour barrer la route à Baguet ?
Pronostics :
1) Le modem ne devrait pas se rallier au PS ni à Fourcade, auquels il ne peut rien offrir d'interessant ?
2) Fourcade pourrait se maintenir, juste pour placer ses quelques amis, (sauf à se dédir de sa promesse : "Si je suis deuxième, je me maintiendrai"), et diminuant ainsi d'autant le nombre d'élus de gauche au conseil municipal.
3) Malgrés le resultat net lors de la primaire à droite au premier tour, il y a risque qu'une bonne partie des électeurs de Fourcade ne se rassemblent pas autour de Baguet.
4) Sarkozy va peut-être demander à Baguet de tendre la main à Fourcade (quelques lots maintenus dans l'ile seguin ;-) ) pour obtenir son désistement et assurer une très large victoire (66% ?) à Boulogne et avoir les coudées franches plutot qu'un poussif 56% ?
5) La gauche va se rassembler largement pour constituer un réelle force d'opposition constructive au conseil municipal, si l'UMP l'emportait.
samedi 8 mars 2008
"L'impossibilité d’une île"
De quoi pousser dehors un ex-maire qui peine à convaincre et qui n'y croit pas lui-même....
Pour mémoire, ci dessous deux coups de gueule interessants, et une synthèse :
1) ARCHICOOL.COM: "L'impossibilité d’une île"
"Si l’île est féminine et le continent est masculin, alors l’histoire de l’île Seguin ( 92, Boulogne Billancourt,) est facile à réécrire.
D’abord asservie, se confondant physiquement à sa tache de production ( l’usine Renault ), puis délaissée, anéantie, mais comme ce n’est pas suffisant et que nous sommes en France, on va se dépêcher de l’enfermer, la reclure ; cela sera le projet de façade enveloppe, caricatural, grotesque hymne petit-bourgeois à la propriété et à sa clôture, à l’enfermement, au dedans et au dehors, comme par hasard, on ne trouvera comme fonction à implanter, que des services administratifs ( vraie-fausse université, hypothétique centre administratif d’un institut médical, logements d’artistes, bref ! c’est aussi excitant qu’un couvent.
Comme par hasard, la seule tentative de greffe d’une initiative d’animation se soldera par un rejet. Rejet par jet de l’éponge, suite à l’incapacité de “consacrer” l’île à un statut d’équité avec le continent.
Après la séquence du couvent, qui semble, heureusement, bien partie pour couler corps et biens, l’ordre des choses, c’est l’enterrement, la mise en terre définitive dans un magnifique cimetière ( un jardin de sculptures.)
Il y a une malédiction sur l’île Seguin, ( et surtout un sol très pollué.) pas question d’y amener la vie et la ville. En tout cas 16 années de perdues... C’est indécent et vulgaire. Ne rien avoir su faire en seize ans, c’est une violence adressée aux mal-logés qui attendent depuis des décennies.
J.A "
L'article ici.
2) "Symbolique de l’île Seguin" par François Grether, architecte-urbaniste
Après de longues tergiversations… Dès l’annonce la fermeture de l’usine, l’Etat confie une mission à Jean Eudes Roullier pour orienter le devenir de ce lieu emblématique. Ses propositions, élaborées avec Alexandre Chemetoff, sont développées par une seconde mission que l’Etat confie à Jean Pierre Morelon, avant de mettre fin à celle-ci deux ans plus tard. Les Villes de Boulogne-Billancourt et Meudon montrent alors leurs propres propositions. Puis, Renault, pour faire avancer les choses, fait établir de grandes maquettes par six architectes reconnus, si ce n’est célèbres, Chaix/Morel, Piano, Portzamparc, Reichen/Robert, Rogers, Tschumi, sans suite. Le Syndicat mixte des 6 Communes les plus proches consultent trois architectes urbanistes, Jean Pierre Buffi, Paul Chemetov, Bruno Fortier, afin d’établir un "plan guide". Les propositions de Fortier suscitent, dans "Le Monde", les foudres de Jean Nouvel, "Boulogne assassine Billancourt", et est abandonné.
A partir de 2000, le projet urbain mené par Jean Louis Subileau, François Barré, et Michel Desvigne et moi même est concerté, exposé plusieurs fois, soumis à enquête publique, inscrit dans le Plan Local d’Urbanisme. L’épisode de la Fondation, voulue puis répudiée par M. Pinault, déclenche l’intervention d’une commission d’expertise du projet d’ensemble coprésidée par Nicolas Sarkozy et Jean Pierre Fourcade. Celle-ci apprécie et préconise la poursuite du projet urbain. Aujourd’hui, après 20 ans d’études et débats, retour à la case départ ?
Ambitions, mises en question
Le projet, dont la mise en œuvre est commencée, vise à constituer un lieu d’exception, porteur de fortes promesses. Avec un travail sur la mémoire de l’époque industrielle, il s’appuie sur le souvenir de la forme globale de l’île. Sur l’ancien socle se déploie une "terrasse-jardin" de plus de cinq hectares, espace public singulier en complémentarité avec les parcs des deux autres îles du méandre de la Seine. Sur les deux kilomètres des bords de l’eau, s’étend une promenade annulaire, avec ses embarcadères, surmontée d’une "galerie animée" injustement comprise, grand équipement culturel et ludique très original, écho contemporain de la colonnade de l’île des musées de Berlin. Ces réalisations s’inscrivent dans la programmation de "l’île des deux cultures", arts et sciences, avec notamment l’Université Américaine de Paris et New York, l’Institut du Cancer, les scènes de musiques actuelles, l’hébergement de chercheurs et artistes, etc.
Effets d’annonce perpétuels
L’île est entourée par de nombreux jardins, Parc de St Cloud, Parc du Brimborion, nouveau Parc de Billancourt, parcs de l’île St Germain et de l’île de Monsieur. Quel peut être le rôle d’une vocation exclusivement paysagère ? Le projet en cours, préparé depuis huit années, comporte encore d’importantes disponibilités, en particulier sur toute l’étendue des pointes amont et aval de l’île. Pour de nouveaux responsables, il peut aisément accueillir les réalisations les plus significatives...
Effacer le souvenir de l’usine Renault ! Faire table rase de la démarche d’un projet engagé, novateur et ouvert ! Repartir sans cesse de zéro ! Relancer cinq ou six années de procédure ! Quel peut être le sens profond de défaire sans jamais faire ? Quel gâchis ! Mais surtout, pour la France, quelle grande symbolique en un lieu particulièrement emblématique ? A l’évidence, celle de l’inefficience !"
L'article ici.
3) 20MINUTES : "L'île Seguin pourrait repartir à contre-courant"
"L'un veut faire table rase et lancer un nouveau projet. L'autre est reparti en campagne à 78 ans pour sauver le sien. Pierre-Christophe Baguet (UMP) et Jean-Pierre Fourcade (DVD), les deux favoris de l'élection à Boulogne-Billancourt, se déchirent sur l'aménagement de l'île Seguin.
L'ancien maire (jusqu'en 2007) Jean-Pierre Fourcade défend un projet décomposé en trois volets : un pôle scientifique, un pôle culturel et un pôle « accueil et hébergement ». Dans le premier, il souhaite attirer les sièges de l'Inca (Institut national du cancer), l'Inserm et le CNRS. La partie culturelle sera constituée soit d'un centre de création contemporain, soit d'un centre d'art contemporain. Ce secteur accueillerait aussi une salle des musiques actuelles (Smac). Pour l'espace d'accueil, un grand hôtel est prévu. « Il est actuellement bloqué par un recours, déposé par un membre de la liste Baguet », s'énerve le sénateur. Un accord a aussi été trouvé pour l'implantation de l'université américaine de Paris. C'est d'ailleurs la seule chose que Pierre-Christophe Baguet conserverait s'il est élu. Pour le reste, il pointe cinq projets publics et deux privés « qui ne rapporteraient rien à la ville ». Alors on annule et on recommence. « L'Inca et l'Inserm devraient se rapprocher, et ont vocation à aller à Villejuif, pas sur l'île Seguin. Pour la Smac, Fourcade n'a obtenu aucune subvention. Concernant l'hôtel, l'Intercontinental et la Cogedim - le promoteur - ne veulent plus rester sur l'île, justifie le candidat UMP. Moi je créerai un pôle médias et culture, et un autre événement, qui feront gagner de l'argent à la ville, et la rendront plus ouverte aux habitants. »
Les deux autres candidats à l'élection ont des positions plus modérées : Sylvain Canet (MoDem) « souhaite conserver les projets actuels, mais mettre tout cela davantage en cohérence pour en faire une vraie "Cité des lumières du XXIe siècle" ». Marie-Hélène Vouette (PS) ne veut pas « remettre en question ce qui a été lancé. Mais il manque un projet pour la pointe aval, où je verrais bien une Université des savoirs numériques. »
Mickaël Bosredon
L'article ici.
PS: Effectivement, le Val de Marne rode déjà autour de l'INCa...
lundi 25 février 2008
"L'île Seguin victime des élections municipales"

Les boulonnais lisent les projets, réfléchissent. Pour qui voter ?
On pense Baguet en tête, et si c'était un mauvais choix ?
Ceux de droite s'interrogent...
1) faire confiance au jeune loup ambitieux, d'apparence humain et accessible ?
soutenir une équipe renouvelée ? miser sur son projet prometteur, soutenu par l'état et le département...?
mais ... sans réel bilan, ... sans projet financé,
repoussant bientôt aux calendes grecques les réalisations
alors que les échéances promises par l'équipe actuelle s'approchaient enfin ...
(on entend déjà PC. Baguet :
"il me faut du temps ! un 2ème (3ème...) mandat pour parvenir à honorer mes promesses !")
2) ou renouveler la confiance au vieux matelot,
ayant par le passé sorti le navire de la tempête,
au caractère bien trempé et distant,
mais riche des valeurs du passé, ... droiture, indépendance, compétence,
au projet modeste et trop raisonnable,
mais en passe de livrer des réalisations concrètes.
3) pratiquer l'aventure du Modem ? peu crédible ? tant leur posture est illisible ? quel bilan ?
Tentant de ratisser les déçus de gauche et de droite, déçu de n'être pas le seul à droite à rassembler les opposants de Baguet...
4) ou tenter l'alternance en confiant à la gauche de M.H. Vouette et ses actuels conseillers municipaux
le devoir d'une synthèse entre social et progrès, enthousiasme et ouverture ?
Osons !
Pendant se temps, certains sont en colère du gachis que la droite promet pour la ville.
L'EXPRESS:
"Campagne municipale oblige, le prétendant à la mairie de Boulogne Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, vient d'annoncer son intention de transformer l'Ile Seguin en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés. Rudy Ricciotti, grand prix national d'architecture 2006, s'insurge contre ce plan alternatif et se confie à LExpress.fr.
Raser le travail de nombreuses années de réflexions urbaines relève directement du hooliganisme", lance Rudy Ricciotti excédé par le plan du candidat officiel de l'UMP, Pierre-Christophe Baguet, pour l'Ile Seguin. Ce dernier vient en effet d'annoncer son intention de transformer ces onze hectares "mythiques" en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés, notamment l'Institut national du Cancer, l'Inserm, une résidence pour chercheurs et artistes, et l'Université Américaine de Paris.
Déjà, le 16 janvier dernier, sur LExpress.fr, l'ancien maire Jean-Pierre Fourcade dénonçait ce procédé de la table rase et annonçait sa candidature "dissidente" aux municipales pour défendre son projet de réhabilitation des terrains Renault. Pour sa part, Rudy Ricciotti déplore ce manque d'idées sur l'avenir des villes. Entretien.
Vous deviez construire une salle de musique actuelle sur l'Ile Seguin, apparemment le projet est mis en suspend. Que vous inspire la refonte de l'aménagement de l'Ile Seguin avancée par le candidat UMP Pierre-Christophe Baguet?Je suis estomaqué par la violence et le cynisme avec lequel on fout en l'air des années de travail, de concertation, de consultation, qui sont l'énergie propre et utile à l'aménagement des terrains Renault à Boulogne Billancourt. Je peux comprendre que les enjeux électoralistes puissent armer des idées nouvelles, mais dans ce cas précis, il s'agit d'éradiquer l'aménagement prévu, c'est tout de même assez grave. Pour ma part, je devais construire un équipement culturel qui était le plus petit de l'Ile par sa taille, je serais néanmoins curieux de connaître la position de mes confrères qui avaient des engagements plus importants sur ce site, tels l'architecte Jean-Paul Viguier, le paysagiste Michel Desvignes, l'urbaniste François Grether. Reste que plus personne n'ose se mouiller, le courage n'est pas la spécialité des intellectuels de gauche. Ce jardin de sculptures géant est une ânerie, un endroit où les gens iront promener leur chien, à condition que cette Ile, vidée de son activité, ne soit pas un coupe gorge! Qu'en pense, par exemple, le critique d'art Jérome Sens lui qui devait participer au choix des artistes qui seraient exposés sur la future ceinture de l'Ile?
DR
Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin par la Saem-Val-de-Seine.
Ce projet présidentiel sorti des cartons en à peine dix jours a reçu le soutien du département et de l'Etat, cette attitude n'est-elle pas en contradiction avec les propos de Nicolas Sarkozy tenus à l'inauguration de la Cité de l'Architecture et du patrimoine en septembre dernier?J'étais présent à l'inauguration de la Cité de l'architecture, en septembre dernier, avec bon nombre de mes collègues, notamment Jean Nouvel, Dominique Perraut, Christian de Portzamparc, avec lesquels nous étions conviés à une réunion à l'Elysée. Je ne retrouve pas dans cette manière de faire ce qui nous avait tous enthousiasmé chez Nicolas Sarkozy ; je ressentais alors chez le président une volonté d'associer la pensée à l'énergie. La désillusion est forte, une sensation de "navigue à vue" associée à la parole du dernier qui parle, deviennent alors l'ombre portée d'un déficit de projet esthétique et de projet de société.
Cette volte face dans l'aménagement d'un territoire qui s'inscrit dans le Grand Paris n'est elle pas la preuve d'un désarroi dans la manière de "construire" la ville aujourd'hui?J'avais déjà déclaré dans le Monde sur un autre sujet que l'absence et la béance étaient érigées à l'altitude des Beaux Arts. Le scénario se renouvelle sans cesse, c'est la sexualité androgyne d'une technocratie de mes deux! Chlorophylle et sculpture, c'est presque le retour du félibrige, qui vient du latin "felare" qui veut dire l'art de sucer le sucre. J'imagine déjà sur l'Ile Seguin des petits arbustes tout neuf et de l'art comptant pour rien. On prend les artistes pour des cons. Aucun sculpteur n'acceptera d'installer une oeuvre immortelle dans un scénario urbanistique à la Verdun. Je n'ose même pas imaginer le point de vue des arbustes si l'on demandait leur avis.
Tout projet d'aménagement urbain repose sur une dynamique économique et culturelle, celle prévue sur l'Ile Seguin reposait sur la recherche et la culture, n'était-ce pas là, une forme d'équilibre?Rejeter les habitants de l'Ile mais aussi les nouvelles technologies et la culture tel qu'il est proposé relève de la mortification du vivant. En fait, l'horizon métaphysique de l'Ile Seguin sera d'être un impensé politique."
26/02: La réponse n'a pas tardé (voir commentaire ci dessous).
Et le tac au tac s'en suit ici !
02/03: Et cela continue ci-dessous :
"L’île des deux cultures" par Christian Devillers, architecte
Après le temps des procédures et de la concertation publique qui a pu paraître long à certains, le huitième quartier de Boulogne-Billancourt est en chantier sur les terrains des anciennes usines Renault. 2.500 logements et résidences, 104.000 m² shon de bureaux et 30.000 m² shon de commerces et d’équipements, la moitié du parc de 7 ha, 3 ponts vers l’Ile Seguin, soit près de la moitié des programmes auront été livrés dans les trois prochaines années.
Le niveau d’exigence des cahiers des charges environnementaux et la désignation par concours internationaux de tous les architectes, urbanistes, paysagistes soit actuellement 58 équipes font de cette grande opération un exemple de ce qu’on peut réaliser de mieux aujourd’hui en matière d’innovation et de qualité architecturale et urbaine mais aussi de mixité et de solidarité sociale en incluant l’opération ANRU de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres.
En termes quantitatifs l’Ile Seguin ne représente qu’une petite partie des terrains et des programmes mais elle semble en porter les enjeux symboliques les plus forts et les plus divers, aussi bien pour ceux qui se réclament de la mémoire ouvrière que pour les tenants d’un jardin de sculpture.
Le projet actuel, en cours de réalisation, consacre l’île aux "deux cultures", c’est-à-dire à l’enseignement et à la recherche scientifiques et artistiques. Elle sera largement ouverte à tous les publics par ses lieux d’exposition, ses jardins et sa façade promenade sur la Seine. C’est un programme ambitieux, évidemment plus long et plus difficile à réaliser qu’une urbanisation commerciale, mais qui, seul, est capable de doter Boulogne-Billancourt d’un lieu de rayonnement international. Grâce aux investissements importants engagés par la Ville, au partenariat avec les institutions et les entreprises et surtout après des dizaines de réunions de concertation avec les Boulonnais et les riverains du Val de Seine cette ambition est en train de se réaliser. Il serait regrettable qu’elle soit ruinée par des candidats à la mairie ou par des personnalités étrangères à la ville qui, feignant d’ignorer les investissements réalisés et le travail accompli, n’ont à proposer que des programmes récréatifs sans envergure sous prétexte qu’ils seraient plus "populaires".
Egalement signataires de ce texte : Philippe Dubus (agence Philippe Dubus), Adrien Dumont et Maria Colomer, Patrick Chavannes (agence Chavannes Architecture & Urbanisme), Robert Chapellier (Dacbert Cochet Chapellier Architectes Associés), Jean-Paul Viguier, Daniel Vaniche (DVVD), Florence Lipsky (Lipsky + Rollet architectes), Stéphane Maupin, Umberto Napolitano (Lan Architecture), Roger Diener (Diener & Diener Architekten), Anne Mie Depuydt (uapS Anne MieDepuydt & Erik Van Daele), Yves Pagès et Benoît le Thierry d’Ennequin (explorations architecture), Philippe Coignet (OLM), François Grether.
mardi 12 février 2008
Boulogne : Sondage à droite : deux candidats au coude à coude !
Saint-Germain-en-Laye, Versailles, Le Chesnay, Le Vésinet, Chambourcy, Joinville, Livry-Gargan et Boulogne-Billancourt...
où selon un sondage, JP Fourcade talonnerait de quelques points PC Baguet !! Une surprise qui donne des ailes à l'ancien maire et à son équipe !

Panique chez l'UMP !
Ce fractionnement pourrait laisser la gauche de M.H. Vouette en tête au premier tour ? et créer un surprise au second ?
D'autant qu'elle est la seule à avoir un vrai programme structuré et publié très tôt.
Ci ce n'est pas le cas, ce fractionnement pourrait permettre la victoire de JP Fourcade au second, une fois allié au Modem (avec une place peut-être promise au conseil municipal pour Sylvain Canet ?).
Reste à deviner l'attitude de la gauche lors de ce second tour :
- maximisation de son poids au conseil municpal en serrant les rangs,
- ou barrage contre Baguet et report partiel de voix vers JP Fourcade ? car résolument hostiles au vassal de Sarkozy et sachant à quoi s'en tenir jusqu'à présent ?
L'UMP ne peut se permettre un nouveau camouflet et lacher PC. Baguet, son destin pourrait donc être dans ce cas scellé...
Tout dépendra aussi de la crédibilité des projets, qui commencent désormais à s'éclaircir.
Donc, vérifiez bien que votre candidat incarne les qualités qui seront gage d'une bonne gestion des affaires de votre ville...
samedi 9 février 2008
Dernier Conseil municipal : la fin de la liberté ?

Merci à eux pour leur dévouement !
La ville est assez bien tenue, même si d'énormes progrès sont attendus (logement, culture, sport, écologie, transports, intercommunalité, dumping fiscal et dette en forte hausse à 197 M€, propreté, ...).
Comment se passeront les prochains conseils ? continuité ou crispation ? progrès ou radicalisation ? fraternité ou guerres de chapelle ?
En France, le Prince ne supporte pas les baronnies, et veut reprendre le controle sur ses terres.
La monarchie absolue commande d'envoyer l'intendant Baguet faire rentrer dans le rang les irréductibles des hauts-de-seine : les boulonnais !
Vont-ils se laisser faire ? rdv le 9 mars !
L'article du site municipal et ses photos :
Jeudi 7 février, le conseil municipal se réunissait pour la 110e et dernière fois de la mandature. Au programme, sept questions orales et leurs réponses, et l'examen des 23 points de l'ordre du jour. Un ultime conseil empreint d'émotion au cours duquel majorité et opposition ont unanimement salué la bonne tenue des débats qui a toujours présidé au déroulement de chacune des séances.
Pierre Gaborit, groupe @lternance Gauche.verts
"Bien sûr nous avons eu des désaccords a notamment déclaré Pierre Gaborit, au nom du groupe @lternance Gauche.verts, mais nous avons, au fond, beaucoup de choses en commun. Nous sommes des gens de bonne foi, tous favorables au débat démocratique. Il y a ici une qualité des débats, une qualité d'écoute qui m'a souvent été signalée par les personnes qui, dans la salle, assistent à nos séances. Je garderai de nos échanges un souvenir ému et je voudrais tous vous remercier" déclarait-il en mettant fin à ses 19 années de conseiller municipal d'opposition.
...
"
mercredi 6 février 2008
Jean-Pierre Fourcade : "Pourquoi je me représente"

Alors qu'avec l'énergie d'un quadra, P.C. Baguet avait à l'époque reculé et appelé à l'aide JP Fourcade,
le sauveur de Boulogne se lance à nouveau dans la bataille, fort de son bilan.
Quel sera son nouveau dauphin ?
Quel sénario privilégier le 9 mars ?
Un peu de ..."politique" fiction... :
Premier tour :
1) Fourcade 40, Baguet 25, Modem 7, PS 25
Surprise ! Le vote utile pour l'ancien maire a joué à fond...
Dans ce cas Baguet se maintient au second, et Fourcade l'emporte avec un meilleur report de voix.
Et le contribuable économise 100 M€ de dédit sur l'ile Seguin...
2) Baguet 35, Fourcade 20, Modem 9, PS 30
Le PS gagne au second tour par une triangulaire imprévue et un bon report de voix des anti-Baguet (Contrairement à ce qu'il a promis, Fourcade annonce après le premier tour : "je vous laisse voter en votre ame et conscience..." ;-) ).
3) Baguet 55, Fourcade 15, Modem 8, PS 22
Fourcade conserve son droit de parole au conseil municipal et peut défendre son projet.
Puis, personne ne se déplace à droite au second tour aux Cantonales, et Pierre Gaborit est élu conseiller général sur le Canton Sud-est !
Mais écoutons plutot les arguments pertinents de l'ex UMP :
LA vidéo de JP Fourcade.
On pourra méditer sur ce sujet en lisant l'article du Nouvel Obs :
Une trouille bleue
Un vent mauvais qui souffle depuis Paris» : c'est le commentaire d'un député UMP, tête de liste dans une grande ville de l'Est, l'autre jour, dans les couloirs de l'Assemblée. La droite broie du noir. Ses candidats, qui scrutent les sondages et écoutent surtout les électeurs, n'ont plus qu'un objectif : limiter les dégâts les 9 et 1 6 mars. Jusqu'à la fin de l'année dernière, la tenait à peu pprès face à une gauche en capilotade. Aujourd'hui, rien ne va plus. La faute à qui ?A Sarkozy, bien entendu. Frasques privées, impuissance publique. Le cocktail est détonant. Il mobilise l'opposition et désarme la majorité. Il faut avoir le bel optimisme de Dominique Paillé, un des pointeurs de l'UMP, pour estimer qu'au final le cru municipal de 2008 ne fera qu'effacer celui de 2001 . Il y a sept ans, en effet, la droite avait gagné 24 villes de plus de 30 000 habitants et seules les victoires de Delanoë et Collomb, à Paris et à Lyon, avaient atténué l'ampleur de «la vague bleue». A l'époque, ce résultat avait surpris. Chirac était à l'Elysée et Jospin à Matignon. La plupart des sondages locaux annoncaient une nette poussée socialiste. C'est l'inverse qui s'était produit.
Pour autant, rien n'indique aujourd'hui un pareil retournement de tendance, en fin de campagne. On n'est plus en cohabitation. La droite concentre le pouvoir national et l'essentiel du pouvoir municipal. Si mouvement il y a, il rappelle surtout celui des régionales de 2004 qui avait vu le PS enlever 20 régions sur 22. Résultat dans les grandes villes, l'UMP tremble pour Toulouse et même Marseille. Un des ministres favoris du président, Xavier Darcos, déclare, urbi et orbi, que sa bonne ville de Périgueux est d'ores et déjà perdue. Comme le dit un ponte de l'UMP, «il ne faut plus exclure de très mauvaises surprises, y compris dans nos fiefs».
Le dernier espoir de la droite est la prime aux maires sortants, accompagnés d'un vote conservateur de Français trop inquiets pour jouer la carte du changement. Dans les sondages que publie notamment la Sofres, seule la bonne image de certains maires de droite leur permet de tenir face à la tempête qui se lève. C'est le cas par exemple à Bordeaux. Combien y a-t-il de Juppé dans le cheptel de l'UMP ?».
Promenade virtuelle en 3D à l'intérieur du projet "Rives de Seine"

Mais... vous n'avec pas remarqué quelque chose ?
Avez-vous distingué une piste cyclable ? un équipement sportif ou un square de basket pour les jeunes ? un ciné ou un théatre ? ou est la convivialité ?
Travailler plus, ou fraternité ? quel avenir veut-on pour nos citoyens ?
Le monde qu'on nous prépare doit replacer l'humain au centre de la ville. Ces batiments massifs, aux parois de verre et d'acier glaçant laisse le piéton anonyme et de passage. Il faut lui donner l'occasion de s'arreter, d'échanger, de parler au papy posté à sa fenetre du Rdc, jouer aux boules et acheter un journal au kiosque, écouter du violoncelle au kiosque à musique, écouter le gignol du jardin.
Peu mieux faire M. Fourcade... Encore un effort.
L'article du Moniteur-Expert:
"L’île Seguin, enjeu des municipales à Boulogne-Billancourt (+ vidéo)
Quel avenir pour l’île Seguin ? La réponse appartient aux Boulonnais qui, les 9 et 16 mars prochain, auront à se prononcer entre deux projets contradictoires : d’un côté, celui de "jardin-musée de sculptures", cher à Nicolas Sarkozy, porté par Pierre-Christophe Baguet, candidat désigné par l’UMP ; de l’autre, celui imaginé par la SAEM Val de Seine Aménagement, défendu par son président, Jean-Pierre Fourcade, aujourd’hui adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, chargé des finances et qui à 78 ans, repart à la bataille, après s’être mis en congé de l’UMP. Articulé autour du concept d’île des deux cultures, le projet de la SEM prévoit la construction de 175.000 m2 shon (résidences pour chercheurs et artistes, hôtel, campus universitaire, bureaux…) et la création d’un terrasse-jardin de 4,5 ha.
C’est un entretien accordé par Georges Marc Benamou au quotidien Libération (23 janvier) qui propulse l’île Seguin au cœur de la campagne municipale. "Il existe un projet fantastique, faire de l’île Seguin le plus grand jardin-musée de sculptures du monde, déclare le conseiller culturel du président de la République. C’est un rêve ancien de Nicolas Sarkozy quand il était président du conseil général des Hauts-de-Seine, ajoute-t-il, avant de préciser les contours du projet : Ce sera un musée à ciel ouvert : sur 13 hectares, des sculptures, une sorte de Zénith nouvelle génération, un grand musée, des ateliers d’art numérique, des lieux d’animation…Le grand lieu de vie, de promenade des Parisiens". Ce projet, qui coûterait environ 200 millions d’euros, est configuré par Daniel Janicot à qui le conseil général des Hauts-de-Seine a confié une mission d’étude sur le projet de "vallée de la culture". Fin 2006, ce conseiller d’Etat avait été nommé responsable de la mission de préfiguration du Centre européen de création contemporaine, projet lancé par Dominique de Villepin pour remplacer la fondation Pinault sur la pointe aval de l’île, et lui aussi abandonné.
Promesses de vente signées
Pour Jean-Pierre Fourcade, un jardin de sculptures occupant toute l’île Seguin est une idée "farfelue". "Sa réalisation entraînera des contentieux avec les promoteurs et des problèmes financiers", estime-t-il. La SEM, qui a acheté les 11,2 ha de l’île (à l’exception de 6.000 m2 conservés par Renault) pour 43 millions d’euros a déjà signé des promesses de vente avec trois opérateurs : le groupement Cogedim/Mosaïque/ Intercontinental pour la construction d’un hôtel 4 étoiles de 11.000 m2 (architecte : Opéra) ; la Caisse des dépôts et consignations et ING pour une résidence pour chercheurs et artistes de 12.500 m2 (architecte: FOA) et the American University of Paris pour l’implantation d’un campus de 21.000 m2 (architecte : Jean-Paul Viguier). "Il faudrait compter entre 5 et 6 millions d’euros d’indemnité par promoteur en cas de remise en cause de leur projet", estime Jean-Louis Subileau, directeur général délégué de la SAEM Val de Seine Aménagement.
Aujourd’hui, celui de l’hôtel est bloqué, le permis de construire faisant l’objet d’un recours. "Tout a été organisé pour que les travaux ne démarrent pas comme prévu fin 2007", remarque Jean-Pierre Fourcade. Les permis de construire des deux autres opérations ont été déposés. Par ailleurs, un quatrième projet est déjà bien avancé : celui de SMAC (Scène de musiques actuelles), un équipement de 6.000 m2, conçu par Rudy Ricciotti, avec la ville de Boulogne-Billancourt comme maître d’ouvrage.
Déficit financier
Selon Jean-Pierre Fourcade, la remise à plat du projet d’aménagement de l’île Seguin entraînerait un déficit de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros. "Sachant que la ville de Boulogne-Billancourt est actionnaire de la SAEM Val de Seine Aménagement à hauteur de 64%, elle devra payer 64% du déficit", indique-t-il, les autres actionnaires étant la Caisse de dépôts et consignations (15%), le conseil général des Hauts-de-Seine (10%), la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France et Dexia (5% chacun).
"Notre projet culturel est une alternative intéressante au bétonnage de l’île conduite par Jean-Pierre Fourcade à un prix exorbitant, réplique Pierre-Christophe Baguet, cité par le journal Le Monde (27-28 janvier 2008). Quel est son projet ? Confisquer l’île Seguin au profit des pôles administratifs qui laisseront le site vide le soir et les jours fériés. Plutôt que de faire de ce lieu un ghetto pour privilégiés et hauts fonctionnaires, qui ne rapportera pas un centime de taxe professionnelle à la ville de Boulogne-Billancourt, ouvrons l’île aux Boulonnais en créant ici un lieu culturel très innovant". Le candidat UMP aurait par ailleurs noué des contacts avec les promoteurs pour évoquer un transfert de leurs projets sur le Trapèze.
Question au Premier ministre
Quant à la liste d’Union et Citoyenne (PS, PCF, MRC, Verts), emmenée par Marie-Hélène Vouette, elle est favorable au maintien des projets déjà engagés, au motif que leur annulation obligerait à des compensations financières trop importantes mais propose la création de plusieurs équipements : un Espace dédié à l’histoire sociale et industrielle du site de Billancourt, une Cité des savoirs du 21ème siècle...
D’ici aux élections municipales, un élément nouveau pourrait intervenir avec la réponse du Premier ministre à la question que lui a posée Jean-Pierre Fourcade, sénateur des Hauts-de-Seine. "La question se pose de savoir à quel titre un conseiller du président de la République peut intervenir sur un territoire municipal et mettre en péril les promesses de ventes déjà intervenues" s'interrogeait-il devant le Sénat le 31 janvier dernier. Pour l'heure, la question est toujours sans réponse."
jeudi 31 janvier 2008
Ile Seguin : Le rêve fou de Benamou

"Boulogne-Billancourt : une île au centre de la campagne"

Avant de lire le blog plein d'humour de Pierre Catalan, lisons l'article de Libération :
"A Boulogne-Billancourt, les électeurs hésitants seront rares. Car ici, dans les Hauts-de-Seine, plus que nulle part ailleurs, l’enjeu de l’élection municipale est clairement identifié. Le 9 mars, il s’agira de trancher un spectaculaire débat d’urbanisme : que faire de l’île Seguin, site en friche depuis la fermeture, en 1992, de la mythique usine Renault ? S’ils veulent y voir fleurir le vaste «jardin des sculptures» dont rêverait Nicolas Sarkozy, ils voteront sans hésiter pour le candidat investi par l’UMP, le député Pierre-Christophe Baguet. S’ils préfèrent un aménagement plus urbain, mêlant logements, bureaux et équipement culturel, ils auront à choisir entre le sénateur Jean-Pierre Fourcade, leur ancien maire (de juin 1995 à mars 2007), et quelques autres candidats, notamment ceux du Modem, Sylvain Canet, ou du PS, Marie-Hélène Vouette.
Sur le même sujet
Interview «C’est une sorte de principauté»
Sylvain Canet, un centriste en embuscade
la phrase
Abandon.En révélant le 23 janvier dans Libération que le chef de l’Etat entendait réaliser sur l’île l’un des «grands projets» de son quinquennat, le conseiller culturel de l’Elysée, Georges-Marc Benamou, a, volontairement ou non, nationalisé le scrutin. L’aménagement de ces onze précieux hectares au milieu de la Seine n’est évidemment pas le seul enjeu de la municipale. Les candidats s’opposent sur le logement et sur les transports. Mais c’est bien pour ou contre «l’île Sarkozy» que de nombreux électeurs risquent de se déterminer.
En s’exprimant sans retenue sur le «fantastique projet» du Président, l’imprudent Benamou a donné aux adversaires de Pierre-Christophe Baguet des arguments inespérés. «C’est extraordinaire ! Depuis quand décide-t-on à l’Elysée de l’aménagement d’un terrain communal ?» s’étrangle Fourcade. L’île a été achetée 43 millions d’euros à Renault par une société d’économie mixte (SEM) dans laquelle la ville est largement majoritaire. Selon le sénateur, l’abandon du projet piloté par la SEM ferait perdre près de 200 millions d’euros de charges foncières, sans compter le coût des contentieux provoqués par l’annulation.
Sur fond de sarkoscepticisme grandissant, Baguet n’insiste pas trop sur sa proximité avec le Président et ses relais dans les Hauts-de-Seine : Patrick Devedjian, président du conseil général et le jeune Thierry Solère, «l’homme de Sarkozy» à Boulogne-Billancourt, probable premier adjoint en cas de victoire. Formé, il en est fier, à «l’école Santini» - il fit ses premiers pas en politique comme directeur de cabinet du maire (alors UDF) d’Issy-les-Moulineaux -, Baguet joue la carte de l’élu de terrain. Lui, c’est «Pierre-Christophe», l’enfant de Boulogne, rejeton d’une famille nombreuse et catholique bien connue dans la ville. Les commerçants, à qui il sait dire tout ce qu’ils veulent entendre, le trouvent «tellement sympathique». Ancien animateur socio-éducatif, surnommé «Bac moins cinq» par ses détracteurs, il ignore superbement le procès en incompétence qui lui est fait. Il «rame sur le terrain» depuis vingt-cinq ans. Il s’est fait élire député à deux reprises, avec près de 60 % des suffrages. Il a su, au prix de divers retournements d’alliance, s’imposer contre les anciens maires Georges Gorse et Paul Graziani.
Pour débarquer ce dernier, en 1995, il avait fait appel à Jean-Pierre Fourcade, parce qu’à 40 ans il se sentait un peu vert pour remettre d’équerre la ville en faillite, plombée par une ZAC à la dérive. L’ex-ministre des Finances de VGE (le dernier à avoir fait voter, en 1975, un budget en équilibre) avait une solide réputation de gestionnaire. Il a, personne ne le conteste, sorti Boulogne de l’ornière. Mais, Baguet le jure, un «contrat» entre eux stipulait que Fourcade devait ensuite passer la main.
Mais Fourcade, lui, ne veut pas de Baguet. Bien conscient qu’il était délicat de briguer, à 78 ans, un nouveau mandat de six ans, il a démissionné au printemps pour laisser son fauteuil à son premier adjoint, Pierre-Mathieu Duhamel, énarque quinquagénaire, proche d’Alain Juppé. Maire sortant, Duhamel devait naturellement se voir accorder l’investiture UMP. Raté : la direction nationale du parti a préféré Baguet, récompensé pour avoir été, fin 2006, le tout premier député UDF a se ranger derrière Sarkozy. Furieux, Fourcade a donc décidé de prendre le risque du combat de trop. La majorité des élus de la majorité sortante lui a demandé de se représenter. Le cheveu raz, il parle avec l’autorité d’un vieux chef militaire. Les terrains Renault, c’est son dossier, il veut le mener à bien. Tel un Paul Delouvrier planifiant ses villes nouvelles, l’homme semble tout droit sorti de la France du général de Gaulle. Dorothée Pineau, sa fidèle adjointe à l’urbanisme, conteste : «Fourcade est au contraire un pionnier du partenariat public-privé. Il a réuni 58 fois la commission de concertation sur l’avenir des terrains Renault.»
Naufrage.Reste que 78 ans, c’est beaucoup. Ses colistiers en conviennent, même s’ils soulignent son exceptionnelle énergie. «Il préside le conseil municipal plus de cinq heures d’affilée sans jamais s’interrompre pour pisser, ce type est monstrueux, c’est un phénomène biologique !» lâche un élu. «Depuis qu’il a annoncé sa candidature, il a rajeuni de dix ans», reconnaît Thierry Solère.
Mais, en campagne, il ne suffit pas d’être en forme. Sur le marché de Billancourt, tandis que Baguet distribue les promesses et les mots aimables, Fourcade se contente d’un passage éclair. Baguet lui prédit un naufrage cruel : comme le vieux Gorse en 1997, «il sera autour de 10 %». «L’île Seguin sera son tombeau», ajoute Solère. Fourcade, lui, certifie qu’il se présente pour gagner, et rien d’autre. Pour battre le candidat de Sarkozy, chacun sait, à Boulogne, qu’il faudrait, au second tour, une sorte d’union sacré entre le PS, le Modem et l’ancien ministre. Improbable, mais pas impossible…
L'article ici.
mercredi 30 janvier 2008
Guy Sorman : Boulogne, c’est une sorte de principauté.

Boulogne-Billancourt : une île au centre de la campagne
Sylvain Canet, un centriste en embuscade
la phrase
Non, car à Boulogne les vainqueurs furent souvent des candidats dissidents. C’est sans investiture que Fourcade a été maire en 1995. Sans investiture que Baguet est devenu député en 1997. Les élus boulonnais ont souvent eu des comportements politiques anarchiques.
mercredi 16 janvier 2008
"Boulogne: Fourcade repart au combat"
Après avoir tardé à céder sa place à un PM Duhamel qui a jeté l'éponge, il repart au combat. Est-ce une feinte pour mieux négocier des places de choix avant un ralliement de dernière minute ? Rien n'est moins sur vu la haine qu'ils se vouent... Et Juppé qui aurait aimé retrouver de l'influence...
Ou défendre les alliances passées avec les promoteurs actifs sur la ville dont les appuis risquent de changer de camp ?
Ou prendre position pour son poulain en vue du bilan 2014, en cas de fiasco du futur maire ?
Ce qui est sur c'est que le département (Devedjian) espère offrir sur un plateau à son concurrent Baguet tous les projets qu'il a gelé pour asphyxier la carrière de leurs ennemis jurés. (Renovation du Pont de Sèvres, Rachat du Chateau Rothshild, transports, etc...). L'intérêt du citoyen, c'est secondaire...
JDD 20/01 :

Le JDD : Municipales 16/01/2008
Boulogne: Fourcade repart au combat
"Parce que son héritier, Pierre-Mathieu Duhamel, à qui il avait laissé son siège en mars dernier, a été désavoué par l'UMP qui a décidé de donner son investiture à Boulogne-Billancourt à Pierre-Christophe Baguet, Jean-Pierre Fourcade a décidé de se lancer dans la bataille municipale en dissident. A 78 ans, l'ancien ministre sous Valery Giscard d'Estaing, maire de Boulogne de 1995 à 2007 après avoir été celui de Saint-Cloud de 1971 à 1992 entend défendre son projet d'aménagement de l'île Seguin qui n'est pas du goût de l'UMP."
L'EXPRESS: L'île Seguin sème la zizanie à Boulogne-Billancourt
Michèle Leloup
"Fâché par l'attitude du la majorité présidentielle à l'égard de ses projets d'aménagement de l'île Seguin, Jean-Pierre Fourcade entre en dissidence à Boulogne-Billancourt et s'opposera au candidat officiel de l'UMP lors des prochaines municipales. Récit.
"J'attaque!"
"Dans une forme olympique à 78 ans, Jean Pierre Fourcade, sénateur des Hauts de Seine, a décidé de se présenter aux municipales de Boulogne Billancourt contre Pierre-Christophe Baguet, candidat officiel de l'UMP. Après le désengagement de Pierre-Mathieu Duhamel, le maire sortant, Jean-Pierre Fourcade - l'ancien édile de la ville qui a pris congé de l'UMP mardi - repart au combat pour sauver l'aménagement en cours de l'Ile Seguin, sur laquelle Nicolas Sarkozy veut installer un jardin de sculptures, "le plus grand du monde", le Centre Européen de la création contemporaine.
Imaginé, au départ, par Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, et Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, ce jardin devait pousser sur la pointe aval de l'Ile Seguin (3,5 hectares), en lieu et place du projet de Fondation Pinault, abandonné en 2005. Le 11 novembre dernier, le Président de la République se montrant moins décidé sur le dossier, Jean Pierre Fourcade fit prévaloir l'avancée de quatre autres opérations: une résidence de 240 logements pour chercheurs et artistes; un hôtel de luxe du groupe Intercontinental; l'Université Américaine de Paris et ses 300 chambres pour étudiants; une Salle de Musique Actuelle (SMAC).
Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin : Voir schéma de l'article
Un mois plus tard, à la veille de Noël, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, annonçait un changement de cap: le jardin des sculptures occuperait toute l'Ile, soit 11 hectares. Un geste culturel que soutient Georges-Marc Benamou, le conseiller culturel du président. Exit, donc, les promesses de ventes ainsi que les permis de construire déposés. Et Fourcade de s'entendre dire par la voix de la présidence: "Il suffira de reloger tout le monde, en face, sur la terre ferme des autres terrains Renault".
Mais les terrains "d'en face" sont en cours de construction. "C'est scandaleux, ils vont foutre en l'air 175 000 mètres carrés sur l'Ile Seguin et remettre en cause l'équilibre financier de ce programme, c'est le degré zéro de la politique de la ville et les boulonnais en feront les frais!" s'époumone Fourcade, président de la SEM Val-de-Seine, la société mixte d'aménagement.
Depuis le départ de la Fondation Pinault, Jean-Pierre Fourcade et l'urbaniste Jean Louis Subileau, directeur de la société d'étude et d'aménagement G3A, bataillent pour faire venir sur l'Ile Seguin des équipements culturels et technologiques, stimulés par l'implantation d'un pôle d'innovation scientifique dédié à la santé. Y sont attendus l'Inserm, le CNRS et l'Institut National du Cancer, qui est prêt à s'installer mais guette le feu vert de son ministère de tutelle. Depuis la présidentielle, il l'attend...
En juillet dernier, lorsque la SEM Val-de-Seine présenta les maquettes du site Seguin à Patrick Devedjian, le président du Conseil Général des Hauts de Seine n'a pas davantage rassuré Jean-Pierre Fourcade, qui raconte, profondément choqué: "Il ne s'est pas montré très coopératif et trouvait les projets médiocres, affirmant qu'il faudrait attendre l'après municipales pour lancer le programme de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres, alors que le dossier est validé". Choqué, il l'est plus encore, aujourd'hui, par l'attitude de son rival de toujours, Pierre Christophe Baguet, adoubé par l'UMP, qui lui suggère de bâtir des tours sur ces friches industrielles pour augmenter la surface à bâtir. La refonte de Boulogne Billancourt, pièce maîtresse du Grand Paris et berceau du projet présidentiel, s'annonce sous les pires auspices. Le bras de fer au sein de l'Ump ne fait que commencer. "
Annexe : Le Tract de JP Fourcade :

En prime, l'article de 20 minutes du 28/01:
A Boulogne-Billancourt, à chaque élection, tout le monde pense avoir sa chance. Mais au final, c'est la droite qui gagne. L'histoire se répétera-t-elle encore en mars ? Avec une droite divisée, Sylvain Canet du MoDem y croit sérieusement, et le PS pense être une « bonne alternative », selon sa candidate Marie-Hélène Vouette. Mais pour le député Pierre-Christophe Baguet, candidat officiel de l'UMP, et Jean-Pierre Fourcade, qui, après avoir démissionné de son mandat de maire en mars dernier, a décidé de reprendre du service pour barrer la route à son ex-dauphin, on regarde tout cela sereinement, certains que le vrai match se jouera entre eux deux.
Et quel match ! Le désaccord entre les deux hommes, qui ont passé une mandature ensemble au conseil municipal, de 1995 à 2001, est aujourd'hui profond. « M. Baguet veut détruire tout le projet sur l'île Seguin et menace la gestion rigoureuse des finances », tranche Jean-Pierre Fourcade. « Je suis dans le Boulogne de 2030, Fourcade dans celui de 1930 », rétorque Pierre-Christophe Baguet.
Sylvain Canet est, lui, persuadé de figurer en deuxième position à l'issue du premier tour, et de pouvoir rassembler au second. « Fourcade s'appuie sur sa notoriété, mais son retour après sa démission est mal vécu par la population. Quant à Baguet, les Boulonnais veulent-ils vraiment un maire avec l'oreillette de l'Elysée en permanence ? » Marie-Hélène Vouette juge tout cela « affligeant » et dit se positionner en « challenger ». Le débat sur l'aménagement de l'île Seguin et du reste des anciens terrains Renault, sera au coeur de la campagne. "
samedi 12 janvier 2008
Municipales : "Pierre-Mathieu Duhamel renonce"
LE PARISIENmercredi 21 novembre 2007
"La droite, à Boulogne, ce sont les Atrides !"
Après des décennies de luttes fratricides entre les clans de la droite, dignes de la guerre froide,


Municipales 95 - L'assaut de l'UDF par Florent Leclercq
Ici, c'est Jean-Pierre Fourcade, soutenu par l'ancien maire Georges Gorse, qui sonne la charge contre Paul Graziani, poulain, lui, de Charles Pasqua.
La deuxième ville d'Ile-de-France est l'objet d'une âpre bataille, qui fait dire à un élu du voisinage: «Là-bas, ce sont les Atrides.»
Très vite, le conseil municipal tourne à la mêlée générale. Graziani y est mis en minorité. Son dernier budget est repoussé. Et la ville, mise sous tutelle préfectorale. Le groupe des dissidents de la majorité, mené par un jeune élu UDF, Pierre-Christophe Baguet, comprend aussi l'ex-premier adjoint, le Dr Georges Duhamel, et le gendre de Gorse, pour lequel l'affaire a un parfum de vengeance.
L'enjeu politique cache un enjeu économique: les «terrains Renault», ces 50 hectares, la plupart sur Boulogne, libérés par la Régie. Sous l'appellation lénifiante de Val-de-Seine ou de Cité bleue, il s'agit de l'une des dernières grandes opérations immobilières à proximité immédiate de Paris.