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mercredi 12 novembre 2008

P.C. Baguet demande la venue d'un maire PS à Boulogne !


Vous regardez de temps en temps en video nos conseils municipaux ?

Suite à des questions pertinentes de la gauche sur les V'Lib (aller à : 3h06mn)

On y voit notre maire et la droite municipale reconnaitre leur inaction et leur inconséquence en matière de piste cyclable...
Une attitude qui pourra bientot qualifier de criminelle vu les inévitables incidents corporels supplémentaires de deux roues qui vont avoir lieu.
La cohabitation généralisée avec les voitures et camions seront forcément plus dangeureuse.
Car aucune réelle anticipation sur les travaux de voirie n'a été réalisée depuis 2005 (3 ans !) pour les pistes cyclables. Ce n'est pourtant pas les alertes de la gauche qui auront manqué.

Les V'Lib sont maintenant en cours d'installation...mais toujours aucun planning sur les pistes cyclables ! ... sauf sur la voirie toute neuve de la Zac Seguin (parce que c'est la région qui paye 3 M€ !) ... mais où, paradoxe, aucun V'Lib ne sera implanté (trop éloigné du rayon de 1,5 Km de au delà de Paris !
On marche sur la tête. Même si les autres deux roues y trouveront enfin satisfaction.

Conclusion : Après avoir salué le travail de JP Huchon (!),
P.C. Baguet félicite le travail du maire adjoint parisien Pierre Mansat et
demande la venue d'un maire PS à Boulogne ! (à savoir : Bertrand Delanoé pour le féliciter d'inaugurer la nouvelle station V'Lib ;-) (aller à la séquence 3h22mn).

Vu le meilleur travail réalisé par les élus PS franciliens, ce sont les boulonnais qui exauceront un de ces jours le voeux de notre maire : permettre l'alternance et élire enfin un maire socialiste à Boulogne Billancourt !

dimanche 16 mars 2008

Un maire de Boulogne timidement élu : 56% ne sont pas convaincus

Comme l'annonce le site de notre ville, les résultats sont les suivants :

Municipales :

Elu : Liste Pierre-Christophe Baguet 15 080 voix (44, 27 %) (+2%) 40 sièges
Battus :
Liste Jean-Pierre Fourcade 11 886 voix (34,90 %)(+5%) 10 sièges
Liste Marie-Hélène Vouette 7 091 voix (20,82 %)(+2%) 5 sièges

Cantonales

Canton Nord-Est

Elue : Marie-France de Rose 4 364 voix (55,02 %)
Battue : Dorothée Pineau 3 567 voix (44,97 %)

Canton Sud

Elue : Marie-Laure Godin 6 860 voix (55,44 %)
Battu : Pierre Gaborit 5 513 voix (44,55 %)


Commentaires:

Municipales
- Baguet élu sans avoir convaincu une majorité de boulonnais (56% d'opposants !)

Il ne pourra appliquer son programme sans l'infléchir, en fonction du message fort qui lui a été passé par les citoyens, au niveau local comme national.

Il devra prouver rapidement que les promesses n'engagent pas que ceux qui les écoutent.

Et comme audits et refonte des projets actuels prendront du temps, les électeurs vont vite déchanter. Ils ont choisi l'aventure, espérons que la ville et sa démocratie n'en souffriront pas trop.

- Le modem s'est reporté vers JP Fourcade à hauteur des deux tiers.


Cantonales
- Le conseil général ne bénéficiera pas de la chance d'avoir en son sein un homme comme Pierre Gaborit.
- D. Pineau faisant un score surprise, conserve un avenir prometteur dans cette ville

mardi 11 mars 2008

Second tour des Municipales 2008 : le vote utile à gauche.


Qui sera le contrepouvoir attentif de M. Baguet ?

Surement pas JP Fourcade qui n'a aucune chance d'être élu et n'a aucun dauphin désigné.
Il va récupérer la moitié des 7% du modem, et perdre les 10% chippés au PS... = 24% ?

Non c'est la gauche qui jouera ce role, dans le cas où les bolonnais ne veulent pas laisser la ville dans les mains de Sarkozy pour ... 12 ans minimum ?
Avec ses 30% plus la moitié des 7% du modem, plus les déçus de Fourcade (12% ?) = 36% ? (Comme à la présidentielle pour Ségolène : 33,34% plus les déçus de Sarkozy...)

Conclusion : quel est le vote utile ? c'est la gauche !

C'est ce que rappelle Marie-Helene Vouette dans Le Parisien :

"
...
Quant à la candidate du PS, Marie-Hélène Vouette, elle a estimé que «la primaire à droite était terminée». Elle a appelé «les électeurs de gauche qui ont voté Fourcade pour éviter Baguet» à revenir dans son camp au second tour."

dimanche 9 mars 2008

Premier tour des Municipales 2008 : Baguet donné gagnant

Les résultats des Municipales :

http://www.boulognebillancourt.com/cms/index.php


Le quarté gagnant est :

Baguet (UMP) 43%
Fourcade (DVD) 30%
Vouette (Gauche) 19%
Canet (Modem) 8%

Constats :
1) Grave échec à droite pour le maire sortant, à 13% du Challenger : Fourcade n'a pas convaincu.
Le syndrome Martinon ne pouvait se reproduire.
Sans le soutien et ... le financement de l'UMP, ca fait mal...

2) Vote utile de la gauche vers Fourcade pour barrer la route à Baguet ?

Pronostics :

1) Le modem ne devrait pas se rallier au PS ni à Fourcade, auquels il ne peut rien offrir d'interessant ?

2) Fourcade pourrait se maintenir, juste pour placer ses quelques amis, (sauf à se dédir de sa promesse : "Si je suis deuxième, je me maintiendrai"), et diminuant ainsi d'autant le nombre d'élus de gauche au conseil municipal.

3) Malgrés le resultat net lors de la primaire à droite au premier tour, il y a risque qu'une bonne partie des électeurs de Fourcade ne se rassemblent pas autour de Baguet.

4) Sarkozy va peut-être demander à Baguet de tendre la main à Fourcade (quelques lots maintenus dans l'ile seguin ;-) ) pour obtenir son désistement et assurer une très large victoire (66% ?) à Boulogne et avoir les coudées franches plutot qu'un poussif 56% ?

5) La gauche va se rassembler largement pour constituer un réelle force d'opposition constructive au conseil municipal, si l'UMP l'emportait.

samedi 8 mars 2008

"L'impossibilité d’une île"

Si les habitants de notre ville sont apparemment lassés que la campagne évoque moins leur quotidien que cette ile lointaine, il n'en reste pas moins que le bilan actuel est peu concluant.

De quoi pousser dehors un ex-maire qui peine à convaincre et qui n'y croit pas lui-même....



Pour mémoire, ci dessous deux coups de gueule interessants, et une synthèse :

1) ARCHICOOL.COM: "L'impossibilité d’une île"

"Si l’île est féminine et le continent est masculin, alors l’histoire de l’île Seguin ( 92, Boulogne Billancourt,) est facile à réécrire.

D’abord asservie, se confondant physiquement à sa tache de production ( l’usine Renault ), puis délaissée, anéantie, mais comme ce n’est pas suffisant et que nous sommes en France, on va se dépêcher de l’enfermer, la reclure ; cela sera le projet de façade enveloppe, caricatural, grotesque hymne petit-bourgeois à la propriété et à sa clôture, à l’enfermement, au dedans et au dehors, comme par hasard, on ne trouvera comme fonction à implanter, que des services administratifs ( vraie-fausse université, hypothétique centre administratif d’un institut médical, logements d’artistes, bref ! c’est aussi excitant qu’un couvent.

Comme par hasard, la seule tentative de greffe d’une initiative d’animation se soldera par un rejet. Rejet par jet de l’éponge, suite à l’incapacité de “consacrer” l’île à un statut d’équité avec le continent.

Après la séquence du couvent, qui semble, heureusement, bien partie pour couler corps et biens, l’ordre des choses, c’est l’enterrement, la mise en terre définitive dans un magnifique cimetière ( un jardin de sculptures.)

Il y a une malédiction sur l’île Seguin, ( et surtout un sol très pollué.) pas question d’y amener la vie et la ville. En tout cas 16 années de perdues... C’est indécent et vulgaire. Ne rien avoir su faire en seize ans, c’est une violence adressée aux mal-logés qui attendent depuis des décennies.

J.A "


L'article ici.


2) "Symbolique de l’île Seguin" par François Grether, architecte-urbaniste

Après de longues tergiversations… Dès l’annonce la fermeture de l’usine, l’Etat confie une mission à Jean Eudes Roullier pour orienter le devenir de ce lieu emblématique. Ses propositions, élaborées avec Alexandre Chemetoff, sont développées par une seconde mission que l’Etat confie à Jean Pierre Morelon, avant de mettre fin à celle-ci deux ans plus tard. Les Villes de Boulogne-Billancourt et Meudon montrent alors leurs propres propositions. Puis, Renault, pour faire avancer les choses, fait établir de grandes maquettes par six architectes reconnus, si ce n’est célèbres, Chaix/Morel, Piano, Portzamparc, Reichen/Robert, Rogers, Tschumi, sans suite. Le Syndicat mixte des 6 Communes les plus proches consultent trois architectes urbanistes, Jean Pierre Buffi, Paul Chemetov, Bruno Fortier, afin d’établir un "plan guide". Les propositions de Fortier suscitent, dans "Le Monde", les foudres de Jean Nouvel, "Boulogne assassine Billancourt", et est abandonné.

A partir de 2000, le projet urbain mené par Jean Louis Subileau, François Barré, et Michel Desvigne et moi même est concerté, exposé plusieurs fois, soumis à enquête publique, inscrit dans le Plan Local d’Urbanisme. L’épisode de la Fondation, voulue puis répudiée par M. Pinault, déclenche l’intervention d’une commission d’expertise du projet d’ensemble coprésidée par Nicolas Sarkozy et Jean Pierre Fourcade. Celle-ci apprécie et préconise la poursuite du projet urbain. Aujourd’hui, après 20 ans d’études et débats, retour à la case départ ?

Ambitions, mises en question

Le projet, dont la mise en œuvre est commencée, vise à constituer un lieu d’exception, porteur de fortes promesses. Avec un travail sur la mémoire de l’époque industrielle, il s’appuie sur le souvenir de la forme globale de l’île. Sur l’ancien socle se déploie une "terrasse-jardin" de plus de cinq hectares, espace public singulier en complémentarité avec les parcs des deux autres îles du méandre de la Seine. Sur les deux kilomètres des bords de l’eau, s’étend une promenade annulaire, avec ses embarcadères, surmontée d’une "galerie animée" injustement comprise, grand équipement culturel et ludique très original, écho contemporain de la colonnade de l’île des musées de Berlin. Ces réalisations s’inscrivent dans la programmation de "l’île des deux cultures", arts et sciences, avec notamment l’Université Américaine de Paris et New York, l’Institut du Cancer, les scènes de musiques actuelles, l’hébergement de chercheurs et artistes, etc.

Effets d’annonce perpétuels

L’île est entourée par de nombreux jardins, Parc de St Cloud, Parc du Brimborion, nouveau Parc de Billancourt, parcs de l’île St Germain et de l’île de Monsieur. Quel peut être le rôle d’une vocation exclusivement paysagère ? Le projet en cours, préparé depuis huit années, comporte encore d’importantes disponibilités, en particulier sur toute l’étendue des pointes amont et aval de l’île. Pour de nouveaux responsables, il peut aisément accueillir les réalisations les plus significatives...

Effacer le souvenir de l’usine Renault ! Faire table rase de la démarche d’un projet engagé, novateur et ouvert ! Repartir sans cesse de zéro ! Relancer cinq ou six années de procédure ! Quel peut être le sens profond de défaire sans jamais faire ? Quel gâchis ! Mais surtout, pour la France, quelle grande symbolique en un lieu particulièrement emblématique ? A l’évidence, celle de l’inefficience !"


L'article ici.


3) 20MINUTES : "L'île Seguin pourrait repartir à contre-courant"

"L'un veut faire table rase et lancer un nouveau projet. L'autre est reparti en campagne à 78 ans pour sauver le sien. Pierre-Christophe Baguet (UMP) et Jean-Pierre Fourcade (DVD), les deux favoris de l'élection à Boulogne-Billancourt, se déchirent sur l'aménagement de l'île Seguin.

L'ancien maire (jusqu'en 2007) Jean-Pierre Fourcade défend un projet décomposé en trois volets : un pôle scientifique, un pôle culturel et un pôle « accueil et hébergement ». Dans le premier, il souhaite attirer les sièges de l'Inca (Institut national du cancer), l'Inserm et le CNRS. La partie culturelle sera constituée soit d'un centre de création contemporain, soit d'un centre d'art contemporain. Ce secteur accueillerait aussi une salle des musiques actuelles (Smac). Pour l'espace d'accueil, un grand hôtel est prévu. « Il est actuellement bloqué par un recours, déposé par un membre de la liste Baguet », s'énerve le sénateur. Un accord a aussi été trouvé pour l'implantation de l'université américaine de Paris. C'est d'ailleurs la seule chose que Pierre-Christophe Baguet conserverait s'il est élu. Pour le reste, il pointe cinq projets publics et deux privés « qui ne rapporteraient rien à la ville ». Alors on annule et on recommence. « L'Inca et l'Inserm devraient se rapprocher, et ont vocation à aller à Villejuif, pas sur l'île Seguin. Pour la Smac, Fourcade n'a obtenu aucune subvention. Concernant l'hôtel, l'Intercontinental et la Cogedim - le promoteur - ne veulent plus rester sur l'île, justifie le candidat UMP. Moi je créerai un pôle médias et culture, et un autre événement, qui feront gagner de l'argent à la ville, et la rendront plus ouverte aux habitants. »

Les deux autres candidats à l'élection ont des positions plus modérées : Sylvain Canet (MoDem) « souhaite conserver les projets actuels, mais mettre tout cela davantage en cohérence pour en faire une vraie "Cité des lumières du XXIe siècle" ». Marie-Hélène Vouette (PS) ne veut pas « remettre en question ce qui a été lancé. Mais il manque un projet pour la pointe aval, où je verrais bien une Université des savoirs numériques. »


Mickaël Bosredon

L'article ici.



PS: Effectivement, le Val de Marne rode déjà autour de l'INCa...

lundi 25 février 2008

"L'île Seguin victime des élections municipales"


Municipales :

Les boulonnais lisent les projets, réfléchissent. Pour qui voter ?

On pense Baguet en tête, et si c'était un mauvais choix ?


Ceux de droite s'interrogent...

1) faire confiance au jeune loup ambitieux, d'apparence humain et accessible ?
soutenir une équipe renouvelée ? miser sur son projet prometteur, soutenu par l'état et le département...?

mais ... sans réel bilan, ... sans projet financé,
repoussant bientôt aux calendes grecques les réalisations
alors que les échéances promises par l'équipe actuelle s'approchaient enfin ...

(on entend déjà PC. Baguet :
"il me faut du temps ! un 2ème (3ème...) mandat pour parvenir à honorer mes promesses !")


2) ou renouveler la confiance au vieux matelot,
ayant par le passé sorti le navire de la tempête,
au caractère bien trempé et distant,
mais riche des valeurs du passé, ... droiture, indépendance, compétence,
au projet modeste et trop raisonnable,
mais en passe de livrer des réalisations concrètes.

3) pratiquer l'aventure du Modem ? peu crédible ? tant leur posture est illisible ? quel bilan ?
Tentant de ratisser les déçus de gauche et de droite, déçu de n'être pas le seul à droite à rassembler les opposants de Baguet...

4) ou tenter l'alternance en confiant à la gauche de M.H. Vouette et ses actuels conseillers municipaux
le devoir d'une synthèse entre social et progrès, enthousiasme et ouverture ?

Osons !


Pendant se temps, certains sont en colère du gachis que la droite promet pour la ville.

L'EXPRESS:

"Campagne municipale oblige, le prétendant à la mairie de Boulogne Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, vient d'annoncer son intention de transformer l'Ile Seguin en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés. Rudy Ricciotti, grand prix national d'architecture 2006, s'insurge contre ce plan alternatif et se confie à LExpress.fr.

Raser le travail de nombreuses années de réflexions urbaines relève directement du hooliganisme", lance Rudy Ricciotti excédé par le plan du candidat officiel de l'UMP, Pierre-Christophe Baguet, pour l'Ile Seguin. Ce dernier vient en effet d'annoncer son intention de transformer ces onze hectares "mythiques" en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés, notamment l'Institut national du Cancer, l'Inserm, une résidence pour chercheurs et artistes, et l'Université Américaine de Paris.
Déjà, le 16 janvier dernier, sur LExpress.fr, l'ancien maire Jean-Pierre Fourcade dénonçait ce procédé de la table rase et annonçait sa candidature "dissidente" aux municipales pour défendre son projet de réhabilitation des terrains Renault. Pour sa part, Rudy Ricciotti déplore ce manque d'idées sur l'avenir des villes. Entretien.
Vous deviez construire une salle de musique actuelle sur l'Ile Seguin, apparemment le projet est mis en suspend. Que vous inspire la refonte de l'aménagement de l'Ile Seguin avancée par le candidat UMP Pierre-Christophe Baguet?Je suis estomaqué par la violence et le cynisme avec lequel on fout en l'air des années de travail, de concertation, de consultation, qui sont l'énergie propre et utile à l'aménagement des terrains Renault à Boulogne Billancourt. Je peux comprendre que les enjeux électoralistes puissent armer des idées nouvelles, mais dans ce cas précis, il s'agit d'éradiquer l'aménagement prévu, c'est tout de même assez grave. Pour ma part, je devais construire un équipement culturel qui était le plus petit de l'Ile par sa taille, je serais néanmoins curieux de connaître la position de mes confrères qui avaient des engagements plus importants sur ce site, tels l'architecte Jean-Paul Viguier, le paysagiste Michel Desvignes, l'urbaniste François Grether. Reste que plus personne n'ose se mouiller, le courage n'est pas la spécialité des intellectuels de gauche. Ce jardin de sculptures géant est une ânerie, un endroit où les gens iront promener leur chien, à condition que cette Ile, vidée de son activité, ne soit pas un coupe gorge! Qu'en pense, par exemple, le critique d'art Jérome Sens lui qui devait participer au choix des artistes qui seraient exposés sur la future ceinture de l'Ile?
DR
Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin par la Saem-Val-de-Seine.
Ce projet présidentiel sorti des cartons en à peine dix jours a reçu le soutien du département et de l'Etat, cette attitude n'est-elle pas en contradiction avec les propos de Nicolas Sarkozy tenus à l'inauguration de la Cité de l'Architecture et du patrimoine en septembre dernier?J'étais présent à l'inauguration de la Cité de l'architecture, en septembre dernier, avec bon nombre de mes collègues, notamment Jean Nouvel, Dominique Perraut, Christian de Portzamparc, avec lesquels nous étions conviés à une réunion à l'Elysée. Je ne retrouve pas dans cette manière de faire ce qui nous avait tous enthousiasmé chez Nicolas Sarkozy ; je ressentais alors chez le président une volonté d'associer la pensée à l'énergie. La désillusion est forte, une sensation de "navigue à vue" associée à la parole du dernier qui parle, deviennent alors l'ombre portée d'un déficit de projet esthétique et de projet de société.
Cette volte face dans l'aménagement d'un territoire qui s'inscrit dans le Grand Paris n'est elle pas la preuve d'un désarroi dans la manière de "construire" la ville aujourd'hui?J'avais déjà déclaré dans le Monde sur un autre sujet que l'absence et la béance étaient érigées à l'altitude des Beaux Arts. Le scénario se renouvelle sans cesse, c'est la sexualité androgyne d'une technocratie de mes deux! Chlorophylle et sculpture, c'est presque le retour du félibrige, qui vient du latin "felare" qui veut dire l'art de sucer le sucre. J'imagine déjà sur l'Ile Seguin des petits arbustes tout neuf et de l'art comptant pour rien. On prend les artistes pour des cons. Aucun sculpteur n'acceptera d'installer une oeuvre immortelle dans un scénario urbanistique à la Verdun. Je n'ose même pas imaginer le point de vue des arbustes si l'on demandait leur avis.
Tout projet d'aménagement urbain repose sur une dynamique économique et culturelle, celle prévue sur l'Ile Seguin reposait sur la recherche et la culture, n'était-ce pas là, une forme d'équilibre?Rejeter les habitants de l'Ile mais aussi les nouvelles technologies et la culture tel qu'il est proposé relève de la mortification du vivant. En fait, l'horizon métaphysique de l'Ile Seguin sera d'être un impensé politique."


26/02: La réponse n'a pas tardé (voir commentaire ci dessous).

Et le tac au tac s'en suit ici !

02/03: Et cela continue ci-dessous :

"L’île des deux cultures" par Christian Devillers, architecte

Après le temps des procédures et de la concertation publique qui a pu paraître long à certains, le huitième quartier de Boulogne-Billancourt est en chantier sur les terrains des anciennes usines Renault. 2.500 logements et résidences, 104.000 m² shon de bureaux et 30.000 m² shon de commerces et d’équipements, la moitié du parc de 7 ha, 3 ponts vers l’Ile Seguin, soit près de la moitié des programmes auront été livrés dans les trois prochaines années.

Le niveau d’exigence des cahiers des charges environnementaux et la désignation par concours internationaux de tous les architectes, urbanistes, paysagistes soit actuellement 58 équipes font de cette grande opération un exemple de ce qu’on peut réaliser de mieux aujourd’hui en matière d’innovation et de qualité architecturale et urbaine mais aussi de mixité et de solidarité sociale en incluant l’opération ANRU de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres.

En termes quantitatifs l’Ile Seguin ne représente qu’une petite partie des terrains et des programmes mais elle semble en porter les enjeux symboliques les plus forts et les plus divers, aussi bien pour ceux qui se réclament de la mémoire ouvrière que pour les tenants d’un jardin de sculpture.

Le projet actuel, en cours de réalisation, consacre l’île aux "deux cultures", c’est-à-dire à l’enseignement et à la recherche scientifiques et artistiques. Elle sera largement ouverte à tous les publics par ses lieux d’exposition, ses jardins et sa façade promenade sur la Seine. C’est un programme ambitieux, évidemment plus long et plus difficile à réaliser qu’une urbanisation commerciale, mais qui, seul, est capable de doter Boulogne-Billancourt d’un lieu de rayonnement international. Grâce aux investissements importants engagés par la Ville, au partenariat avec les institutions et les entreprises et surtout après des dizaines de réunions de concertation avec les Boulonnais et les riverains du Val de Seine cette ambition est en train de se réaliser. Il serait regrettable qu’elle soit ruinée par des candidats à la mairie ou par des personnalités étrangères à la ville qui, feignant d’ignorer les investissements réalisés et le travail accompli, n’ont à proposer que des programmes récréatifs sans envergure sous prétexte qu’ils seraient plus "populaires".

Egalement signataires de ce texte : Philippe Dubus (agence Philippe Dubus), Adrien Dumont et Maria Colomer, Patrick Chavannes (agence Chavannes Architecture & Urbanisme), Robert Chapellier (Dacbert Cochet Chapellier Architectes Associés), Jean-Paul Viguier, Daniel Vaniche (DVVD), Florence Lipsky (Lipsky + Rollet architectes), Stéphane Maupin, Umberto Napolitano (Lan Architecture), Roger Diener (Diener & Diener Architekten), Anne Mie Depuydt (uapS Anne MieDepuydt & Erik Van Daele), Yves Pagès et Benoît le Thierry d’Ennequin (explorations architecture), Philippe Coignet (OLM), François Grether.

mardi 12 février 2008

Boulogne : Sondage à droite : deux candidats au coude à coude !

Pendant que Neuilly sombre dans le grotesque, les déchirements des listes de droite se multiplient en Ile de France.


Saint-Germain-en-Laye, Versailles, Le Chesnay, Le Vésinet, Chambourcy, Joinville, Livry-Gargan et Boulogne-Billancourt...

où selon un sondage, JP Fourcade talonnerait de quelques points PC Baguet !! Une surprise qui donne des ailes à l'ancien maire et à son équipe !




Panique chez l'UMP !


Ce fractionnement pourrait laisser la gauche de M.H. Vouette en tête au premier tour ? et créer un surprise au second ?

D'autant qu'elle est la seule à avoir un vrai programme structuré et publié très tôt.


Ci ce n'est pas le cas, ce fractionnement pourrait permettre la victoire de JP Fourcade au second, une fois allié au Modem (avec une place peut-être promise au conseil municipal pour Sylvain Canet ?).

Reste à deviner l'attitude de la gauche lors de ce second tour :

- maximisation de son poids au conseil municpal en serrant les rangs,

- ou barrage contre Baguet et report partiel de voix vers JP Fourcade ? car résolument hostiles au vassal de Sarkozy et sachant à quoi s'en tenir jusqu'à présent ?

L'UMP ne peut se permettre un nouveau camouflet et lacher PC. Baguet, son destin pourrait donc être dans ce cas scellé...

Tout dépendra aussi de la crédibilité des projets, qui commencent désormais à s'éclaircir.






Donc, vérifiez bien que votre candidat incarne les qualités qui seront gage d'une bonne gestion des affaires de votre ville...

mercredi 6 février 2008

Promenade virtuelle en 3D à l'intérieur du projet "Rives de Seine"


Accès à la video. C'est spectaculaire, on s'y croirait. Voir si la réalité sera à la hauteur.


Mais... vous n'avec pas remarqué quelque chose ?

Avez-vous distingué une piste cyclable ? un équipement sportif ou un square de basket pour les jeunes ? un ciné ou un théatre ? ou est la convivialité ?

Travailler plus, ou fraternité ? quel avenir veut-on pour nos citoyens ?


Le monde qu'on nous prépare doit replacer l'humain au centre de la ville. Ces batiments massifs, aux parois de verre et d'acier glaçant laisse le piéton anonyme et de passage. Il faut lui donner l'occasion de s'arreter, d'échanger, de parler au papy posté à sa fenetre du Rdc, jouer aux boules et acheter un journal au kiosque, écouter du violoncelle au kiosque à musique, écouter le gignol du jardin.

Peu mieux faire M. Fourcade... Encore un effort.


L'article du Moniteur-Expert:

"L’île Seguin, enjeu des municipales à Boulogne-Billancourt (+ vidéo)

Quel avenir pour l’île Seguin ? La réponse appartient aux Boulonnais qui, les 9 et 16 mars prochain, auront à se prononcer entre deux projets contradictoires : d’un côté, celui de "jardin-musée de sculptures", cher à Nicolas Sarkozy, porté par Pierre-Christophe Baguet, candidat désigné par l’UMP ; de l’autre, celui imaginé par la SAEM Val de Seine Aménagement, défendu par son président, Jean-Pierre Fourcade, aujourd’hui adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, chargé des finances et qui à 78 ans, repart à la bataille, après s’être mis en congé de l’UMP. Articulé autour du concept d’île des deux cultures, le projet de la SEM prévoit la construction de 175.000 m2 shon (résidences pour chercheurs et artistes, hôtel, campus universitaire, bureaux…) et la création d’un terrasse-jardin de 4,5 ha.

C’est un entretien accordé par Georges Marc Benamou au quotidien Libération (23 janvier) qui propulse l’île Seguin au cœur de la campagne municipale. "Il existe un projet fantastique, faire de l’île Seguin le plus grand jardin-musée de sculptures du monde, déclare le conseiller culturel du président de la République. C’est un rêve ancien de Nicolas Sarkozy quand il était président du conseil général des Hauts-de-Seine, ajoute-t-il, avant de préciser les contours du projet : Ce sera un musée à ciel ouvert : sur 13 hectares, des sculptures, une sorte de Zénith nouvelle génération, un grand musée, des ateliers d’art numérique, des lieux d’animation…Le grand lieu de vie, de promenade des Parisiens". Ce projet, qui coûterait environ 200 millions d’euros, est configuré par Daniel Janicot à qui le conseil général des Hauts-de-Seine a confié une mission d’étude sur le projet de "vallée de la culture". Fin 2006, ce conseiller d’Etat avait été nommé responsable de la mission de préfiguration du Centre européen de création contemporaine, projet lancé par Dominique de Villepin pour remplacer la fondation Pinault sur la pointe aval de l’île, et lui aussi abandonné.

Promesses de vente signées
Pour Jean-Pierre Fourcade, un jardin de sculptures occupant toute l’île Seguin est une idée "farfelue". "Sa réalisation entraînera des contentieux avec les promoteurs et des problèmes financiers", estime-t-il. La SEM, qui a acheté les 11,2 ha de l’île (à l’exception de 6.000 m2 conservés par Renault) pour 43 millions d’euros a déjà signé des promesses de vente avec trois opérateurs : le groupement Cogedim/Mosaïque/ Intercontinental pour la construction d’un hôtel 4 étoiles de 11.000 m2 (architecte : Opéra) ; la Caisse des dépôts et consignations et ING pour une résidence pour chercheurs et artistes de 12.500 m2 (architecte: FOA) et the American University of Paris pour l’implantation d’un campus de 21.000 m2 (architecte : Jean-Paul Viguier). "Il faudrait compter entre 5 et 6 millions d’euros d’indemnité par promoteur en cas de remise en cause de leur projet", estime Jean-Louis Subileau, directeur général délégué de la SAEM Val de Seine Aménagement.

Aujourd’hui, celui de l’hôtel est bloqué, le permis de construire faisant l’objet d’un recours. "Tout a été organisé pour que les travaux ne démarrent pas comme prévu fin 2007", remarque Jean-Pierre Fourcade. Les permis de construire des deux autres opérations ont été déposés. Par ailleurs, un quatrième projet est déjà bien avancé : celui de SMAC (Scène de musiques actuelles), un équipement de 6.000 m2, conçu par Rudy Ricciotti, avec la ville de Boulogne-Billancourt comme maître d’ouvrage.

Déficit financier
Selon Jean-Pierre Fourcade, la remise à plat du projet d’aménagement de l’île Seguin entraînerait un déficit de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros. "Sachant que la ville de Boulogne-Billancourt est actionnaire de la SAEM Val de Seine Aménagement à hauteur de 64%, elle devra payer 64% du déficit", indique-t-il, les autres actionnaires étant la Caisse de dépôts et consignations (15%), le conseil général des Hauts-de-Seine (10%), la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France et Dexia (5% chacun).
"Notre projet culturel est une alternative intéressante au bétonnage de l’île conduite par Jean-Pierre Fourcade à un prix exorbitant, réplique Pierre-Christophe Baguet, cité par le journal Le Monde (27-28 janvier 2008). Quel est son projet ? Confisquer l’île Seguin au profit des pôles administratifs qui laisseront le site vide le soir et les jours fériés. Plutôt que de faire de ce lieu un ghetto pour privilégiés et hauts fonctionnaires, qui ne rapportera pas un centime de taxe professionnelle à la ville de Boulogne-Billancourt, ouvrons l’île aux Boulonnais en créant ici un lieu culturel très innovant". Le candidat UMP aurait par ailleurs noué des contacts avec les promoteurs pour évoquer un transfert de leurs projets sur le Trapèze.

Question au Premier ministre
Quant à la liste d’Union et Citoyenne (PS, PCF, MRC, Verts), emmenée par Marie-Hélène Vouette, elle est favorable au maintien des projets déjà engagés, au motif que leur annulation obligerait à des compensations financières trop importantes mais propose la création de plusieurs équipements : un Espace dédié à l’histoire sociale et industrielle du site de Billancourt, une Cité des savoirs du 21ème siècle...
D’ici aux élections municipales, un élément nouveau pourrait intervenir avec la réponse du Premier ministre à la question que lui a posée Jean-Pierre Fourcade, sénateur des Hauts-de-Seine. "La question se pose de savoir à quel titre un conseiller du président de la République peut intervenir sur un territoire municipal et mettre en péril les promesses de ventes déjà intervenues" s'interrogeait-il devant le Sénat le 31 janvier dernier. Pour l'heure, la question est toujours sans réponse."

samedi 2 février 2008

Municipales : Le programme du PS : l'alternative à saisir


Le programme du PS et de ses alliés est paru : on peut le trouver à l'adresse suivante.




Bonne lecture !

jeudi 31 janvier 2008

"Boulogne-Billancourt : une île au centre de la campagne"




Malgré un bilan mitigé, bientot l'union sacrée contre Baguet ?

Avant de lire le blog plein d'humour de Pierre Catalan, lisons l'article de Libération :


"A Boulogne-Billancourt, les électeurs hésitants seront rares. Car ici, dans les Hauts-de-Seine, plus que nulle part ailleurs, l’enjeu de l’élection municipale est clairement identifié. Le 9 mars, il s’agira de trancher un spectaculaire débat d’urbanisme : que faire de l’île Seguin, site en friche depuis la fermeture, en 1992, de la mythique usine Renault ? S’ils veulent y voir fleurir le vaste «jardin des sculptures» dont rêverait Nicolas Sarkozy, ils voteront sans hésiter pour le candidat investi par l’UMP, le député Pierre-Christophe Baguet. S’ils préfèrent un aménagement plus urbain, mêlant logements, bureaux et équipement culturel, ils auront à choisir entre le sénateur Jean-Pierre Fourcade, leur ancien maire (de juin 1995 à mars 2007), et quelques autres candidats, notamment ceux du Modem, Sylvain Canet, ou du PS, Marie-Hélène Vouette.
Sur le même sujet
Interview «C’est une sorte de principauté»
Sylvain Canet, un centriste en embuscade
la phrase
Abandon.En révélant le 23 janvier dans Libération que le chef de l’Etat entendait réaliser sur l’île l’un des «grands projets» de son quinquennat, le conseiller culturel de l’Elysée, Georges-Marc Benamou, a, volontairement ou non, nationalisé le scrutin. L’aménagement de ces onze précieux hectares au milieu de la Seine n’est évidemment pas le seul enjeu de la municipale. Les candidats s’opposent sur le logement et sur les transports. Mais c’est bien pour ou contre «l’île Sarkozy» que de nombreux électeurs risquent de se déterminer.
En s’exprimant sans retenue sur le «fantastique projet» du Président, l’imprudent Benamou a donné aux adversaires de Pierre-Christophe Baguet des arguments inespérés. «C’est extraordinaire ! Depuis quand décide-t-on à l’Elysée de l’aménagement d’un terrain communal ?» s’étrangle Fourcade. L’île a été achetée 43 millions d’euros à Renault par une société d’économie mixte (SEM) dans laquelle la ville est largement majoritaire. Selon le sénateur, l’abandon du projet piloté par la SEM ferait perdre près de 200 millions d’euros de charges foncières, sans compter le coût des contentieux provoqués par l’annulation.
Sur fond de sarkoscepticisme grandissant, Baguet n’insiste pas trop sur sa proximité avec le Président et ses relais dans les Hauts-de-Seine : Patrick Devedjian, président du conseil général et le jeune Thierry Solère, «l’homme de Sarkozy» à Boulogne-Billancourt, probable premier adjoint en cas de victoire. Formé, il en est fier, à «l’école Santini» - il fit ses premiers pas en politique comme directeur de cabinet du maire (alors UDF) d’Issy-les-Moulineaux -, Baguet joue la carte de l’élu de terrain. Lui, c’est «Pierre-Christophe», l’enfant de Boulogne, rejeton d’une famille nombreuse et catholique bien connue dans la ville. Les commerçants, à qui il sait dire tout ce qu’ils veulent entendre, le trouvent «tellement sympathique». Ancien animateur socio-éducatif, surnommé «Bac moins cinq» par ses détracteurs, il ignore superbement le procès en incompétence qui lui est fait. Il «rame sur le terrain» depuis vingt-cinq ans. Il s’est fait élire député à deux reprises, avec près de 60 % des suffrages. Il a su, au prix de divers retournements d’alliance, s’imposer contre les anciens maires Georges Gorse et Paul Graziani.
Pour débarquer ce dernier, en 1995, il avait fait appel à Jean-Pierre Fourcade, parce qu’à 40 ans il se sentait un peu vert pour remettre d’équerre la ville en faillite, plombée par une ZAC à la dérive. L’ex-ministre des Finances de VGE (le dernier à avoir fait voter, en 1975, un budget en équilibre) avait une solide réputation de gestionnaire. Il a, personne ne le conteste, sorti Boulogne de l’ornière. Mais, Baguet le jure, un «contrat» entre eux stipulait que Fourcade devait ensuite passer la main.
Mais Fourcade, lui, ne veut pas de Baguet. Bien conscient qu’il était délicat de briguer, à 78 ans, un nouveau mandat de six ans, il a démissionné au printemps pour laisser son fauteuil à son premier adjoint, Pierre-Mathieu Duhamel, énarque quinquagénaire, proche d’Alain Juppé. Maire sortant, Duhamel devait naturellement se voir accorder l’investiture UMP. Raté : la direction nationale du parti a préféré Baguet, récompensé pour avoir été, fin 2006, le tout premier député UDF a se ranger derrière Sarkozy. Furieux, Fourcade a donc décidé de prendre le risque du combat de trop. La majorité des élus de la majorité sortante lui a demandé de se représenter. Le cheveu raz, il parle avec l’autorité d’un vieux chef militaire. Les terrains Renault, c’est son dossier, il veut le mener à bien. Tel un Paul Delouvrier planifiant ses villes nouvelles, l’homme semble tout droit sorti de la France du général de Gaulle. Dorothée Pineau, sa fidèle adjointe à l’urbanisme, conteste : «Fourcade est au contraire un pionnier du partenariat public-privé. Il a réuni 58 fois la commission de concertation sur l’avenir des terrains Renault.»
Naufrage.Reste que 78 ans, c’est beaucoup. Ses colistiers en conviennent, même s’ils soulignent son exceptionnelle énergie. «Il préside le conseil municipal plus de cinq heures d’affilée sans jamais s’interrompre pour pisser, ce type est monstrueux, c’est un phénomène biologique !» lâche un élu. «Depuis qu’il a annoncé sa candidature, il a rajeuni de dix ans», reconnaît Thierry Solère.
Mais, en campagne, il ne suffit pas d’être en forme. Sur le marché de Billancourt, tandis que Baguet distribue les promesses et les mots aimables, Fourcade se contente d’un passage éclair. Baguet lui prédit un naufrage cruel : comme le vieux Gorse en 1997, «il sera autour de 10 %». «L’île Seguin sera son tombeau», ajoute Solère. Fourcade, lui, certifie qu’il se présente pour gagner, et rien d’autre. Pour battre le candidat de Sarkozy, chacun sait, à Boulogne, qu’il faudrait, au second tour, une sorte d’union sacré entre le PS, le Modem et l’ancien ministre. Improbable, mais pas impossible…


L'article ici.

dimanche 20 janvier 2008

Bulletin PS : le BBO (Boulogne Billancourt Oxygène)

Toujours pertinents pour alerter sur les dérives de la municipalité actuelle, le PS de Boulogne informe les citoyens sur ce qu'on devrait exiger dans une ville telle que la notre.








jeudi 17 janvier 2008

"Marie-Hélène Vouette (PS) veut jouer les trouble-fête"


Si la triangulaire se poursuit, le PS pourrait tirer son épingle du jeu ? à la faveur d'un enjeu national et d'une désaffection d'avec la Sarkonisation de la France ?

Outre les dépêches, le dernier article décrivant cette candidature :

LE PARISIEN:
"Ingénieure et énarque de 46 ans, la socialiste Marie-Hélène Vouette conduit la liste Une ville à vivre, une ville d’avenir pour les prochaines municipales. Conseillère municipale sortante, elle ambitionne de faire mieux que les 31 % engrangés par la liste sur laquelle elle figurait en 2001. Et peut-être plus encore si la droite part divisée. Pour atteindre son but, Marie-Hélène Vouette peut compter sur les alliés historiques du PS [voir actualité des verts].

Entourée de Marc Fusina, directeur du travail et conseiller municipal depuis dix-huit ans, Jean-Michel Tisseyre, élu sortant et Vincent Guibert, dirigeant d’une société de conseil et acteur de la cité des savoirs du XXI e siècle, la leader de la gauche boulonnaise entend bien bousculer un ordre politique trop bien établi à son goût.

En comptant sur son expérience, elle qui a obtenu 43 % au second tour en 2001 sur le canton sud. Après être arrivée en tête au premier et ainsi devancé les deux candidats de droite.

Il lui reste désormais moins de deux mois pour présenter un programme qui tranche avec les autres candidats en lice.

Au lieu de s’opposer à la capitale voisine, Marie-Hélène Vouette entend jouer la carte de la proximité autant politique que géographique :

« Sur les équipements sportifs limitrophes comme Roland-Garros, Jean-Bouin, le Parc des Princes ou la piscine Molitor, mieux vaut agir avec plutôt que contre », argumente-t-elle.

Une philosophie qu’elle entend aussi faire sienne pour les crèches, les seniors, les services à domicile : « Ne vaut-il pas mieux le vivre ensemble plutôt que le chacun pour soi ? »

Concernant la circulation, gros point noir de Boulogne-Billancourt, Marie-Hélène Vouette préfère « les circulations douces plutôt que la manière forte ».

Pour l’île Seguin, enjeu majeur de l’avenir de Boulogne-Billancourt, la liste de Marie-Hélène Vouette présentera son programme le 24 janvier.

En attendant, la candidate estime qu’il faut « arrêter le projet de construction du centre culturel européen car l’état ne souhaite plus le financer. On économisera ainsi 50 millions d’euros, considère-t-elle. Il faut aussi stopper le projet de passerelle entre Sèvres et l’île. Ce qui générera une économie de 13 millions d’euros. Et dans le même registre, mettre à disposition de l’Institut national du cancer (INCa) des terrains pour la mise en place de bureaux administratifs, en contrepartie d’une contribution financière de l’Etat, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui. »

Pierre dans le jardin du candidat UMP Pierre-Christophe Baguet : « Ne pas décider de l’enfouissement d’une des artères principales de la ville sous le réseau du métro sans qu’il ait été démontré l’utilité et la faisabilité technique et financière de ce projet. »

Même chose sur le train de vie de la ville : « En réduisant les frais d’études et d’appels à des cabinets d’experts et de consultants et en utilisant les compétences internes, on pourra ainsi dégager 12 millions d’euros et 6 millions supplémentaires en réduisant les charges générales, de communication et de réception », estime Marie-Hélène Vouette. Laquelle plaide aussi pour une remunicipalisation de la piscine-patinoire : « Son exploitation permettrait de gagner 1 million d’euros chaque année. » "


Historique :

Marie-Hélène Vouette conduira la liste socialiste – Le Parisien – 25/10/07 - Roberto Cristofoli

Les socialistes ES SOCIALISTES boulonnais ont tranché : c'est une femme qui conduira la liste socialiste pour les prochaines municipales de mars 2008. Marie-Hélène Vouette, conseillère municipale sortante, a devancé sa principale concurrente Judith Shan. Administrateur civil au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, cette énarque de 45 ans n'est pas une novice en politique. Membre du PS depuis 1995, elle a obtenu 43 % au second tour des cantonales de 2001 dans le canton de Boulogne-Sud après être arrivée en tête au premier. Lors de son mandat de conseillère municipale d'opposition, elle a surtout mené une bataille acharnée en étroite collaboration avec l'actuel chef de file de l'opposition municipale Pierre Gaborit pour obtenir la dépollution des terrains Renault. « Le vote des militants en ma faveur peut être interprété comme un signe de renouvellement, mais la question de désigner une femme plutôt qu'un homme ne s'est pas posée », révèle-t-elle. Tout comme elle donne déjà le ton de la période préélectorale : « Nous allons faire une campagne de propositions, explique Marie-Hélène Vouette. Pas question pour nous de nous cantonner dans la critique, même si beaucoup de choses ne nous conviennent pas. » Figure historique du Parti socialiste à Boulogne-Billancourt, l'avocat Pierre Gaborit a renoncé à se porter candidat à la candidature pour les municipales, mais va concourir aux cantonales sur le canton de Boulogne-Sud. « Pour les municipales, je ne voulais pas être élu sur un conflit interne à la section », explique-t-il. Désigné à la quasi-unanimité par ses camarades, il part à l'assaut du canton qui englobe une partie d'Issy-les-Moulineaux et le sud de Boulogne-Billancourt, un territoire contrasté fait de HLM avec la cité du Pont de sèvres et une partie plus bourgeoise avec notamment l'avenue de la République. « La principale mission du conseil général, c'est surtout l'action sociale. Je constate qu'à Boulogne, il n'a pas fait grand-chose dans ce domaine, notamment à travers une maison médicalisée, une résidence pour personnes âgées ou encore un lieu d'accueil pour les malades d'Alzheimer, développe Pierre Gaborit. Un homme de gauche dans une ville où tous les mandats sont détenus par la même famille politique pourrait être d'une grande utilité. »
BOULOGNE-BILLANCOURT
17/01/2008 : LE PARISIEN : Marie-Hélène Vouette dévoile sa liste

LA LISTE rassemblant les différentes composantes de la gauche et conduite par la
socialiste Marie-Hélène Vouette vient d'être dévoilée. Pas ou peu de surprise à
la lecture des 55 personnes qui y figurent. Comme prévu, Marc Fusina se trouve
en seconde position alors que Judith Shan, battue lors des primaires
socialistes, occupe la troisième place. Les sortants comme Jean-Michel Tisseyre
(4 e ), Isabelle Goitia (7 e ), Arnaud Jutier (12 e ) figurent en haut de liste.
Seul Pierre Gaborit, figure emblématique de la gauche boulonnaise, est
volontairement inscrit au 54 e rang, l'obligation légale d'alterner un homme-une
femme, ne lui permettant de la clore symboliquement. La liste qui se veut «
d'union ouverte » a déjà donné deux rendez-vous aux Boulonnais : le mardi 22
janvier à 20 heures pour une réunion publique sur l'île Seguin (salle Fougères,
sur la Grand-Place). Et le samedi 2 février, de 16 heures à 19 heures : pour la
présentation du programme global de la liste d'union (sur la Grand-Place).

mercredi 16 janvier 2008

"Boulogne: Fourcade repart au combat"

Quelle stratégie pour JP Fourcade ?

Après avoir tardé à céder sa place à un PM Duhamel qui a jeté l'éponge, il repart au combat. Est-ce une feinte pour mieux négocier des places de choix avant un ralliement de dernière minute ? Rien n'est moins sur vu la haine qu'ils se vouent... Et Juppé qui aurait aimé retrouver de l'influence...

Ou défendre les alliances passées avec les promoteurs actifs sur la ville dont les appuis risquent de changer de camp ?

Ou prendre position pour son poulain en vue du bilan 2014, en cas de fiasco du futur maire ?

Ce qui est sur c'est que le département (Devedjian) espère offrir sur un plateau à son concurrent Baguet tous les projets qu'il a gelé pour asphyxier la carrière de leurs ennemis jurés. (Renovation du Pont de Sèvres, Rachat du Chateau Rothshild, transports, etc...). L'intérêt du citoyen, c'est secondaire...



JDD 20/01 :


Le JDD : Municipales 16/01/2008

Boulogne: Fourcade repart au combat

"Parce que son héritier, Pierre-Mathieu Duhamel, à qui il avait laissé son siège en mars dernier, a été désavoué par l'UMP qui a décidé de donner son investiture à Boulogne-Billancourt à Pierre-Christophe Baguet, Jean-Pierre Fourcade a décidé de se lancer dans la bataille municipale en dissident. A 78 ans, l'ancien ministre sous Valery Giscard d'Estaing, maire de Boulogne de 1995 à 2007 après avoir été celui de Saint-Cloud de 1971 à 1992 entend défendre son projet d'aménagement de l'île Seguin qui n'est pas du goût de l'UMP."



L'EXPRESS: L'île Seguin sème la zizanie à Boulogne-Billancourt

Michèle Leloup

"Fâché par l'attitude du la majorité présidentielle à l'égard de ses projets d'aménagement de l'île Seguin, Jean-Pierre Fourcade entre en dissidence à Boulogne-Billancourt et s'opposera au candidat officiel de l'UMP lors des prochaines municipales. Récit.

"J'attaque!"

"Dans une forme olympique à 78 ans, Jean Pierre Fourcade, sénateur des Hauts de Seine, a décidé de se présenter aux municipales de Boulogne Billancourt contre Pierre-Christophe Baguet, candidat officiel de l'UMP. Après le désengagement de Pierre-Mathieu Duhamel, le maire sortant, Jean-Pierre Fourcade - l'ancien édile de la ville qui a pris congé de l'UMP mardi - repart au combat pour sauver l'aménagement en cours de l'Ile Seguin, sur laquelle Nicolas Sarkozy veut installer un jardin de sculptures, "le plus grand du monde", le Centre Européen de la création contemporaine.

Imaginé, au départ, par Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, et Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, ce jardin devait pousser sur la pointe aval de l'Ile Seguin (3,5 hectares), en lieu et place du projet de Fondation Pinault, abandonné en 2005. Le 11 novembre dernier, le Président de la République se montrant moins décidé sur le dossier, Jean Pierre Fourcade fit prévaloir l'avancée de quatre autres opérations: une résidence de 240 logements pour chercheurs et artistes; un hôtel de luxe du groupe Intercontinental; l'Université Américaine de Paris et ses 300 chambres pour étudiants; une Salle de Musique Actuelle (SMAC).



Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin : Voir schéma de l'article

Un mois plus tard, à la veille de Noël, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, annonçait un changement de cap: le jardin des sculptures occuperait toute l'Ile, soit 11 hectares. Un geste culturel que soutient Georges-Marc Benamou, le conseiller culturel du président. Exit, donc, les promesses de ventes ainsi que les permis de construire déposés. Et Fourcade de s'entendre dire par la voix de la présidence: "Il suffira de reloger tout le monde, en face, sur la terre ferme des autres terrains Renault".

Mais les terrains "d'en face" sont en cours de construction. "C'est scandaleux, ils vont foutre en l'air 175 000 mètres carrés sur l'Ile Seguin et remettre en cause l'équilibre financier de ce programme, c'est le degré zéro de la politique de la ville et les boulonnais en feront les frais!" s'époumone Fourcade, président de la SEM Val-de-Seine, la société mixte d'aménagement.

Depuis le départ de la Fondation Pinault, Jean-Pierre Fourcade et l'urbaniste Jean Louis Subileau, directeur de la société d'étude et d'aménagement G3A, bataillent pour faire venir sur l'Ile Seguin des équipements culturels et technologiques, stimulés par l'implantation d'un pôle d'innovation scientifique dédié à la santé. Y sont attendus l'Inserm, le CNRS et l'Institut National du Cancer, qui est prêt à s'installer mais guette le feu vert de son ministère de tutelle. Depuis la présidentielle, il l'attend...

En juillet dernier, lorsque la SEM Val-de-Seine présenta les maquettes du site Seguin à Patrick Devedjian, le président du Conseil Général des Hauts de Seine n'a pas davantage rassuré Jean-Pierre Fourcade, qui raconte, profondément choqué: "Il ne s'est pas montré très coopératif et trouvait les projets médiocres, affirmant qu'il faudrait attendre l'après municipales pour lancer le programme de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres, alors que le dossier est validé". Choqué, il l'est plus encore, aujourd'hui, par l'attitude de son rival de toujours, Pierre Christophe Baguet, adoubé par l'UMP, qui lui suggère de bâtir des tours sur ces friches industrielles pour augmenter la surface à bâtir. La refonte de Boulogne Billancourt, pièce maîtresse du Grand Paris et berceau du projet présidentiel, s'annonce sous les pires auspices. Le bras de fer au sein de l'Ump ne fait que commencer. "




Annexe : Le Tract de JP Fourcade :



En prime, l'article de 20 minutes du 28/01:

A Boulogne-Billancourt, à chaque élection, tout le monde pense avoir sa chance. Mais au final, c'est la droite qui gagne. L'histoire se répétera-t-elle encore en mars ? Avec une droite divisée, Sylvain Canet du MoDem y croit sérieusement, et le PS pense être une « bonne alternative », selon sa candidate Marie-Hélène Vouette. Mais pour le député Pierre-Christophe Baguet, candidat officiel de l'UMP, et Jean-Pierre Fourcade, qui, après avoir démissionné de son mandat de maire en mars dernier, a décidé de reprendre du service pour barrer la route à son ex-dauphin, on regarde tout cela sereinement, certains que le vrai match se jouera entre eux deux.
Et quel match ! Le désaccord entre les deux hommes, qui ont passé une mandature ensemble au conseil municipal, de 1995 à 2001, est aujourd'hui profond. « M. Baguet veut détruire tout le projet sur l'île Seguin et menace la gestion rigoureuse des finances », tranche Jean-Pierre Fourcade. « Je suis dans le Boulogne de 2030, Fourcade dans celui de 1930 », rétorque Pierre-Christophe Baguet.
Sylvain Canet est, lui, persuadé de figurer en deuxième position à l'issue du premier tour, et de pouvoir rassembler au second. « Fourcade s'appuie sur sa notoriété, mais son retour après sa démission est mal vécu par la population. Quant à Baguet, les Boulonnais veulent-ils vraiment un maire avec l'oreillette de l'Elysée en permanence ? » Marie-Hélène Vouette juge tout cela « affligeant » et dit se positionner en « challenger ». Le débat sur l'aménagement de l'île Seguin et du reste des anciens terrains Renault, sera au coeur de la campagne. "

dimanche 18 novembre 2007

Municipales 2008 : De nouvelles têtes à Boulogne Billancourt

Après l'article du Parisien, on s'interroge sur la prochaine interprétation par les Boulonnais auront de cette phrase :

"On sent que les Boulonnais ont envie de nouvelles têtes déclare Pierre-Christophe Baguet candidat à Boulogne."

Et si le PS représentait une nouvelle voie à expérimenter ?

Après tout, cela fonctionne sur Paris, et l'union des deux premières villes d'Ile de France
ne pourrait que faciliter la gestion des dossiers sensibles sur les terrains limitrophes (Plan de circulation et couverture des avenues traversantes, transports inter-urbains, V'lib, Parc des Princes, stade Jean Bouin, piscine Molitor,...).

Marie-Hélène Vouette est jeune, c'est une femme, elle est compétente, s'entoure d'une équipe extrèmement solide, et elle dispose d'un relais local étendu :
choisissons là !

samedi 17 novembre 2007

TSB : Tout Sauf Baguet ! ou comment l'UMP s'est fourvoyé dans son choix

Stupéfaction, l'UMP a choisi le moins bon candidat pour les boulonnais !

Pierre-Christophe Baguet, dont le charisme video est à la politique ce que Philippe Castelli est aux Grosses têtes ;-) ... ose se présenter aux élections Municipales 2008 à Boulogne sous l'étiquette UMP !
=> Un ancien animateur scout face à Duhamel, l'énarque ! ce dernier pourrait n'en faire qu'une bouchée !

Si la députation ne nécessite pas de compétence technique, il en est tout autrement de la fonction de maire. Et c'est là qu'on commence à être inquiet...

A l'heure du non cumul des mandats (voir l'interessant article de Pierre Catalan décidément bien renseigné !), gageons qu'il va faire l'unanimité contre lui !


Alors pourquoi pas une liste d'union d'opposition à Baguet au probable second tour ?
Union autour du qui ? autour de celui qui sera le plus sérieux candidat de Baguet.

"Tout Sauf Baguet" c'est :

- Marie Hélène Vouette, adoubée par le PS et le sémillant Pierre Gaborit pour représenter l'ensemble de la gauche (le PS progresse inéluctablement) et forte d'un tout neuf secrétaire de section, prêt à développer le réseau de soutien qu'il lui faut,

- Pierre-Matthieu Duhamel qui risque de conduire sa propre liste (avec quel argent ? pour quel parti ?), appuyé par ceux qui réalisent qu'il ne faut pas tout miser sur Sarkozy, tant son agitation risque de le faire imploser avant la fin du quinquénat (à l'instar des Républicains prisonniers de Bush, qui sans une guerre avec l'Iran ne resistera pas à Hilary (Sarkozy nous imposera-t-il sa guerre lorsqu'il sera allé au bout de ses contradictions ? :-( les français vont payer cher leur erreur)),

- Dorothée Pineau, activant ses réseaux, et qui va hésiter à rejoindre le Modem tant que ce dernier ne remontera pas dans les sondages,

- Sylvain Canet du Modem qui présentera son candidat,
- Les déçus frontistes de retour au bercail,
- etc..

Soit un éparpillement des voix qui pourrait être fatal à Baguet en cas d'union contre lui au second tour...

Il trouverait de toute façon à son arrivée un champ de mines laissé par ses prédécesseurs, or les bolonnais détestent le désordre et la discorde dans leur ville !

Et ces derniers auront peur de la sulfureuse alliance avec un André Santini mis en examen pour «détournement de fonds publics, faux et prise illégale d'intérêt».


Alors, si les boulonnais l'ont désigné député, ce n'est pas pour le choisir pour maire ! ce n'est pas parce qu'il n'a plus de métier qu'il faut que le contribuable l'entretienne !

Vu son bilan calamiteux et son opportunisme, réaliseront-ils que la Sarkozie veut faire main basse sur le trésor que représente la seconde ville d'Ile de France ?

Bolonnais, réveillez-vous !

Municipales Boulogne 2008 : Marie-Hélène Vouette, une alternative crédible


Marie-Hélène Vouette, est une candidate de grande qualité pour les municipales 2008 à Boulogne Billancourt. Les Boulonnais vont bientôt le découvrir.
Etait-il besoin de le rappeler à M. Baguet ?


Plus d'information dans le communiqué de MH. Vouette adressé au Parisien :

"Dans le journal Le Parisien du vendredi 16 novembre est publiée une interview de M Baguet titrée « On sent que les Boulonnais ont envie de nouvelles têtes » et dans laquelle je suis citée.

Je ne peux qu’approuver ce titre. Mais je tiens à cependant à préciser trois points:

D’une part, même si je représente une candidature de renouveau, comme l’explique M Baguet, je ne suis pas une novice sans le bagage technique et l’expérience municipale nécessaires pour gérer une ville de cette taille. Je travaille en effet au service de mes concitoyens depuis 2001 comme conseillère municipale et j’ai la formation de haut fonctionnaire dont M Baguet estime dans son interview avoir besoin. Rassurez-vous, ceci n’est pas une offre de services.

D’autre part, je pense qu’il serait utile de rappeler que M Baguet, conseiller général, député et candidat à la mairie, est aux manettes depuis 1983, soit bientôt 25 ans. M Solère, présenté comme futur premier adjoint, n’est autre que l’ancien maire adjoint de M Fourcade et actuel maire adjoint de M Duhamel. Ils sont en fait tous deux comptables de ce qui a été fait dans la ville depuis un quart de siècle. Question nouvelles têtes, on fait mieux !

Enfin, un petit point d’histoire. Sur les quatre maires qui ont dirigé la ville depuis 1971, le premier a été déposé en cours de mandat par ses propres amis, et le second a été battu aux élections suivantes par les amis du premier. Quant au troisième, il a préféré se choisir lui-même un successeur parmi ses adjoints. Successeur rapidement désavoué au bénéfice de son même ancien premier adjoint qui l’avait trahi avant la fin de leur mandat commun.

Effectivement, il est temps que de nouvelles têtes brisent la malédiction de Boulogne-Billancourt qui fait que, depuis 36 ans que la majorité actuelle dirige la ville, les Boulonnais subissent les conséquences de luttes fratricides.

Marie-Hélène Vouette

Tête de liste socialiste aux municipales 2008
Boulogne-Billancourt"
Commencez par signer un engagement de transparence M. Baguet.