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samedi 24 mai 2008

Duhamel et "l'affaire Chirac - Sarkozy et l'association oubliée"

On a oublié ce passé bien trouble de nos élus ...





Tiens, notre ancien maire se rappelle dans Le Point à notre bon souvenir :


"...
Cheville ouvrière de l'association à ses débuts, le haut fonctionnaire Pierre-Mathieu Duhamel (futur directeur des finances de la mairie de Paris) a ainsi affirmé qu'il ignorait qu'un collaborateur recruté par lui en 1992 travaillait au 174, boulevard Saint-Germain.
« Il savait très bien où j'étais, a corrigé l'intéressé, interrogé par la police le 21 janvier. Je pense qu'il ne souhaitait pas parler de ces locaux. Vous m'en demandez la raison ? Cette antenne [...] comportait la présence de M. Sarkozy. C'est peut-être pour cela que M. Duhamel n'a pas insisté sur cette adresse. »

...


Questionné le 5 février, l'ancien trésorier de Réussir l'an 2000, Jacques Rigault-Jacomet (qui fut aussi directeur financier du RPR), a mis en avant l'implication de Nicolas Sarkozy dans la création, l'installation, le financement et l'animation de la structure chiraquienne.
..."
Quand je vous disais que "bien vite, on regrettera Chirac !"

mercredi 14 mai 2008

Qu'est devenu notre ancien maire PMD ?

Le Figaro :

"Pierre-Mathieu Duhamel, 51 ans, énarque, ancien ministre conseiller en charge des questions économiques et financières à la représentation de la France auprès de l'OCDE (2000-2002), va rejoindre KPMG. Désigné membre du comité stratégique de cabinet, il succédera fin décembre à Jean-Louis Chaussende à la tête de cette instance. Depuis 2006, Pierre-Mathieu Duhamel était chargé de l'internationalisation de la banque de détail au groupe Caisse d'épargne."

Son poste : "Président du comité stratégique et chargé du développement de l'activité du secteur public."

samedi 9 février 2008

Dernier Conseil municipal : la fin de la liberté ?


Dernier conseil pour pour nos élus après 6 années de bons et loyaux services.
Merci à eux pour leur dévouement !

La ville est assez bien tenue, même si d'énormes progrès sont attendus (logement, culture, sport, écologie, transports, intercommunalité, dumping fiscal et dette en forte hausse à 197 M€, propreté, ...).

Comment se passeront les prochains conseils ? continuité ou crispation ? progrès ou radicalisation ? fraternité ou guerres de chapelle ?

En France, le Prince ne supporte pas les baronnies, et veut reprendre le controle sur ses terres.
La monarchie absolue commande d'envoyer l'intendant Baguet faire rentrer dans le rang les irréductibles des hauts-de-seine : les boulonnais !

Vont-ils se laisser faire ? rdv le 9 mars !




L'article du site municipal et ses photos :

Jeudi 7 février, le conseil municipal se réunissait pour la 110e et dernière fois de la mandature. Au programme, sept questions orales et leurs réponses, et l'examen des 23 points de l'ordre du jour. Un ultime conseil empreint d'émotion au cours duquel majorité et opposition ont unanimement salué la bonne tenue des débats qui a toujours présidé au déroulement de chacune des séances.

Pierre Gaborit, groupe @lternance Gauche.verts
"Bien sûr nous avons eu des désaccords a notamment déclaré Pierre Gaborit, au nom du groupe @lternance Gauche.verts, mais nous avons, au fond, beaucoup de choses en commun. Nous sommes des gens de bonne foi, tous favorables au débat démocratique. Il y a ici une qualité des débats, une qualité d'écoute qui m'a souvent été signalée par les personnes qui, dans la salle, assistent à nos séances. Je garderai de nos échanges un souvenir ému et je voudrais tous vous remercier" déclarait-il en mettant fin à ses 19 années de conseiller municipal d'opposition.

...
"

mercredi 16 janvier 2008

"Boulogne: Fourcade repart au combat"

Quelle stratégie pour JP Fourcade ?

Après avoir tardé à céder sa place à un PM Duhamel qui a jeté l'éponge, il repart au combat. Est-ce une feinte pour mieux négocier des places de choix avant un ralliement de dernière minute ? Rien n'est moins sur vu la haine qu'ils se vouent... Et Juppé qui aurait aimé retrouver de l'influence...

Ou défendre les alliances passées avec les promoteurs actifs sur la ville dont les appuis risquent de changer de camp ?

Ou prendre position pour son poulain en vue du bilan 2014, en cas de fiasco du futur maire ?

Ce qui est sur c'est que le département (Devedjian) espère offrir sur un plateau à son concurrent Baguet tous les projets qu'il a gelé pour asphyxier la carrière de leurs ennemis jurés. (Renovation du Pont de Sèvres, Rachat du Chateau Rothshild, transports, etc...). L'intérêt du citoyen, c'est secondaire...



JDD 20/01 :


Le JDD : Municipales 16/01/2008

Boulogne: Fourcade repart au combat

"Parce que son héritier, Pierre-Mathieu Duhamel, à qui il avait laissé son siège en mars dernier, a été désavoué par l'UMP qui a décidé de donner son investiture à Boulogne-Billancourt à Pierre-Christophe Baguet, Jean-Pierre Fourcade a décidé de se lancer dans la bataille municipale en dissident. A 78 ans, l'ancien ministre sous Valery Giscard d'Estaing, maire de Boulogne de 1995 à 2007 après avoir été celui de Saint-Cloud de 1971 à 1992 entend défendre son projet d'aménagement de l'île Seguin qui n'est pas du goût de l'UMP."



L'EXPRESS: L'île Seguin sème la zizanie à Boulogne-Billancourt

Michèle Leloup

"Fâché par l'attitude du la majorité présidentielle à l'égard de ses projets d'aménagement de l'île Seguin, Jean-Pierre Fourcade entre en dissidence à Boulogne-Billancourt et s'opposera au candidat officiel de l'UMP lors des prochaines municipales. Récit.

"J'attaque!"

"Dans une forme olympique à 78 ans, Jean Pierre Fourcade, sénateur des Hauts de Seine, a décidé de se présenter aux municipales de Boulogne Billancourt contre Pierre-Christophe Baguet, candidat officiel de l'UMP. Après le désengagement de Pierre-Mathieu Duhamel, le maire sortant, Jean-Pierre Fourcade - l'ancien édile de la ville qui a pris congé de l'UMP mardi - repart au combat pour sauver l'aménagement en cours de l'Ile Seguin, sur laquelle Nicolas Sarkozy veut installer un jardin de sculptures, "le plus grand du monde", le Centre Européen de la création contemporaine.

Imaginé, au départ, par Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, et Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, ce jardin devait pousser sur la pointe aval de l'Ile Seguin (3,5 hectares), en lieu et place du projet de Fondation Pinault, abandonné en 2005. Le 11 novembre dernier, le Président de la République se montrant moins décidé sur le dossier, Jean Pierre Fourcade fit prévaloir l'avancée de quatre autres opérations: une résidence de 240 logements pour chercheurs et artistes; un hôtel de luxe du groupe Intercontinental; l'Université Américaine de Paris et ses 300 chambres pour étudiants; une Salle de Musique Actuelle (SMAC).



Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin : Voir schéma de l'article

Un mois plus tard, à la veille de Noël, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, annonçait un changement de cap: le jardin des sculptures occuperait toute l'Ile, soit 11 hectares. Un geste culturel que soutient Georges-Marc Benamou, le conseiller culturel du président. Exit, donc, les promesses de ventes ainsi que les permis de construire déposés. Et Fourcade de s'entendre dire par la voix de la présidence: "Il suffira de reloger tout le monde, en face, sur la terre ferme des autres terrains Renault".

Mais les terrains "d'en face" sont en cours de construction. "C'est scandaleux, ils vont foutre en l'air 175 000 mètres carrés sur l'Ile Seguin et remettre en cause l'équilibre financier de ce programme, c'est le degré zéro de la politique de la ville et les boulonnais en feront les frais!" s'époumone Fourcade, président de la SEM Val-de-Seine, la société mixte d'aménagement.

Depuis le départ de la Fondation Pinault, Jean-Pierre Fourcade et l'urbaniste Jean Louis Subileau, directeur de la société d'étude et d'aménagement G3A, bataillent pour faire venir sur l'Ile Seguin des équipements culturels et technologiques, stimulés par l'implantation d'un pôle d'innovation scientifique dédié à la santé. Y sont attendus l'Inserm, le CNRS et l'Institut National du Cancer, qui est prêt à s'installer mais guette le feu vert de son ministère de tutelle. Depuis la présidentielle, il l'attend...

En juillet dernier, lorsque la SEM Val-de-Seine présenta les maquettes du site Seguin à Patrick Devedjian, le président du Conseil Général des Hauts de Seine n'a pas davantage rassuré Jean-Pierre Fourcade, qui raconte, profondément choqué: "Il ne s'est pas montré très coopératif et trouvait les projets médiocres, affirmant qu'il faudrait attendre l'après municipales pour lancer le programme de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres, alors que le dossier est validé". Choqué, il l'est plus encore, aujourd'hui, par l'attitude de son rival de toujours, Pierre Christophe Baguet, adoubé par l'UMP, qui lui suggère de bâtir des tours sur ces friches industrielles pour augmenter la surface à bâtir. La refonte de Boulogne Billancourt, pièce maîtresse du Grand Paris et berceau du projet présidentiel, s'annonce sous les pires auspices. Le bras de fer au sein de l'Ump ne fait que commencer. "




Annexe : Le Tract de JP Fourcade :



En prime, l'article de 20 minutes du 28/01:

A Boulogne-Billancourt, à chaque élection, tout le monde pense avoir sa chance. Mais au final, c'est la droite qui gagne. L'histoire se répétera-t-elle encore en mars ? Avec une droite divisée, Sylvain Canet du MoDem y croit sérieusement, et le PS pense être une « bonne alternative », selon sa candidate Marie-Hélène Vouette. Mais pour le député Pierre-Christophe Baguet, candidat officiel de l'UMP, et Jean-Pierre Fourcade, qui, après avoir démissionné de son mandat de maire en mars dernier, a décidé de reprendre du service pour barrer la route à son ex-dauphin, on regarde tout cela sereinement, certains que le vrai match se jouera entre eux deux.
Et quel match ! Le désaccord entre les deux hommes, qui ont passé une mandature ensemble au conseil municipal, de 1995 à 2001, est aujourd'hui profond. « M. Baguet veut détruire tout le projet sur l'île Seguin et menace la gestion rigoureuse des finances », tranche Jean-Pierre Fourcade. « Je suis dans le Boulogne de 2030, Fourcade dans celui de 1930 », rétorque Pierre-Christophe Baguet.
Sylvain Canet est, lui, persuadé de figurer en deuxième position à l'issue du premier tour, et de pouvoir rassembler au second. « Fourcade s'appuie sur sa notoriété, mais son retour après sa démission est mal vécu par la population. Quant à Baguet, les Boulonnais veulent-ils vraiment un maire avec l'oreillette de l'Elysée en permanence ? » Marie-Hélène Vouette juge tout cela « affligeant » et dit se positionner en « challenger ». Le débat sur l'aménagement de l'île Seguin et du reste des anciens terrains Renault, sera au coeur de la campagne. "

samedi 12 janvier 2008

Municipales : "Pierre-Mathieu Duhamel renonce"

LE PARISIEN
article signé : Roberto Cristofoli

"TENANT du titre, Pierre-Mathieu Duhamel abandonne sa ceinture.


Maire UMP de Boulogne depuis mars dernier après la démission de Jean-Pierre Fourcade, il a annoncé hier dans un communiqué qu’il a décidé « de ne pas participer à l’élection municipale de mars prochain ». Pierre-Mathieu Duhamel met en avant des raisons « strictement personnelles ».

Tout en rappelant : « Le 15 novembre dernier, la commission nationale d’investiture de l’UMP a pris la décision de ne pas m’accorder son soutien dans le cadre des futures échéances électorales. » La commission d’investiture lui a en effet préféré le député Pierre-Christophe Baguet, appuyé par l’Elysée.


« Je regrette qu’il n’y aille pas »


Depuis le 15 novembre, Pierre-Mathieu Duhamel dit avoir « réfléchi à l’opportunité » de se présenter comme nombre de Boulonnais le pressaient de le faire. Il assure dans son communiqué qu’il continuera d’exercer « la fonction de maire » jusqu’au terme de son mandat, « sans participer, directement ou indirectement, au débat électoral qui va s’ouvrir ».
Sauf si les orphelins de l’équipe Duhamel-Fourcade se trouvent un leader et décident de participer à la bataille, rien ne s’oppose désormais à ce que le prochain maire de Boulogne-Billancourt soit Pierre-Christophe Baguet. Ce dernier a d’ailleurs réagi, hier soir, à l’annonce du renoncement de son principal concurrent : « Je respecte sa décision. Elle a dû être très difficile à prendre. Ma main reste tendue : je lui réserve le poste de premier adjoint. »
Adjoint au maire, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine et patron de l’UMP boulonnais, Thierry Solère estime, lui, que « c’est une décision logique et très respectable. Je ne m’attendais pas à autre chose ».
Une voix tranche toutefois à l’annonce de cette décision, et pas n’importe laquelle. Celle du sénateur UMP Jean-Pierre Fourcade. Le patriarche, qui a laissé son fauteuil à Pierre-Mathieu Duhamel pour barrer la route à Pierre-Chistophe Baguet, continue le combat. « Je regrette qu’il n’y aille pas. Je réfléchis à la manière de contrer l’offensive de ceux qui veulent tout détruire. »
Jean-Pierre Fourcade devrait en dire plus lundi matin dans un communiqué et réunira les élus de la majorité municipale intéressés par la constitution d’une liste composée des orphelins de Pierre-Mathieu Duhamel. « Nous dirons mardi ou mercredi ce que nous ferons. »

vendredi 11 janvier 2008

"Pierre-Mathieu Duhamel, a pris ses distances avec le président"


"Tony Blair, à Paris,séduit l'UMP"

LE FIGARO :

"...
Nicolas Sarkozy a d'autant plus de raisons de s'agacer de la liberté de ton de l'ancien premier ministre que d'autres voix dissonantes commencent à se faire entendre dans la campagne. Jeudi soir, par exemple, le maire sortant de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Pierre-Mathieu Duhamel, a pris ses distances avec le président en expliquant pendant ses vœux que le label sarkozyste n'était plus forcément porteur. Certes, sa position est particulière : il veut se présenter contre le candidat investi par l'UMP, Pierre-Christophe Baguet. Mais le phénomène menace de s'étendre."



L'article complet ici.

mercredi 21 novembre 2007

"La droite, à Boulogne, ce sont les Atrides !"

Et c'est reparti !

Après des décennies de luttes fratricides entre les clans de la droite, dignes de la guerre froide,


voilà Pierre-Christophe Baguet qui veut prendre la place du maire UMP !



Au point qu'on entendit en coulisses : "Là bas, ce sont les Atrides !".

Pour cela, une stratégie de longue haleine lui permis d'arriver à ses fins : la désignation par l'UMP pour les municipales 2008.


Pendant les intrigues, le maire actuel mouille sa chemise, freiné par les guerres de clochers des hautes sphères (Conseil général, Présidence, parti)




Si vous avez manqué le début... : voici ce qui se disait en 1995 puis en 1997 à propos des prétendants :








Archives de l’Express

Municipales 95 - L'assaut de l'UDF par Florent Leclercq

Ici, c'est Jean-Pierre Fourcade, soutenu par l'ancien maire Georges Gorse, qui sonne la charge contre Paul Graziani, poulain, lui, de Charles Pasqua.

La deuxième ville d'Ile-de-France est l'objet d'une âpre bataille, qui fait dire à un élu du voisinage: «Là-bas, ce sont les Atrides.»
En apparence, il s'agit d'un conflit classique à droite, rendu possible par le fait que les Boulonnais votent massivement pour la majorité: le sénateur maire RPR Paul Graziani défend son bien contre l'assaut du sénateur UDF Jean-Pierre Fourcade. En réalité, cet affrontement s'explique - et se complique - de huit façons possibles.
Au départ, une guerre de succession secoue le conseil général des Hauts-de-Seine. Charles Pasqua a laissé le fauteuil de président à Paul Graziani, qui l'a déjà remplacé au Sénat. Accord entre Corses, aux clauses mystérieuses. En 1988, François Mitterrand réélu, Pasqua doit quitter la Place Beauvau. Il veut réintégrer ses pénates à Nanterre, au siège du conseil général, mais Graziani s'accroche. Au terme de manœuvres souterraines, avec l'aide du couple Balkany de Levallois-Perret, Pasqua le pousse dehors.
S'ensuit un parricide à Boulogne. Graziani réinvestit la ville: il est premier adjoint de Georges Gorse. En 1991, il renverse l'ancien ministre du général de Gaulle et s'assied dans son fauteuil.
Très vite, le conseil municipal tourne à la mêlée générale. Graziani y est mis en minorité. Son dernier budget est repoussé. Et la ville, mise sous tutelle préfectorale. Le groupe des dissidents de la majorité, mené par un jeune élu UDF, Pierre-Christophe Baguet, comprend aussi l'ex-premier adjoint, le Dr Georges Duhamel, et le gendre de Gorse, pour lequel l'affaire a un parfum de vengeance.
Cependant, Graziani traîne un boulet: la mauvaise gestion de la SA2B, la société d'aménagement de Boulogne-Billancourt. Pour garder le contrôle de la grande ZAC du centre-ville, il l'avait d'abord confiée à une structure départementale qu'il présidait, la SEM 92. Vidé par Pasqua, il l'a rapatriée, en même temps que lui, dans la SA2B. Il a vu trop grand et trop cher. Les pertes s'entassaient, sans que l'opération avance. Finalement, la SA2B a été mise en liquidation. Bouygues joue les repreneurs. Mais la ville s'est portée caution. Les contribuables y seront de leur poche, dit-on, pour des centaines de millions de francs. En attendant, seules les herbes folles profitent des terrains vagues au centre de Boulogne.
L'affrontement Chirac-Balladur n'a pas simplifié les choses. Ministre d'Edouard Balladur, Pasqua l'a suivi. Fourcade aussi, comme la majorité de l'UDF, mais contrairement à Valéry Giscard d'Estaing, qui avait fait de lui un ministre des Finances. Gorse est resté fidèle à Chirac, pour qui s'est aussi prononcé Baguet. Graziani, lui, a timidement emboîté le pas à Pasqua. Après le retournement des sondages, il s'est montré au meeting de Chirac pour les Hauts-de-Seine, organisé porte de Saint-Cloud. Il y a reçu un accueil très mitigé. Mais il a eu l'investiture du RPR.
Fourcade et Graziani se livrent un duel à mort, dont l'objet est aussi leurs sièges de sénateur, renouvelables en septembre. Le futur maire, quel qu'il soit, sera d'autant mieux placé que Boulogne, avec ses 110 000 habitants, dispose d'un fort contingent de grands électeurs, qui reflétera la composition du prochain conseil municipal. Tandis que le perdant perdra tout, c'est presque certain. La passion n'enflamme pas les rues de la cité, mais elle éclot en tracts anonymes, ragots et coups bas.

L'enjeu politique cache un enjeu économique: les «terrains Renault», ces 50 hectares, la plupart sur Boulogne, libérés par la Régie. Sous l'appellation lénifiante de Val-de-Seine ou de Cité bleue, il s'agit de l'une des dernières grandes opérations immobilières à proximité immédiate de Paris.
Le RPR boulonnais est divisé. Gorse l'a en partie entraîné derrière Fourcade, sur la liste duquel figure l'essayiste chiraquien Guy Sorman. Mais Pasqua soutient Graziani. Allez comprendre pourquoi! Et le maire sortant a trouvé deux «béquilles», comme les appelle ironiquement son prédécesseur: Roger Karoutchi, premier collaborateur de Philippe Séguin, suivi - et surveillé - par Pierre-Mathieu Duhamel, nouveau directeur adjoint du cabinet d'Alain Juppé, ainsi opposé à son père, le Dr Duhamel. Les Atrides, on vous dit!





Spécial élections - 9e circonscription, Boulogne-Billancourt - Embrouillamini à droite par Christophe Barbier. 22 mai 1997.


Jean-Pierre Fourcade doit en perdre le sommeil! Dans cette 9e circonscription des Hauts-de-Seine, c'est l'équipe municipale qu'il a menée à la victoire contre Paul Graziani, en juin 1995, qui est au bord de l'éclatement. Avec un potentiel de 70% des voix pour la droite, Boulogne, c'est un petit paradis; elle a réussi à le transformer en enfer.
A 82 ans, le sortant RPR, Georges Gorse, élu pour la première fois en 1945, ne veut pas dételer. «Ce n'est pas le Tour de France, arguë son suppléant, le très libéral penseur Guy Sorman. A 84 ans, mon maître Friedrich von Hayek a écrit son ouvrage majeur.» Cela n'empêche pas Pierre Christophe Baguet, qui, à 41 ans, pourrait être le petit-fils de Gorse, d'être furieux. Cet UDF, stratège de l'éviction de Graziani, pensait avoir la voie libre: Fourcade au Sénat; son premier adjoint, c'est-à-dire lui-même, à l'Assemblée. «Gorse est rejeté comme Graziani à la fin», dit-il, cinglant. Jean-Pierre Fourcade, lui, est resté neutre, ainsi qu'il l'a écrit à tous les Boulonnais, leur demandant néanmoins de choisir entre l'homme d'Etat Gorse et l'homme d'avenir Baguet. Fernand Choisel, autre candidat RPR, déclare: «Fourcade m'a dit qu'il ne serait pas neutre jusqu'au bout.» Certains pensent que son cœur vote Baguet et sa raison Gorse: «Fourcade a très peur que Baguet ne perce et ne lui vole la mairie en 2001», souffle un cacique UDF.
La campagne n'a pas tardé à s'aigrir. Le 7 mai, Gorse tente d'interdire l'usage du sigle RPR à ses adversaires: il est débouté. Plus tard, c'est une BD qui circule sur le marché, moquant «Baguiz-nogoud». «Un tract le surnommait “Bac - 6”, déplore André Santini, député UDF voisin et grand marionnettiste de cette élection. J'ai écrit à Gorse pour dénoncer ce tract fascisant.»Les autres candidats de droite sont plus détendus. Ainsi, Christine Bruneau, prétendante villiériste, pose en tee-shirt sur son affiche. «Tu feras un tiers de tes voix sur tes idées, un tiers sur ton suppléant (un autre adjoint de Fourcade) et un tiers sur tes yeux», lui a confié Gérard Askinazi, encore un candidat RPR. Il se pourrait bien que le troisième tiers soit le plus gros... Elle compte aussi sur la fête des familles de samedi soir et sur celle des Mères le jour du vote. Fernand Choisel a choisi de poser en bord de Seine, le regard au loin, laissant sa suppléante, la populaire Chantal Pozzo di Borgo, fixer les électeurs.
Dans cette ville où les personnes âgées représentent 25% de la population, et où de nombreux jeunes votent ailleurs, le suffrage démographique aura son importance. Chargée des questions familiales à la mairie, Christine Bruneau peut en profiter. L'antique Gorse aussi. «Bruneau va fixer le vote FN, prédit Sorman, et elle s'est engagée à soutenir Gorse au second tour.» Peut-on élire un octogénaire sans voter surtout pour son suppléant? «C'est évident: Sorman a acheté une députation en viager», sourit Santini. «Il y a une moins-value Sorman», affirme Choisel. «Je serai plus qu'un suppléant, reconnaît Sorman. Une sorte de député adjoint qui tient la permanence et gère les dossiers économiques.»
Si la majorité avait autant de dissidents partout en France, elle aurait plus de 2 000 candidats! Ailleurs qu'à Boulogne, le candidat PS profiterait d'un tel embrouillamini d'ambitions. Ici, Pierre Gaborit ne peut nourrir que peu d'espoir. La droite est en son jardin, même si elle vient d'inventer sa version du «désespérer Billancourt».



De quoi écoeurer les électeurs et les convaincre de faire confiance désormais à des candidats comme ceux du PS, privilégiant depuis toujours propositions, loyauté et éthique ?
Et il parle de "nouvelles têtes dont les électeurs on envie" ? Prenons le au mot...

dimanche 18 novembre 2007

Municipales 2008 : De nouvelles têtes à Boulogne Billancourt

Après l'article du Parisien, on s'interroge sur la prochaine interprétation par les Boulonnais auront de cette phrase :

"On sent que les Boulonnais ont envie de nouvelles têtes déclare Pierre-Christophe Baguet candidat à Boulogne."

Et si le PS représentait une nouvelle voie à expérimenter ?

Après tout, cela fonctionne sur Paris, et l'union des deux premières villes d'Ile de France
ne pourrait que faciliter la gestion des dossiers sensibles sur les terrains limitrophes (Plan de circulation et couverture des avenues traversantes, transports inter-urbains, V'lib, Parc des Princes, stade Jean Bouin, piscine Molitor,...).

Marie-Hélène Vouette est jeune, c'est une femme, elle est compétente, s'entoure d'une équipe extrèmement solide, et elle dispose d'un relais local étendu :
choisissons là !

samedi 17 novembre 2007

TSB : Tout Sauf Baguet ! ou comment l'UMP s'est fourvoyé dans son choix

Stupéfaction, l'UMP a choisi le moins bon candidat pour les boulonnais !

Pierre-Christophe Baguet, dont le charisme video est à la politique ce que Philippe Castelli est aux Grosses têtes ;-) ... ose se présenter aux élections Municipales 2008 à Boulogne sous l'étiquette UMP !
=> Un ancien animateur scout face à Duhamel, l'énarque ! ce dernier pourrait n'en faire qu'une bouchée !

Si la députation ne nécessite pas de compétence technique, il en est tout autrement de la fonction de maire. Et c'est là qu'on commence à être inquiet...

A l'heure du non cumul des mandats (voir l'interessant article de Pierre Catalan décidément bien renseigné !), gageons qu'il va faire l'unanimité contre lui !


Alors pourquoi pas une liste d'union d'opposition à Baguet au probable second tour ?
Union autour du qui ? autour de celui qui sera le plus sérieux candidat de Baguet.

"Tout Sauf Baguet" c'est :

- Marie Hélène Vouette, adoubée par le PS et le sémillant Pierre Gaborit pour représenter l'ensemble de la gauche (le PS progresse inéluctablement) et forte d'un tout neuf secrétaire de section, prêt à développer le réseau de soutien qu'il lui faut,

- Pierre-Matthieu Duhamel qui risque de conduire sa propre liste (avec quel argent ? pour quel parti ?), appuyé par ceux qui réalisent qu'il ne faut pas tout miser sur Sarkozy, tant son agitation risque de le faire imploser avant la fin du quinquénat (à l'instar des Républicains prisonniers de Bush, qui sans une guerre avec l'Iran ne resistera pas à Hilary (Sarkozy nous imposera-t-il sa guerre lorsqu'il sera allé au bout de ses contradictions ? :-( les français vont payer cher leur erreur)),

- Dorothée Pineau, activant ses réseaux, et qui va hésiter à rejoindre le Modem tant que ce dernier ne remontera pas dans les sondages,

- Sylvain Canet du Modem qui présentera son candidat,
- Les déçus frontistes de retour au bercail,
- etc..

Soit un éparpillement des voix qui pourrait être fatal à Baguet en cas d'union contre lui au second tour...

Il trouverait de toute façon à son arrivée un champ de mines laissé par ses prédécesseurs, or les bolonnais détestent le désordre et la discorde dans leur ville !

Et ces derniers auront peur de la sulfureuse alliance avec un André Santini mis en examen pour «détournement de fonds publics, faux et prise illégale d'intérêt».


Alors, si les boulonnais l'ont désigné député, ce n'est pas pour le choisir pour maire ! ce n'est pas parce qu'il n'a plus de métier qu'il faut que le contribuable l'entretienne !

Vu son bilan calamiteux et son opportunisme, réaliseront-ils que la Sarkozie veut faire main basse sur le trésor que représente la seconde ville d'Ile de France ?

Bolonnais, réveillez-vous !

Municipales Boulogne 2008 : Marie-Hélène Vouette, une alternative crédible


Marie-Hélène Vouette, est une candidate de grande qualité pour les municipales 2008 à Boulogne Billancourt. Les Boulonnais vont bientôt le découvrir.
Etait-il besoin de le rappeler à M. Baguet ?


Plus d'information dans le communiqué de MH. Vouette adressé au Parisien :

"Dans le journal Le Parisien du vendredi 16 novembre est publiée une interview de M Baguet titrée « On sent que les Boulonnais ont envie de nouvelles têtes » et dans laquelle je suis citée.

Je ne peux qu’approuver ce titre. Mais je tiens à cependant à préciser trois points:

D’une part, même si je représente une candidature de renouveau, comme l’explique M Baguet, je ne suis pas une novice sans le bagage technique et l’expérience municipale nécessaires pour gérer une ville de cette taille. Je travaille en effet au service de mes concitoyens depuis 2001 comme conseillère municipale et j’ai la formation de haut fonctionnaire dont M Baguet estime dans son interview avoir besoin. Rassurez-vous, ceci n’est pas une offre de services.

D’autre part, je pense qu’il serait utile de rappeler que M Baguet, conseiller général, député et candidat à la mairie, est aux manettes depuis 1983, soit bientôt 25 ans. M Solère, présenté comme futur premier adjoint, n’est autre que l’ancien maire adjoint de M Fourcade et actuel maire adjoint de M Duhamel. Ils sont en fait tous deux comptables de ce qui a été fait dans la ville depuis un quart de siècle. Question nouvelles têtes, on fait mieux !

Enfin, un petit point d’histoire. Sur les quatre maires qui ont dirigé la ville depuis 1971, le premier a été déposé en cours de mandat par ses propres amis, et le second a été battu aux élections suivantes par les amis du premier. Quant au troisième, il a préféré se choisir lui-même un successeur parmi ses adjoints. Successeur rapidement désavoué au bénéfice de son même ancien premier adjoint qui l’avait trahi avant la fin de leur mandat commun.

Effectivement, il est temps que de nouvelles têtes brisent la malédiction de Boulogne-Billancourt qui fait que, depuis 36 ans que la majorité actuelle dirige la ville, les Boulonnais subissent les conséquences de luttes fratricides.

Marie-Hélène Vouette

Tête de liste socialiste aux municipales 2008
Boulogne-Billancourt"
Commencez par signer un engagement de transparence M. Baguet.

samedi 10 novembre 2007

"Municipales: duel pour l'investiture UMP à Boulogne-Billancourt"

Débat d'idée ou recherche du pouvoir ? devinez !


AFPA Boulogne Billancourt, un duel sur fond de vieilles rancoeurs politiques oppose deux rivaux à droite pour les prochaines municipales, rendant la tâche délicate pour la commission d'investiture de l'UMP qui devrait trancher lundi soir.
Dans la deuxième plus grande commune d'Ile-de-France après Paris, l'UMP devra choisir entre le maire actuel Pierre-Mathieu Duhamel, soutenu par son prédécesseur et ex-ministre de l'Economie Jean-Pierre Fourcade, et le députéPierre-Christophe Baguet, un ancien de l'UDF qui attend son tour depuis 1995.
Populaire à Boulogne, où il a grandi et a été élu pour la première fois en 1983 au conseil municipal, M. Baguet a plusieurs atouts dans sa poche. Il a notamment été l'un des premiers UDF à soutenir Nicolas Sarkozy en octobre 2006, ce qui avait provoqué son exclusion du parti centriste.
Mais le député doit compter avec la franche hostilité que lui voue Jean-Pierre Fourcade. Venu lui aussi de l'UDF, ce dernier garde une influence à Boulogne et plusieurs casquettes, dont celle de patron de la SAEM, la société chargée d'aménager les anciens terrains des usines Renault.
Les deux hommes, qui avaient travaillé ensemble lors du premier mandat de M. Fourcade (1995-2001), s'étaient justement brouillés autour de projets sur l'île Seguin et M. Baguet avait été écarté de la liste municipale en 2001.
"Je connais le travail de maire: il faut être compétent, disponible, parfaitement fiable et loyal. Pierre-Mathieu Duhamel a ces qualités, je ne peux pas en dire autant de l'autre", lâche à l'AFP M. Fourcade, qui ajoute: "ce n'est pas de l'inimitié (contre M. Baguet), c'est une question de compétences".
En face, Pierre-Christophe Baguet n'hésite pas à rappeler que l'ancien maire "a eu 78 ans il y a quinze jours", puis l'accuse de s'être "lancé dans un tour de passe-passe" pour garder le plus de poids possible dans la ville.
Sénateur UMP des Hauts-de-Seine, Jean-Pierre Fourcade avait démissionné de son poste de maire en mars dernier pour céder sa place à M. Duhamel, un proche d'Alain Juppé, et mieux le lancer dans la course aux municipales.
"Mais il n'a pas été élu par le peuple. Il n'a pas de légitimité", assène M. Baguet, 52 ans, qui fait valoir son score aux dernières législatives du 10 juin 2007 dans la circonscription boulonnaise: 59,3% dès le premier tour alors que Jean-Pierre Fourcade soutenait une candidate estampillée "majorité municipale", Dorothée Pineau, qui n'avait fait que 10%.
Ainsi, comme le résume Pierre Gaborit, figure historique du PS local, la commission d'investiture de l'UMP devra trancher "entre un maire sortant qui n'en est pas vraiment un, mais qui n'a pas démérité, et un rallié de la dernière heure (...) qui a de très bons réseaux à Boulogne".
Interrogés sur leur ligne de conduite en cas d'échec à être investis par l'UMP, ni M. Baguet ni M. Duhamel n'ont exclu de mener une liste dissidente.
Et dans un dernier rebondissement cette semaine, Pierre Gaborit a même été sollicité par M. Duhamel pour évoquer l'idée "d'une équipe municipale dépassant les clivages anciens".
Une tentative d'ouverture opportune pour faire pencher la balance en sa faveur? "C'est une mise en oeuvre assez logique du souhait politique général dans le pays", répond-il, avant d'ajouter: "est-ce qu'il est interdit de faire des choses opportunes?" >


Vous voyez un débat sur les valeurs vous ?

C'est l'occasion de relire la définition des mots prébendes et prévarication, cela va peut-être servir prochainement...

A l'heure de l'impunité des patrons français,
ou de celle de la mise en cause des politiques italiens où les remous interpellent les citoyens que nous sommes, gouvernés désormais par un populiste affligeant,
prompt à flatter les bas instincts pour vite mettre en coupe réglée le pays,
il conviendrait que les électeurs se réveillent
pour donner une sévère leçon de moralisation de la vie politique.

Décidément, ça manque de sang nouveau, de gens désintéressés et guidés par l'intérêt général, comme le Parti Socialiste boulonnais !