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lundi 22 décembre 2008

"Les honoraires des spécialistes trop élevés"

On s'en doutait, mais c'est maintenant sur : les prix explosent dans notre commune.
Et la majorité ne fait rien pour limiter les baisses de pouvoir d'achat...


Le Parisien :

L’enquête menée par le Collectif interassociatif sur la santé révèle que les médecins spécialistes restent les champions du dépassement d’honoraires.

« Dans les Hauts-de-Seine, il y a une concentration de patients solvables, donc beaucoup de médecins. Et c’est là où il y a le plus de médecins qu’il y a le plus de dépassements d’honoraires », constate le CCIS, qui représente les patients dans les caisses primaires d’assurance maladie. En début d’année, la CPAM 92 avait communiqué sur cette « pratique répandue dans les Hauts-de-Seine », relevant que deux consultations sur trois donnaient lieu à un dépassement chez les médecins spécialistes (contre une sur trois chez les généralistes).

La fréquence et le montant moyen des dépassements varient selon la spécialité du praticien, mais aussi sa localité d’installation. Un record à 117 €Les communes qui enregistrent les plus forts taux de dépassements pour les spécialistes en secteur 1* sont : Ville-d’Avray (35 % des consultations), Puteaux et Garches (33 %), Rueil-Malmaison (29 %). Le montant moyen de dépassement réalisé sur une consultation variait en 2006 de 4 € à Ville-d’Avray à 21 € à Boulogne-Billancourt. Toujours selon cette enquête de 2006, les spécialistes qui pratiquent les honoraires les plus élevés sont les oto-rhino-laryngologistes, puis viennent les chirurgiens, les gynécologues, les dermatologues et les rhumatologues. Ce classement s’explique en partie par le fait que les ORL et les chirurgiens exercent en grande majorité en secteur 2 (honoraires libres). En secteur 1, ce sont les psychiatres et les chirurgiens qui réalisent le plus de dépassements, puis les ORL, les dermatologues et les gynécologues. Pour la CPAM 92, « la pratique est stable ». Au cours du premier semestre 2008, 82 % des spécialistes en secteur 1 ont réalisé au moins un dépassement pour une consultation. Le dépassement moyen est de 16 € pour un pédiatre (avec une consultation moyenne à 39 € et un record à 117 €) et 10 € pour un anesthésiste. En secteur 2, les gynécologues sont les plus chers (certains n’hésitent pas à facturer 70 € une consultation de routine), avant les cardiologues, les ophtalmologues et les ORL. Tarifs : un affichage qui fait souvent défautPour lutter contre ces abus, elle a engagé depuis 2007 plusieurs procédures. L’an dernier, sept médecins en secteur 1 (quatre généralistes et trois spécialistes) ont été auditionnés et deux d’entre eux ont été sanctionnés d’une suspension provisoire de la prise en charge de leurs cotisations sociales. Au conseil de l’ordre des médecins des Hauts-de-Seine, le président, le docteur Jean-Claude Leclercq, rappelle que les honoraires des médecins doivent être affichés dans les salles d’attente, ce qui n’est que rarement le cas. « On ne peut pas parler de dépassement d’honoraires en secteur 2 puisqu’ils sont libres. Le tact et la mesure, c’est de ne pas aller trop loin dans les tarifs, d’apprécier la difficulté médicale, de l’expliquer au patient », estime le président, qui ajoute : « Nos confrères sont conscients des difficultés actuelles des patients. » * Secteur 1 : médecins conventionnés à honoraires opposables, qui sont tenus de respecter les tarifs fixés par la convention nationale des médecins libéraux. Secteur 2 : médecins conventionnés autorisés à pratiquer des honoraires libres, qui doivent cependant fixer leurs honoraires « avec tact et mesure », conformément au Code de déontologie médicale.
Le Parisien

jeudi 13 mars 2008

"Dans le Département, c'est à Boulogne que l'addition des courses est la plus salée"




C'est parce qu'une politique délibérée cherche à renchérir la vie et l'immobilier à Boulogne, que nombre de ses habitants tirent le diable par la queue. Cela se traduit par des prix toujours plus élevés, qui ne sont pas perdus pour tout le monde...

N'est-ce pas le rôle des gouvernants que de réguler le pouvoir des forts sur ceux qui ne peuvent que subir. Au moins tant qu'ils sont désunis en tout cas... Tant que les consommateurs resterons isolés, ils seront les otages d'un libéralisme triomphant.

Le pouvoir actuel, libéral et dogmatique, ignore la baisse relative du pouvoir d'achat, de peur que la "main invisible" du marché ne cesse ses bienfaits.
Combien de temps les francais l'accepteront-ils ?


LE PARISIEN :

Une enquête parue dans la revue « LSA » révèle que les prix dans les grandes surfaces des Hauts-de-Seine sont parmi les plus élevés de France.

DANS LE DÉPARTEMENT, c'est à Boulogne que l'addition des courses est la plus salée. Suivent Issy-les-Moulineaux, Rueil-Malmaison, Clamart, Nanterre, Neuilly-sur-Seine et Courbevoie. Ce constat est tiré de l'enquête* publiée hier dans la revue spécialisée « LSA », dédiée au monde de la distribution et de la consommation.

L'hebdomadaire a passé à la moulinette des milliers de références - produits alimentaires mais aussi hygiène, beauté et petit bazar - vendues dans les grandes surfaces (hypermarchés, supermarchés et hard discounters) des agglomérations les plus importantes de France.

Et sept villes des Hauts-de-Seine apparaissent dans le top 15 des communes où le panier de courses revient le plus cher ! « Les détaillants savent à qui ils ont affaire »

Pas étonnant aux yeux de Jérôme Parigi, rédacteur en chef adjoint de « LSA » : « C'est assez logique, car ce département est tout de même le plus riche de France. Le commerce s'adapte aux zones où il est implanté, en termes d'offre comme de prix. » « Il se peut qu'il y ait de légères fluctuations de prix en fonction du quartier dans lequel est implanté le magasin », admet une enseigne du département. « C'est le même phénomène entre le marché Escudier, fréquenté par une clientèle bourgeoise, et celui de Billancourt, plus populaire, compare Eric Vincent, élu boulonnais en charge des affaires économiques à la communauté d'agglomération du Val de Seine. La barquette de fraises n'est pas au même prix, parce que les détaillants savent à qui ils ont affaire. »

La cherté du foncier joue aussi sur les coûts d'exploitation, et donc sur l'addition au passage en caisse... Peu de hard discounters Parallèlement, les enseignes à prix cassés ne sont pas légion : le 92 est le territoire « le plus chichement doté en hard discounters », dixit l'étude.

L'union départementale 92 de l'UFC-Que choisir relève aussi une concurrence « insuffisante » :
« Du point de vue de l'équipement commercial, le 92 ressemble plus à Paris qu'aux autres départements de banlieue. C'est un tissu urbain dense où peu d'hypermarchés ont pu s'implanter. Et puis, à l'échelle de la commune, il arrive que plusieurs magasins proches appartiennent à la même enseigne ou au même groupe, comme Monoprix et Inno à Boulogne. »

* Cette enquête sur les prix et l'inflation dans les 126 plus grandes agglomérations de France a été réalisée d'après les relevés effectués par la société Nielsen en février 2008 (comparés à février 2007) dans plus de 5 000 grandes surfaces alimentaires.

L'article ici.