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mercredi 2 février 2011

Pétition contre la destruction du seul espace vert en centre ville : Les Glacières



Extrait :

Est il possible en 2011 de détruire un des derniers espace vert en centre ville de Boulogne-Billancourt ?




La Mairie de Boulogne le croit, c'est dans ses projets.
Le Parc des Glacières c'est:

- Deux hectares de verdure en centre ville, un espace vert qui dessert tout Boulogne sud
- Le seul espace de Boulogne où les jeunes peuvent librement pratiquer des sports collectifs
- Un espace utilisé par des établissements scolaires pour la pratique du sport
- Un lieu où les familles se retrouvent et où les enfants peuvent jouer sans danger

La Mairie de Boulogne-Billancourt a pour projet de détruire le Parc des Glacières pour y installer un Club de tennis privé (coût du transfert: 20 M€)

Conséquences:

- Suppression des terrains de sport d'accès libre (foot, basket, et 4 courts de tennis)
- Destruction d'un outil d'éducation et de mixité sociale
- Construction en hauteur (deux fois six courts superposés soit une muraille de plus de 4 étages)
- Nuisances: bruit , circulation, stationnement,...


IL N'EST PAS ADMISSIBLE DE DETRUIRE UN ESPACE VERT EN CENTRE VILLE

NOUS DEVONS REAGIR

MANIFESTEZ VOTRE INDIGNATION

SIGNEZ LA PETITION

FAITES LA SIGNER ET INSCRIVEZ-VOUS AU GROUPE FACEBOOK DEDIE A LA PRESENVATION DU PARC : Groupe Facebook et pétition.

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jeudi 17 décembre 2009

Le grand défi : L'île Seguin.

Le Point :

Meccano. Les chantiers se multiplient, mais c'est encore et toujours sur l'île Seguin que les esprits s'agitent le plus

Son prédécesseur, Jean-Pierre Fourcade, ne voit en lui qu'un « maire inaugurateur », ses partisans le considèrent plutôt comme un « maire bâtisseur ». « Pierre-Christophe Baguet joue aux Legos avec sa ville, mais il a une vision globale sur les 50 prochaines années, claironne Gauthier Mougin, son adjoint chargé de l'urbanisme. A son arrivée, il nous a dit : "Voyez grand, voyez large." » Le grand défi de sa mandature ? L'achèvement du quartier Ile Seguin-Rives de Seine, bien sûr ! Entamé par Jean-Pierre Fourcade, le chantier a été l'objet d'une violente bataille entre les deux rivaux pendant la campagne municipale de 2008. Et pour cause : quelle ville de la région parisienne dispose encore d'une friche de 74 hectares, prête à accueillir l'équivalent de la population de Chaville, soit environ 18 000 habitants, et dotée d'un site aussi emblématique que l'île Seguin ? De quoi aiguiser l'ambition du nouveau maire, qui a donc remis à plat le projet Fourcade, pour y graver son empreinte.



L'ÎLE SEGUIN



Annoncé comme révolutionnaire, le projet d'aménagement de l'île Seguin du nouveau maire a été depuis édulcoré : les guinguettes et la halle pour défilés de mode ou marchés de Noël ont disparu. Et certains projets programmés par Jean-Pierre Fourcade ont finalement été conservés, tels l'hôtel quatre étoiles et la résidence d'artistes. Pour le reste, Pierre-Christophe Baguet a emboîté le pas au président du conseil général, Patrick Devedjian, et à son projet de « Vallée de la culture », dans laquelle l'île Seguin doit s'insérer. Exit donc la partie scientifique de l'île. Ce que ne laisse pas de regretter Jean-Pierre Fourcade. « Refuser d'implanter un grand centre de recherche médicale et de sciences de l'homme est une erreur historique, estime le sénateur. Mais la faute n'en incombe pas seulement à l'équipe municipale, elle remonte jusqu'au président de la République. » Nicolas Sarkozy a en effet défendu l'idée d'un jardin de sculptures. Il y aura bien un jardin de 4 hectares sur l'île Seguin, mais finalement sans oeuvres. Dessiné par Michel Desvignes, il sera ouvert au public sur une première tranche, au printemps prochain. « Il est urgent de rouvrir l'île aux Boulonnais » , explique Pierre-Christophe Baguet.



Le paysagiste a prévu des masses végétales hautes, mais pas d'arbres, et, dans un premier temps, une grande pelouse qui restera à aménager pour accueillir des événements, des restaurants et un lieu à la mémoire de Renault. L'Elysée n'en conserve pas moins des vues sur le site, avec notamment un projet de musée de l'Histoire de France et des Français. Autre projet, voté celui-là, et doté de 150 millions d'euros : la Cité de la musique, portée par le conseil général, qui a racheté la pointe aval - où devait s'installer la fondation Pinault - pour 1 euro symbolique à la ville (voir page X). Le maire, qui ambitionne d'y installer aussi le conservatoire à rayonnement régional, espère bien que l'annonce de cette cité vouée à la musique aura un effet d'entraînement sur les autres projets.



« L'intérêt pour l'île ne se dément pas, affirme André Moine, directeur général de la Saem Val de Seine, la société anonyme d'économie mixte chargée de l'aménagement des terrains Renault. Mais il était urgent de montrer qu'il s'y passe quelque chose. » Sur le reste de l'île, toutes les spéculations sont encore de mise. Sur la pointe amont, le maire rêve d'un complexe consacré à l'art contemporain.



Au centre, il imagine un pôle cinématographique ultramoderne ainsi qu'un équipement voué à la création numérique, en partenariat avec le Cube d'Issy-les-Moulineaux, lieu unique en France de formation, d'exposition et d'incubation de jeunes entreprises spécialisées dans ce domaine. Equilibre budgétaire oblige, les 40 000 mètres carrés de bureaux prévus par la municipalité seraient affectés aux « industries culturelles ». « Je suis en contact avec des sociétés de jeux vidéo et une station de radio », affirme le maire.



Ce qui n'empêche pas Jean- Pierre Fourcade de s'inquiéter des finances de la Saem Val de Seine, « qui a dû emprunter 100 millions d'euros ». André Moine balaie le problème d'un revers de main : « L'emprunt finance les dépenses en attendant les recettes des projets ; c'est une opération courante dans ce genre d'aménagement. » En attendant, ces projets rendront- ils l'île Seguin aux Boulonnais, comme l'avait annoncé Pierre-Christophe Baguet pendant la campagne électorale ? « Non, répond sans hésiter la conseillère municipale socialiste Marie- Hélène Vouette. Ils ne serviront que partiellement aux habitants. Mais cequi m'inquiète le plus, c'est que la ville perde la maîtrise de l'aménagement en laissant entrer le conseil général, Issy-les-Moulineaux et l'Etat : les Boulonnais ont payé le terrain et la ville n'aura aucun retour financier ! » Petite consolation pour les déçus du projet Baguet : la nomination en juillet dernier de Jean Nouvel comme architecte coordonnateur. Sa première proposition devrait être présentée au printemps. Pour le moment, il se murmure que le concepteur du musée du Quai-Branly rêve de poser au milieu de l'île une grande serre recouvrant une place publique plantée, à l'image de la gare d'Atocha, à Madrid.



LE TRAPÈZE CÔTÉ OUEST



De l'autre côté de la Seine, en revanche, le Trapèze prend forme. La partie ouest était déjà bien entamée à l'arrivée de Pierre-Christophe Baguet à la mairie. Le 17 octobre, les Boulonnais ont ainsi pu découvrir le nouveau Cours de l'île Seguin, bordé de logements et de bureaux à l'architecture contemporaine. Au printemps, un petit quart du parc de Billancourt, qui s'étalera à terme sur 7 hectares, ouvrira au public. Suivront, à la rentrée 2010, la livraison d'une première crèche, de 65 logements sociaux et d'un groupe scolaire de 18 classes maternelles et élémentaires. La tour Horizons de Jean Nouvel, bâtiment de bureaux de 19 étages - composé de trois volumes superposés de taille décroissante reliés par des terrasses végétales -, verra le jour à la mi-2011, ainsi que la crèche construite à ses pieds, contenant 60 berceaux et 20 places de halte-garderie. En septembre prochain, la première école publique bilingue fera également sa rentrée. « Il s'agit d'une école pilote dans laquelle tous les enseignants seront natifs de pays anglosaxons », annonce le député maire.



Une bonne nouvelle pour le représentant boulonnais du MoDem, Sylvain Canet, par ailleurs directeur de l'école du Forum au pont de Sèvres : « Nous sommes en discussion pour que les écoliers de mon quartier aient accès à une offre équivalente. » Au total, sur l'ensemble du Trapèze, 2 600 logements sont prévus, dont un tiers de logements sociaux. A l'ouest, 800 auront été livrés à la fin de l'année. Toutefois, les premiers appartements occupés n'ont pas fait que des heureux : fuites d'eau, pannes d'ascenseur, autant de malfaçons constatées dans les immeubles déjà livrés. A 7 000 euros le mètre carré, les nouveaux habitants l'ont particulièrement mal vécu. « J'ai nommé un architecte à la retraite comme médiateur pour que les propriétaires puissent régler rapidement ces problèmes », assure Pierre-Christophe Baguet.



LE TRAPÈZE CÔTÉ EST



Moins contraint par les décisions de son prédécesseur sur la partie est du Trapèze, le député maire a choisi de réduire de 30 000 mètres carrés la partie logements initialement prévue et d'augmenter d'autant la partie bureaux. Conformément à la révision du plan local d'urbanisme (PLU) qu'il a engagé, il s'agit pour Pierre-Christophe Baguet de limiter la densification de la ville. « On est déjà à 17 000 habitants au kilomètre carré », note l'édile. Et de rappeler qu'à son arrivée Boulogne a failli être placée sous tutelle préfectorale du fait de son niveau d'endettement - 224 millions en 2008. « Les bureaux permettront de payer les équipements », explique le maire. « Quels équipements ?, s'interroge l'opposante Marie-Hélène Vouette. Pour le moment, il n'y a que le strict minimum. Le Trapèze est une zone privée, sur laquelle des promoteurs montent des opérations, pas plus. » Sur cette partie, cinq îlots d'une surface totale de 175 000 mètres carrés ont été programmés en mars dernier. Les futurs habitants devraient y trouver un foyer d'accueil médicalisé, un jardin d'enfants, un espace pastoral catholique, une crèche de 1 000 mètres carrés, un lycée, des commerces et des restaurants. Mais rien ne sortira avant 2013, la crise est passée par là. « On laisseun an aux promoteurs après la signature du permis de construire pour lancer les travaux », explique André Moine.



LE QUARTIER DU PONT DE SÈVRES



A côté, le quartier du Pont de Sèvres, marqué par l'architecture sur dalle des années 70, va être rénové. « On ne fera jamais de miracle sur ce quartier, prévient d'emblée Gauthier Mougin. Mais on veut le rendre plus accueillant et l'ouvrir sur le reste de la ville. » Concrètement, les façades des trois tours de bureaux vides, détenues par General Electric, vont être liftées par l'architecte Dominique Perrault. Qui occupera ces futures tours de verre à leur livraison dans deux ans ? Le maire affirme être en contact avec sept entreprises. Quant à la gare routière, Pierre-Christophe Baguet envisage de l'enfouir, comme un premier pas vers son projet de tunnel sous la RN 10 ou la RD 1. Dans le Forum, la crèche des Lavandières sera détruite au profit d'une place arborée, qui verra le jour en 2011. Et pour relier le quartier au Trapèze, le boyau technique situé dans le prolongement du passage d'Aquitaine laissera place à une galerie commerciale. Enfin, la ville a lancé, avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, un projet de modernisation des 1 200 logements sociaux du Pont de Sèvres, pour un coût de 100 millions d'euros. Reste qu'aujourd'hui le projet est au point mort car, sur la partie haute de la dalle, les locataires refusent l'augmentation de loyer qui résultera de la rénovation de leurs appartements. « Cela pénalise l'ensemble de notre programme », regrette l'adjoint à l'urbanisme. Ce dernier peut toujours se consoler avec les 19 projets envisagés dans les autres quartiers de Boulogne pour améliorer la circulation et mieux agencer les équipements publics. Deux d'entre eux ont été votés autour de la place du Marché et du centre de gérontologie des Abondances. Mais aucun calendrier n'est pour l'instant fixé

dimanche 22 mars 2009

L'opposition l'avait annoncé, la mauvaise gestion de la mairie UMP finit par rattraper les boulonnais : +9 % d'impots en 2009 !




Comme vous pouvez le voir et l'entendre dans la video du conseil municipal, le maire décide d'augmenter massivement (9 % !) les impôts à Boulogne Billancourt.

Soit 180 d'euros à payer en plus, chaque année, pour un foyer moyen !

En pleine période de crise et de baisse du pouvoir d'achat !

Si encore c'était pour jouer la solidarité avec les communes moins riches et avancer vers la péréquation tant attendue ! ou investir en prévision de meilleurs services sociaux ? que nenni !

Pour un candidat mandaté par le "président du pouvoir d'achat", on comprend, au vu d'un tel budget, que le PS assurait aux municipales de 2008 garantir une meilleure gestion :

A l'instar d'un Chirac affirmant en 1997 que les finances de la France étaient compromises, ... avant de voir un Jospin, vainqueur de la dissolution, résoudre haut la main cette soit disant "quadrature du cercle". (voir sur ce graphique son action sur l'évolution de la dette !)

Pour couronner le tout, les investissements pour l'avenir de notre ville sont sacrifiés et passent à 44 M€ seulement.

Ainsi, alors que M. Baguet a été élu en 2007 en dépit d'une opposition de 57,5% aux élections municipales, on constate que cette opposition vote unanimement contre ce nouveau budget en 2009...

C'est donc la légitimité même de l'équipe municipale actuelle qui est en cause. Et son avenir politique qui pourrait être compromis. Comme le disait JP Fourcade, "PC. Baguet n'a pas les compétences !". Les boulonnais commencent à se dire qu'il avait raison...

A l'heure ou les investissements devraient être lissés dans le temps :

* 10 M€ pour la réfection de la mairie,

* plus la rénovation du stade Le Gallo,

* et celle du sol du marché Billancourt

* la construction de pistes cyclables

* etc...

encore repoussés... : on diffère encore les dépenses vers le futur !

Pour justifier tout cela, alors que notre ville est l'une des plus faciles à administrer vu sa richesse, et qu'une subvention exceptionnelle de l'état de 4 M€ est prévue, notre maire tente d'embobiner ses concitoyens par un discours confus et peu convainquant.

Exemple 1 : il soutient que Paris fait de même en matière d'augmentation d'impots (+9%), sans préciser que Paris est aussi un département, et subit bien plus violemment la baisse des recettes suite à la crise actuelle !

Exemple 2 : il prétend que les autres villes augmentent tout autant leur taxes : faux.

Comme à Puteaux où les taux sont inchangés, etc, etc...

D'ailleurs, le maire de Boulogne fait lui même l'aveux des nombreuses opportunités, manquées par l'UMP, de faire des économies :

- Aucune subvention demandée pour le gymnase Maître Jacques,

- au moins 1,6 M€ gaspillés sur le budget des cartes d'identités,

- 100 000 euros de perdus en subventions pour loger les victimes d'incendies, etc...

Alors quelle alternative proposent les élus de gauche ?

La crise ne justifie (à périmètre constant !)une augmentation pour notre ville que de :

+1,17 % plutot que +9,91 % pour la taxe d'habitation (épargnant les plus modestes : les locataires non exemptés de cette taxe)

au plus +17 % pour la taxe foncière (sur la base des seules données pessimistes fournies par les services de la mairie, mais on peut faire mieux...)

C'est donc la gestion dégradée des 3 derniers maires UMP qui conduit à cette fuite des finances de la ville.

Au contraire de cela notre maire assomme les ménages de nouvelles taxes, (pour ensuite annoncer un excédant et et se vanter d'une bonne gestion !) ménageant les entreprises d'une hausse de la taxe professionnelle uniquement de 5% ...

Rendez-vous en 2013 pour continuer sur cette politique ? ou on décide de sortir les sortants ?

En effet, c'est plus de 100 millions d'euros qui ont été gaspillés en pures pertes ces dernières années :

- remboursement tardif du chèque Renault pour 7,1 M€ (et intérêts),

- dépassement du chantier piscine (surcoût de plus de 23 M€),

- perte sur l'ile Séguin (50 M€) et les terrains Renault,

- la gestion de la dette,

- le cadeau de la ville à l'INCa (plus de 30 M€ perdus) ,

- le musée Belmondo (surcoût de 4 M€),

- sans compter les doutes sur les frais de nettoyage qui se montent actuellement à 1,9M€.

Effectivement, comme on peut le rétorquer (cf. le blog de JP Fourcade), les taux d'imposition étaient bas à Boulogne, ... mais c'était au prix d'une politique sociale, culturelle et sportive largement insuffisante et inacceptable !

Un jour nos concitoyens ouvriront les yeux et la majorité UMP ne persistera pas toujours...


Les élus de l'opposition de gauche analysent ce bilan, et se préparent à proposer une alternance crédible. Ils travaillent déjà sur des projets plus ambitieux et dénoncent l'incurie des équipes municipales passées et actuelles, contraignant la mairie à supprimer de nombreux emplois (17), faisant peser l'effort sur le stress au travail de quelques uns.

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samedi 3 janvier 2009

Le cri du contribuable : des dépenses du conseil municipal qui attendent des éclaircissements !

Quid de la transparence ?

Lecri.fr :

"Les économies de PC Baguet commencent par le triplement (un peu +) de son cabinet, avec éventuellement logements de fonctions etc...,
l’embauche de nouveaux cadres municipaux, avec éventuellement logements de fonctions etc.., tout en payant les précédents et leurs éventuels avantages (c’est la règle de la fonction publique),
tout en refusant de répondre aux boulonnais qui lui demandent des précisions sur les dépenses liées au conseil municipal (40 élus = 1 maire + 21 adjoints + 20 conseillers délégués !!! si ! si !) à son cabinet, personnel et dépenses diverses aux adjoints, dont certains se sont rendus célèbres en notes de restaurants...
Vous avez dit "le cri du contribuable" ? il n’est pas bien fort !"

dimanche 30 novembre 2008

Comment est perçu PC. Baguet ?


Le conseiller municipal vert s'exprime dans l'express :

"PC Baguet a fondé sa campagne sur des effets d'annonce : nombre de ses projets ne sont pas réalisables. Il a souvent recouru à la démagogie, il va le payer et il le sait.
Les Boulonnais ont beaucoup d'attentes. Qu'ont-ils vus ? Seulement de petites avancées ... Son électorat de base est très inquiet. Ses partisans sont à fleur de peau : dès qu'on tracte, ils deviennent hystériques."

"Issy et Boulogne vont se marier...interco degré zéro"

Un déficit démocratique qui se creuse...

Une analyse pertinente de la gestion à courte vue de nos élus UMP !

L'article :

"C'est le titre d'un article du Parisien 92 de ce matin.Issy et Boulogne vont se marier, tout est dit en quelques mots.

Voilà à quoi se résume l'intercommunalité, l'union de deux communes.On apprend dans l'article que le mariage sera officialisé en mairie de Sèvres le 27 novembre prochain.

A-t-on consulté les 235.000 habitants de Vanves, Issy, Meudon, Chaville, Ville d'Avray, Sèvres, Boulogne ?A-t-on consulté les élus municipaux ?

La réponse est non.

Bien entendu, l'intercommunalité existante entre Sèvres et Boulogne est une aberration. Ce n'est pas une nouveauté que de le dire. Cette interco s'est montée uniquement pour profiter de quelques deniers supplémentaires de l'Etat et échapper à la solidarité régionale en matière de péréquation. Boulogne ne reverse plus une partie du Fonds de Solidarité Régional d'Ile-de-France grâce à la création de l'interco "Val de Seine".Aubaine financière depuis le début, la communauté d'agglomération du Val de Seine n'a servi à rien : aucun projet commun hormis une passerelle entre l'Ile Seguin et Sèvres qui n'a pas vu le jour et dont le coût a explosé au fil des ans. FKM et Fourcade l'avaient d'ailleurs annoncé : l'interco ne doit rien changer pour les habitants. belle réussite

!Et pourtant au fur et à mesure, les compétences municipales ont été déléguées au niveau supérieur. Les travaux de voirie par exemple : on les découvre quand le chantier est mis en place, aucune information n'est faite au conseil municipal.Le conseil d'agglo fonctionne en vase clos, sans lien avec les conseils municipaux et encore moins avec les habitants.A l'occasion des dernières élections, la majorité a diminué le nombre de représentants des oppositions, résultat : plus aucun élu Vert ne siège. Il est vrai qu'avec Luc Blanchard nous ne représentons qu'un peu plus de 10% des électeurs sévriens, une paille.

Le périmètre de Val de Seine n'était pas pertinent, il n'est pas cohérent avec notre "bassin de vie". Alors que le Schéma de Cohérence Territoriale s'élabore lui dans un périmètre comprenant 11 communes...Mais faire de la vraie intercommunalité dans les Hauts-de-Seine, c'est trop demander à des barons qui tiennent à leur baronnie.

Fourcade hors jeu depuis les municipales, il est temps d'élargir un horizon qui semblait hier encore infranchissable tant les 2 caïmans (Santini et Fourcade) ne pouvaient se trouver dans le même marigot.
Le mauvais climat semble régner entre FKM et Baguet, le nouveau maire de Boulogne. Il serait dangereux de les laisser dans un tête à tête qui pourrait tourner mal...d'autant qu'à ce qu'il paraît, les caisses de Boulogne sont vides.

L'annonce de la fusion des deux intercos faite dans la presse, sans informer les élu/es ni la population, est en soi choquante. Elle laisse augurer de la nouvelle gouvernance qui sera mise en place : aucun projet sauf la mise en commun de la taxe professionnelle et si possible pas d'opposition. Quant au nombre de conseillers municipaux sévriens dans ce dispositif : peut être 2 ?On se croirait de retour à l'Ancien Régime où les territoires se mariaient en même temps que le prince et la princesse....
Triste, non ?"

mercredi 12 novembre 2008

P.C. Baguet demande la venue d'un maire PS à Boulogne !


Vous regardez de temps en temps en video nos conseils municipaux ?

Suite à des questions pertinentes de la gauche sur les V'Lib (aller à : 3h06mn)

On y voit notre maire et la droite municipale reconnaitre leur inaction et leur inconséquence en matière de piste cyclable...
Une attitude qui pourra bientot qualifier de criminelle vu les inévitables incidents corporels supplémentaires de deux roues qui vont avoir lieu.
La cohabitation généralisée avec les voitures et camions seront forcément plus dangeureuse.
Car aucune réelle anticipation sur les travaux de voirie n'a été réalisée depuis 2005 (3 ans !) pour les pistes cyclables. Ce n'est pourtant pas les alertes de la gauche qui auront manqué.

Les V'Lib sont maintenant en cours d'installation...mais toujours aucun planning sur les pistes cyclables ! ... sauf sur la voirie toute neuve de la Zac Seguin (parce que c'est la région qui paye 3 M€ !) ... mais où, paradoxe, aucun V'Lib ne sera implanté (trop éloigné du rayon de 1,5 Km de au delà de Paris !
On marche sur la tête. Même si les autres deux roues y trouveront enfin satisfaction.

Conclusion : Après avoir salué le travail de JP Huchon (!),
P.C. Baguet félicite le travail du maire adjoint parisien Pierre Mansat et
demande la venue d'un maire PS à Boulogne ! (à savoir : Bertrand Delanoé pour le féliciter d'inaugurer la nouvelle station V'Lib ;-) (aller à la séquence 3h22mn).

Vu le meilleur travail réalisé par les élus PS franciliens, ce sont les boulonnais qui exauceront un de ces jours le voeux de notre maire : permettre l'alternance et élire enfin un maire socialiste à Boulogne Billancourt !

mercredi 29 octobre 2008

"ALLEZ VOUS BATTRE AILLEURS ! "

Comme le rappelle le Blog de l'opposition municipale de gauche à Boulogne-Billancourt : ce spectacle entre les baronnies de la droite boulonnaise est indécent ! Vivement l'alternance...

LE PARISIEN : Les ex-maires déposent plainte en diffamation

"APRES LES URNES, le tribunal. Les deux ex-maires de Boulogne-Billancourt, le sénateur Jean-Pierre Fourcade et son successeur Pierre-Mathieu Duhamel, ont déposé plainte en diffamation contre l'actuelle adjointe aux affaires générales et le codirecteur de la publication du magazine municipal « Boulogne-Billancourt Informations » (BBI) par ailleurs directeur de cabinet du nouveau député-maire Pierre-Christophe Baguet. En cause une tribune rédigée en juillet dernier par Béatrice Belliard qui taxe le dernier budget élaboré par l'équipe sortante « d'insincère et inexact ».

Le groupe des élus socialistes déplore la plainte pour diffamation engagée par Messieurs Fourcade et Duhamel à l’encontre de Mme Belliard et M de Sade.

· Ce nouvel épisode ne fait que confirmer que la droite boulonnaise préfère perdre son temps en chamailleries sans intérêt plutôt que de se préoccuper sérieusement des dérives budgétaires dénoncées depuis longtemps par le groupe d’élus de gauche. En effet, alors que son budget annuel est de l’ordre de 180 millions d’euros, notre ville supporte une dette estimée à 224 millions d’euros, soit 100 millions d’euros de plus qu’en 1995. Et encore, ceci ne tient pas compte des futures répercussions locales de la crise financière (Quid du recours à des instruments de marché pour la gestion de la dette ?, quelles conséquences des difficultés de l’immobilier et aménagement des terrains Renault ?).

· La procédure judiciaire engagée va avoir des conséquences négatives sur l’image de notre ville et donc sur sa capacité à négocier dans de bonnes conditions avec ses interlocuteurs pour les projets en cours (aménagement des terrains Renault en particulier).

En cette période de crise, il semblerait judicieux que les responsables politiques locaux n’ajoutent pas aux difficultés et à l’atmosphère de déliquescence ambiante.

Nous appelons la droite municipale à adopter, enfin !, une attitude constructive et à faire en sorte que notre ville ne fasse plus l’objet de titres de presse peu glorieux."

"Dette de Boulogne-Billancourt : découverte subite ou réécriture de l’histoire ?"

Lucide, Agoravox pose la bonne question au maire actuel :

"Pierre-Christophe Baguet "découvre" les difficultés financières de Boulogne-Billancourt. Or, il était adjoint au maire, puis premier adjoint au maire dans la période où la dette s’est fortement accrue. Depuis 2006, tout en restant élevée, elle a en réalité baissé. La presse a publié ces derniers jours, à la suite d’une forte communication de l’actuelle municipalité boulonnaise sur l’état critique des finances communales et l’endettement de la ville, quelques titres choc sur le sujet.

Pierre-Christophe Baguet (UMP), élu maire en mars dernier, a commandé un audit financier à une société privée (c’est à la mode), et découvre avec atterrement, selon ses déclarations à un quotidien national, les conclusions du pré-rapport.

Etonnement surprenant de sa part : Pierre-Christophe Baguet, autrefois chef de cabinet d’André Santini, fut membre du conseil municipal de Boulogne-Billancourt de 1983 à 2001, adjoint au maire à partir de 1989 et premier adjoint au maire de 1995 à 2001. Or, c’est tout particulièrement au début des années 90 que se sont nouées les difficultés financières de la ville.

Comme le détaille le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) relatif à la gestion 1992-2001, la SA2B, société d’économie mixte créée par la ville en 1991 sous l’égide de Paul Graziani, maire RPR de Boulogne-Billancourt après qu’il ait présidé pendant six ans le Conseil général des Hauts-de-Seine, fut en effet déclarée en redressement judiciaire en 1994 puis en liquidation en 1995 - contraignant en pratique la ville à apurer le passif. Lourde charge qui a, de plus, été comptabilisée tardivement : selon la CRC, "la commune aurait dû recourir à un étalement de la charge correspondante dès juin 1994... or, des provisions pour risques et charges n’ont été enregistrées qu’à compter de 1997".


L’évolution de la dette boulonnaise n’est pas inintéressante pour analyser la situation actuelle :

* l’encours de la dette au 31 décembre était de 166 millions d’euros en 2001, de 131 millions d’euros en 2007,

* soit par habitant : 1 553 euros par habitant en 2001, 1 224 euros par habitant en 2007.

C’est, avec des évolutions intermédiaires, à partir de 2006 que la dette a sensiblement baissé, suivant d’ailleurs en cela avec deux ou trois ans de retard l’évolution constatée pour des communes comparables et tout en restant au-dessus du niveau moyen d’endettement de ces mêmes communes.

La communication, c’est une chose, mais un respect minimal des citoyens devrait conduire à ne pas jouer avec les réalités quand il s’agit de données publiques de base... "

lundi 16 juin 2008

Mon92.com : de moins en moins de démocratie à Boulogne ?

Que ce passe-t-il à Boulogne pour qu'une telle acidité anime cette plume assassine à l'encontre de notre nouveau maire ?
Restons donc vigilents et exigeons plus de démocratie au Conseil Municipal si besoin est.

http://www.mon92.com/2008/06/boulogne-billan.html

Mon92.com : "Boulogne-Billancourt: de moins en moins de démocratie"

"Le voleur chinois n'est pas une brute.
..."

mardi 3 juin 2008

"L’île Seguin replonge"

AUP

Smac


Levée de voile sur la stratégie de notre nouveau maire... Ces allégations paraissent particulièrement inquiétantes, tant la mauvaise foi et la cupidité semblent apparaitre au grand jour...


Une pompe à financement occulte, pour un retour d'ascenceur pour une investiture arrachée contre promesses ...?





Libération :





Le nouveau maire UMP de Boulogne-Billancourt a retoqué le projet d’aménagement de l’ancien site Renault, incluant notamment une université américaine. A la place, un programme flou qui pourrait déboucher sur une opération immobilière plus banale.



SIBYLLE VINCENDON
QUOTIDIEN : mardi 3 juin 2008






"Avec un sens remarquable du contretemps, le nouveau maire UMP de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet (1), détricote l’île Seguin. Au moment même où l’on pense au Grand Paris et où l’on repense à Mai 68. L’élu local traite ce haut lieu de l’agglomération parisienne et de la mémoire ouvrière comme un simple aménagement de quartier. Pour commencer, il évacue sans égard l’Université américaine de Paris (AUP), qui devait entamer cette année les travaux de son campus. Victime collatérale d’une guéguerre interne à l’UMP, ce projet culturel de bon niveau pourrait ne pas voir le jour parce que le nouveau maire, ex-UDF tôt rallié à Sarkozy, règle ses comptes avec l’ancien, Jean-Pierre Fourcade. Vieux gaulliste, celui-ci s’était choisi un autre successeur : il a perdu. Son ennemi intime est aux manettes et, sur l’île Seguin, il démantèle le travail entrepris par l’équipe précédente.



Vingt ans ont passé depuis que Renault a annoncé la fermeture de ses usines de Billancourt. C’était une des plus prometteuses opportunités urbaines autour de la capitale, ce fut une série de déconvenues : attentisme de Renault ; démolition du bâtiment spectaculaire de l’usine ; consultation d’urbanisme annulée puis recommencée ; épisode pitoyable de la Fondation Pinault annoncée puis retirée par le mécène.



Depuis quelques années, se dessinait malgré tout un projet d’île dite «des deux cultures», scientifique et artistique, dont les pièces commençaient à s’ajuster. Une silhouette architecturale avait été prévue pour unifier l’île, avec un système de galerie-enveloppe, inédite en France, qui évoquait la linéarité de l’ex-usine, dégageait des transparences et offrait une promenade publique. Une sortie par le haut semblait se dessiner. C’est cela que Baguet met maintenant à terre. A peine élu en mars dernier, il a viré Jean-Louis Subileau, grand prix d’urbanisme et directeur général de la société d’économie mixte de pilotage, la Saem Val-de-Seine. Le nouveau maire promet «un projet plus vert». Il dresse au fil des interviews une longue liste de ce qui ne se fera pas, sans souci de l’avis des intéressés dont certains sont pourtant titulaires d’un permis de construire. Tout s’écroule, une fois de plus. Reprenons.



Rejet le plus surprenant, celui de l’American University of Paris. Dès le 1er juin, dans une interview à 20 Minutes, Baguet affirme : «Le projet d’université américaine de Paris vient d’être abandonné par son partenaire financier, la New York University, donc le problème est réglé.» C’est faux. «Je ne sais pas avec qui la mairie a réglé le problème, dit Gerardo Della Paolera, le président de l’AUP, mais pas avec nous.» Il admet tout à fait que le partenariat avec la New York University (NYU), qui apportait 10 % du financement total, a été abandonné. «Mais la faisablilité de notre projet ne dépend pas de l’apport de fonds de la NYU», poursuit-il. Quand on lui demande s’il envisage d’abandonner, il répond : «Non. Notre projet est le plus important pour la ville de Boulogne du point de vue dynamisme.»



Un tel projet, c’est en effet le cadeau dont rêve tout élu. L’AUP, créée en 1962, est un équipement culturel entièrement financé sur fonds privés, détenteur d’un vaste réseau international et fonctionnant sur le rythme permanent propre aux campus américains. 1 200 élèves de plus de cent nationalités, une grande conférence annuelle, des présentations hebdomadaires de travaux de chercheurs, un centre de recherche et de rencontres autour de la traduction et de multiples résidences de chercheurs et de professeurs invités. Cette ruche reçoit du beau monde. En 2006, tandis que les relations franco-américaines ne sont pas au mieux, l’AUP en fait le thème de sa grand-messe annuelle et réunit anciens ministres, militaires et intellectuels.
«C’est un dossier difficile à gérer»



Dans une ville comme Boulogne, qui malgré ses 100 000 habitants, ne possède aucun établissement culturel majeur, cette implantation est une chance. Les deux bâtiments de l’architecte Jean-Paul Viguier, pour l’hébergement des étudiants et pour les enseignements, comportent quantité de dispositifs ouverts sur l’extérieur : cafétérias, librairies, agora, amphithéâtre… «Toutes nos manifestations sont ouvertes au public», explique Perrine Delobelle, chargée de mission auprès de la présidence de l’AUP, qui développe aussi depuis quelques années un projet baptisé The arts arena, «embryon de notre futur centre culturel sur l’île Seguin».



Pour son campus, la présidence a hésité entre deux sites, Paris rive gauche et l’île Seguin. C’est le projet global d’île «des deux cultures» qui l’a décidée, parce qu’il comportait une résidence pour chercheurs et artistes, mais aussi la venue de l’Institut national du cancer, acquise, et celle du CNRS et de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), à l’étude. «Nous avons adhéré complètement à cette idée de pôle, résume Perrine Delobelle. Nous avions commencé à rencontrer l’Inserm et le CNRS autour d’un futur master en économie de la santé.» Pour une collectivité locale, un établissement comme l’AUP est un produit d’appel. «Nous sommes très internationaux, poursuit-elle. Nous avons des contacts avec énormément d’institutions internationales, d’universités, de musées. Nous pouvons être un point de contact pour d’autres projets sur l’île.»



L’AUP préparait son arrivée depuis trois ans et ne dispose guère de plan B pour quitter le patchwork de six adresses qu’elle occupe dans le VIIe arrondissement de Paris. Elle n’attend plus que le second de ses deux permis de construire, document qui aurait été validé mais n’est pas encore délivré. Della Paolera est dans une situation déplaisante : Baguet parle à sa place tout en ne le contactant pas. Et même si le projet redémarre, le campus risque de se retrouver un jour dans un environnement de promotion immobilière sans rapport avec le contexte scientifique et artistique promis.



Les professionnels du bâtiment, eux, ont été contactés par la nouvelle municipalité. Le maire a déclaré à 20 Minutes qu’il négociait pour la résidence chercheurs-artistes, cofinancée par la Caisse des dépôts et l’investisseur ING, bénéficiaire d’un permis. Contactés à plusieurs reprises, ni la Caisse des dépôts, qui agit avec de l’argent public, ni ING ne nous ont répondu. Autre preneur ferme, le promoteur de l’hôtel quatre étoiles, Cogedim, s’est vu prié d’aller l’exporter sur la terre ferme par Baguet qui, toujours lors d’une interview, a dit qu’il préférerait «un hôtel de charme». Une idée qui fait sourire Jean-Luc Brohard, président de Cogedim entreprise. Plus sérieusement, il ajoute dans la foulée que «c’est un dossier difficile à gérer». Mais il ne veut pas vider les lieux. «C’est un site exceptionnel, une des plus belles boucles de la Seine. Nous restons très attachés à la réalisation de quelque chose sur l’île.» Et l’on peut faire confiance à ces spécialistes pour ne pas céder sans compensation solide.



Comment en est-on arrivé là ? Par la politique. Etre membre de la majorité municipale n’a pas empêché Baguet de combattre continuellement l’ancien maire de droite Jean-Pierre Fourcade, 78 ans. Peu avant la fin du mandat, l’édile démissionne au profit de son premier adjoint pour barrer la route à l’ambitieux. Raté. Ex-UDF, Baguet obtient l’investiture UMP en remerciement de son prompt ralliement à la bannière de Nicolas Sarkozy. Fourcade tente alors de le contrer en se présentant, mais en vain. Et voilà que pendant la campagne, Georges-Marc Benamou, encore conseiller culturel à l’Elysée, annonce, dans une interview à Libération, que l’île Seguin accueillera «un jardin de sculptures».
«Benamou a mis la pagaille»



Baguet ne se rallie pas à cette fantaisie mais sort de sa manche un projet alternatif, «ensemble culturel international valorisant et profitable à tous les Boulonnais». En fait, un plan de l’île d’une pauvreté consternante ramenée aux documents produits depuis des années par la Saem Val-de-Seine. Et un programme du même tonneau où voisinent guinguettes, halle pour défilés de mode ou marchés de noël, spa, commerces, restaurants, port fluvial, tous rangés sous l’étiquette d’ «activités culturelles et de loisirs». Certaines propositions veulent tout et rien dire, comme le «parcours culturel». D’autres, comme ces 40 000 m2 de sièges de télévisions et de radio sont risibles au vu des ambitions affichées d’ «espace vivant, attirant», quand on connaît les mornes abords de TF1 à Boulogne même. La conception de ce collage est sous la houlette de Daniel Janicot, conseiller d’Etat, qui n’a jamais exercé aucune fonction opérationnelle en urbanisme.
Toute cette confusion semble masquer l’objectif de fond : faciliter des opérations de promotion immobilière banales et rentables comme on en voit partout dans le département. Car on peine à comprendre pourquoi le nouveau maire ne veut plus de la résidence chercheurs-artistes pour promettre à la place une «villa Médicis d’accueil d’artistes» (dans son bulletin de campagne). Ou annule la future salle des musiques actuelles dessinée par l’architecte Rudy Ricciotti, prête à démarrer, au profit d’une «salle de concert ouverte comme à Sidney ou Chicago» (interview à 20 Minutes), pas lancée et pas financée. Des promesses rideau de fumée ?



Baguet assure que «l’Etat et le département apporteront leur contribution». Interrogé par Libération, Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine, reste prudent et lâche au passage que la salle des musiques actuelles, il trouvait «ça pas mal». Sur l’université américaine, «l’ambassade des Etats-Unis m’a prévenu qu’elle ne cautionnait plus moralement le projet», affirme-t-il. Il croit savoir qu’il fallait y «mettre des fonds publics» - ce qui est faux. Et il met la confusion sur le dos de «Benamou, qui a mis un peu la pagaille». Bien joué, le renvoi vers l’Elysée. Le silence du Château est assourdissant. Nicolas Sarkozy a lancé personnellement la consultation internationale sur le Grand Paris, avec ce que la démarche comporte d’appel à la matière grise. Pendant ce temps-là, il laisse un second couteau de son parti promettre un avenir de guinguettes et de marchés de Noël au plus bel endroit de la Seine près de Paris.



(1) Contactés à de multiples reprises, ni Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt, ni Daniel Janicot, président de l’association de préfiguration de l’île Seguin, n’ont voulu répondre à nos questions."

samedi 24 mai 2008

"Roland-Garros se sent à l'étroit"

Doit-on lutter contre l'extension de Roland Garros ?
Le bois doit-il concéder quelques terrains ? ou les serres d'Auteuil ?
















Qu'en pensez vous ?











Un article interessant de Challenges :







Extrait :



"...



Projet controverséL'extension de Roland-Garros ne fait pas l'unanimité. Pierre-Christophe Baguet, député-maire de Boulogne-Billancourt, dénonce un projet «déraisonnable», car il faudra une passerelle qui enjambera les Serres d'Auteuil pour accéder au nouveau central.



«La vérité, dit-il, c'est que Christian Bîmes, qui dirigea le Zénith à Toulouse, veut une salle pour pouvoir faire venir ses amis chanteurs.»







Faux, réplique le président de la FFT. «Il n'y aura que du tennis dans cette nouvelle enceinte. Peut-être exceptionnellement un championnat de basket ou de volley.»







D'autres dénoncent une course au gigantisme, un projet motivé par l'ego. «Vous savez comment s'appellera le nouveau stade ? lance un détracteur. Le stade Christian-Bîmes. Ce qui est important, ce n'est pas la taille, mais avoir un lieu où souffle l'esprit. Le Festival de Bayreuth n'a pas évolué depuis un siècle et reste un must. Quelle valeur aurait un tournoi qui se déroulerait devant des tribunes vides ?»







Bîmes réfute ces arguments. «Si l'agrandissement ne se fait pas, on risque de rater une nouvelle fois l'organisation des jeux Olympiques à Paris», prévient-il. Le futur stade permettra aussi à Roland-Garros de parfaire son dispositif. «On pourrait en profiter pour diminuer le nombre de sponsors afi n que les happy few bénéficient d'une meilleure visibilité», indique Fabien Grobon, directeur du partenariat et des licences. La disposition des espaces de relations publiques pourrait être revue. Actuellement, les fans enragent de voir les tribunes désertées à midi (les invités déjeunent au Village). «Dans le nouveau stade, ce ne sera plus le cas, indique Dominique Baud, directeur général adjoint. Les espaces de réception (salons, terrasses, loges) seront dans l'enceinte.» Et les râleurs ne râleront plus. Roland-Garros n'a pas fini de se réinventer.
..."


Bon, tant que ...


Maria

et Ana

sont là,

on est rassuré...

dimanche 13 avril 2008

Droit d'inventaire ou promesses impossibles ?


La nouvelle équipe municipale ne perd pas de temps :

Pour se délier de ses promesses impossibles, elle prend les devants en feignant que son prédécesseur a commis des maladresses. Heureusement la presse veille, et l'électeur n'est pas dupe. A lui de se faire son opinion au cours des années à venir.

Le crédit d'intention est maximal, au nouveau maire de le maintenir...



LE PARISIEN :

La réhabilitation du château Rothschild était d'actualité. Mais la complexité du dossier risque de renvoyer le projet aux calendes grecques.

LES PROMENEURS du parc Rothschild n'ont pas fini de côtoyer la ruine du château éponyme, qui se meurt depuis vingt-cinq ans. La réhabilitation qu'envisageait de porter le conseil général des Hauts-de-Seine, dans le cadre d'une « vallée de la culture » le long de la Seine, n'est pas encore pour demain.

Hier soir, lors d'une réunion que l'association Boulogne Patrimoine dédiait quasi exclusivement au sujet, le maire Pierre-Christophe Baguet n'a pas caché son amertume.

En cause : un courrier récent, signé de la précédente municipalité, précisant au propriétaire du château - un riche prince saoudien - que le site disposait de 10 000 m 2 constructibles.

« C'est faux, archifaux, peste Pierre-Christophe Baguet. Jamais je ne laisserai construire 10 000 m 2 dans le parc Rothschild. Mais le problème, c'est qu'on a fait miroiter au propriétaire des bénéfices énormes, et qu'il ne lâchera pas facilement. Cette histoire va nous faire perdre un temps infini. »

Un promoteur se serait déjà rapproché du propriétaire et envisagerait de construire notamment une maison de retraite de luxe, à côté du château. De quoi faire monter les enchères, alors que le conseil général était disposé à racheter le site « au même prix d'achat qu'en 1986, c'est-à-dire 7 millions d'euros ». Pour Bernard Mayrand, président de Boulogne patrimoine, il n'existe sur le terrain qu'un reliquat à construire de 1 543 m 2 , hérité d'un précédent accord.

« La seule solution, pour sortir de cet imbroglio, c'est de rappeler ce reliquat à construire, estime-t-il. C'est dans l'acte de vente passée entre Rothschild et l'actuel propriétaire. Ceci doit constituer la base juridique de négociation. »

Jointe hier soir, l'ex-adjointe à l'urbanisme Dorothée Pineau a confirmé avoir indiqué au propriétaire la possibilité de construire non pas 10 000, mais quelque 7 000 m 2 . « Ce n'est pas un cadeau, c'est le plan local d'urbanisme de 1983 qui le dit, affirme l'élue. Mais que cela existe sur le plan réglementaire et que cela puisse se faire sont deux choses différentes, car il faut l'accord des Bâtiments de France et de la commission des sites. »

Un membre de l'association Boulogne patrimoine, présent hier soir, a conseillé au maire d'éviter le « choc frontal » avec le prince saoudien, qu'il connaît personnellement : « Ils sont très riches, a-t-il rappelé. Cela pourrait durer vingt ans... »
Mise à jour du 02/05 : un commentaire qui ne manque pas de sel ...

mercredi 9 avril 2008

Loi OGM : testez votre député



Loi OGM : testez votre député

MM. Pierre-Christophe Baguet fait partie des 31 députés qui se sont abstenus contre 245 UMP "pour".

Bravo mais encore un petit effort pour passer dans le camp des 10 contres M. Baguet !
Vous serez représentatif de vos électeurs ! Comme le rappelle La télé libre.

Signons tous la pétition !


Pour mémoire : Le comité de soutien

dimanche 16 mars 2008

Un maire de Boulogne timidement élu : 56% ne sont pas convaincus

Comme l'annonce le site de notre ville, les résultats sont les suivants :

Municipales :

Elu : Liste Pierre-Christophe Baguet 15 080 voix (44, 27 %) (+2%) 40 sièges
Battus :
Liste Jean-Pierre Fourcade 11 886 voix (34,90 %)(+5%) 10 sièges
Liste Marie-Hélène Vouette 7 091 voix (20,82 %)(+2%) 5 sièges

Cantonales

Canton Nord-Est

Elue : Marie-France de Rose 4 364 voix (55,02 %)
Battue : Dorothée Pineau 3 567 voix (44,97 %)

Canton Sud

Elue : Marie-Laure Godin 6 860 voix (55,44 %)
Battu : Pierre Gaborit 5 513 voix (44,55 %)


Commentaires:

Municipales
- Baguet élu sans avoir convaincu une majorité de boulonnais (56% d'opposants !)

Il ne pourra appliquer son programme sans l'infléchir, en fonction du message fort qui lui a été passé par les citoyens, au niveau local comme national.

Il devra prouver rapidement que les promesses n'engagent pas que ceux qui les écoutent.

Et comme audits et refonte des projets actuels prendront du temps, les électeurs vont vite déchanter. Ils ont choisi l'aventure, espérons que la ville et sa démocratie n'en souffriront pas trop.

- Le modem s'est reporté vers JP Fourcade à hauteur des deux tiers.


Cantonales
- Le conseil général ne bénéficiera pas de la chance d'avoir en son sein un homme comme Pierre Gaborit.
- D. Pineau faisant un score surprise, conserve un avenir prometteur dans cette ville

mardi 11 mars 2008

Second tour des Municipales 2008 : le vote utile à gauche.


Qui sera le contrepouvoir attentif de M. Baguet ?

Surement pas JP Fourcade qui n'a aucune chance d'être élu et n'a aucun dauphin désigné.
Il va récupérer la moitié des 7% du modem, et perdre les 10% chippés au PS... = 24% ?

Non c'est la gauche qui jouera ce role, dans le cas où les bolonnais ne veulent pas laisser la ville dans les mains de Sarkozy pour ... 12 ans minimum ?
Avec ses 30% plus la moitié des 7% du modem, plus les déçus de Fourcade (12% ?) = 36% ? (Comme à la présidentielle pour Ségolène : 33,34% plus les déçus de Sarkozy...)

Conclusion : quel est le vote utile ? c'est la gauche !

C'est ce que rappelle Marie-Helene Vouette dans Le Parisien :

"
...
Quant à la candidate du PS, Marie-Hélène Vouette, elle a estimé que «la primaire à droite était terminée». Elle a appelé «les électeurs de gauche qui ont voté Fourcade pour éviter Baguet» à revenir dans son camp au second tour."

dimanche 9 mars 2008

Premier tour des Municipales 2008 : Baguet donné gagnant

Les résultats des Municipales :

http://www.boulognebillancourt.com/cms/index.php


Le quarté gagnant est :

Baguet (UMP) 43%
Fourcade (DVD) 30%
Vouette (Gauche) 19%
Canet (Modem) 8%

Constats :
1) Grave échec à droite pour le maire sortant, à 13% du Challenger : Fourcade n'a pas convaincu.
Le syndrome Martinon ne pouvait se reproduire.
Sans le soutien et ... le financement de l'UMP, ca fait mal...

2) Vote utile de la gauche vers Fourcade pour barrer la route à Baguet ?

Pronostics :

1) Le modem ne devrait pas se rallier au PS ni à Fourcade, auquels il ne peut rien offrir d'interessant ?

2) Fourcade pourrait se maintenir, juste pour placer ses quelques amis, (sauf à se dédir de sa promesse : "Si je suis deuxième, je me maintiendrai"), et diminuant ainsi d'autant le nombre d'élus de gauche au conseil municipal.

3) Malgrés le resultat net lors de la primaire à droite au premier tour, il y a risque qu'une bonne partie des électeurs de Fourcade ne se rassemblent pas autour de Baguet.

4) Sarkozy va peut-être demander à Baguet de tendre la main à Fourcade (quelques lots maintenus dans l'ile seguin ;-) ) pour obtenir son désistement et assurer une très large victoire (66% ?) à Boulogne et avoir les coudées franches plutot qu'un poussif 56% ?

5) La gauche va se rassembler largement pour constituer un réelle force d'opposition constructive au conseil municipal, si l'UMP l'emportait.

samedi 8 mars 2008

"L'impossibilité d’une île"

Si les habitants de notre ville sont apparemment lassés que la campagne évoque moins leur quotidien que cette ile lointaine, il n'en reste pas moins que le bilan actuel est peu concluant.

De quoi pousser dehors un ex-maire qui peine à convaincre et qui n'y croit pas lui-même....



Pour mémoire, ci dessous deux coups de gueule interessants, et une synthèse :

1) ARCHICOOL.COM: "L'impossibilité d’une île"

"Si l’île est féminine et le continent est masculin, alors l’histoire de l’île Seguin ( 92, Boulogne Billancourt,) est facile à réécrire.

D’abord asservie, se confondant physiquement à sa tache de production ( l’usine Renault ), puis délaissée, anéantie, mais comme ce n’est pas suffisant et que nous sommes en France, on va se dépêcher de l’enfermer, la reclure ; cela sera le projet de façade enveloppe, caricatural, grotesque hymne petit-bourgeois à la propriété et à sa clôture, à l’enfermement, au dedans et au dehors, comme par hasard, on ne trouvera comme fonction à implanter, que des services administratifs ( vraie-fausse université, hypothétique centre administratif d’un institut médical, logements d’artistes, bref ! c’est aussi excitant qu’un couvent.

Comme par hasard, la seule tentative de greffe d’une initiative d’animation se soldera par un rejet. Rejet par jet de l’éponge, suite à l’incapacité de “consacrer” l’île à un statut d’équité avec le continent.

Après la séquence du couvent, qui semble, heureusement, bien partie pour couler corps et biens, l’ordre des choses, c’est l’enterrement, la mise en terre définitive dans un magnifique cimetière ( un jardin de sculptures.)

Il y a une malédiction sur l’île Seguin, ( et surtout un sol très pollué.) pas question d’y amener la vie et la ville. En tout cas 16 années de perdues... C’est indécent et vulgaire. Ne rien avoir su faire en seize ans, c’est une violence adressée aux mal-logés qui attendent depuis des décennies.

J.A "


L'article ici.


2) "Symbolique de l’île Seguin" par François Grether, architecte-urbaniste

Après de longues tergiversations… Dès l’annonce la fermeture de l’usine, l’Etat confie une mission à Jean Eudes Roullier pour orienter le devenir de ce lieu emblématique. Ses propositions, élaborées avec Alexandre Chemetoff, sont développées par une seconde mission que l’Etat confie à Jean Pierre Morelon, avant de mettre fin à celle-ci deux ans plus tard. Les Villes de Boulogne-Billancourt et Meudon montrent alors leurs propres propositions. Puis, Renault, pour faire avancer les choses, fait établir de grandes maquettes par six architectes reconnus, si ce n’est célèbres, Chaix/Morel, Piano, Portzamparc, Reichen/Robert, Rogers, Tschumi, sans suite. Le Syndicat mixte des 6 Communes les plus proches consultent trois architectes urbanistes, Jean Pierre Buffi, Paul Chemetov, Bruno Fortier, afin d’établir un "plan guide". Les propositions de Fortier suscitent, dans "Le Monde", les foudres de Jean Nouvel, "Boulogne assassine Billancourt", et est abandonné.

A partir de 2000, le projet urbain mené par Jean Louis Subileau, François Barré, et Michel Desvigne et moi même est concerté, exposé plusieurs fois, soumis à enquête publique, inscrit dans le Plan Local d’Urbanisme. L’épisode de la Fondation, voulue puis répudiée par M. Pinault, déclenche l’intervention d’une commission d’expertise du projet d’ensemble coprésidée par Nicolas Sarkozy et Jean Pierre Fourcade. Celle-ci apprécie et préconise la poursuite du projet urbain. Aujourd’hui, après 20 ans d’études et débats, retour à la case départ ?

Ambitions, mises en question

Le projet, dont la mise en œuvre est commencée, vise à constituer un lieu d’exception, porteur de fortes promesses. Avec un travail sur la mémoire de l’époque industrielle, il s’appuie sur le souvenir de la forme globale de l’île. Sur l’ancien socle se déploie une "terrasse-jardin" de plus de cinq hectares, espace public singulier en complémentarité avec les parcs des deux autres îles du méandre de la Seine. Sur les deux kilomètres des bords de l’eau, s’étend une promenade annulaire, avec ses embarcadères, surmontée d’une "galerie animée" injustement comprise, grand équipement culturel et ludique très original, écho contemporain de la colonnade de l’île des musées de Berlin. Ces réalisations s’inscrivent dans la programmation de "l’île des deux cultures", arts et sciences, avec notamment l’Université Américaine de Paris et New York, l’Institut du Cancer, les scènes de musiques actuelles, l’hébergement de chercheurs et artistes, etc.

Effets d’annonce perpétuels

L’île est entourée par de nombreux jardins, Parc de St Cloud, Parc du Brimborion, nouveau Parc de Billancourt, parcs de l’île St Germain et de l’île de Monsieur. Quel peut être le rôle d’une vocation exclusivement paysagère ? Le projet en cours, préparé depuis huit années, comporte encore d’importantes disponibilités, en particulier sur toute l’étendue des pointes amont et aval de l’île. Pour de nouveaux responsables, il peut aisément accueillir les réalisations les plus significatives...

Effacer le souvenir de l’usine Renault ! Faire table rase de la démarche d’un projet engagé, novateur et ouvert ! Repartir sans cesse de zéro ! Relancer cinq ou six années de procédure ! Quel peut être le sens profond de défaire sans jamais faire ? Quel gâchis ! Mais surtout, pour la France, quelle grande symbolique en un lieu particulièrement emblématique ? A l’évidence, celle de l’inefficience !"


L'article ici.


3) 20MINUTES : "L'île Seguin pourrait repartir à contre-courant"

"L'un veut faire table rase et lancer un nouveau projet. L'autre est reparti en campagne à 78 ans pour sauver le sien. Pierre-Christophe Baguet (UMP) et Jean-Pierre Fourcade (DVD), les deux favoris de l'élection à Boulogne-Billancourt, se déchirent sur l'aménagement de l'île Seguin.

L'ancien maire (jusqu'en 2007) Jean-Pierre Fourcade défend un projet décomposé en trois volets : un pôle scientifique, un pôle culturel et un pôle « accueil et hébergement ». Dans le premier, il souhaite attirer les sièges de l'Inca (Institut national du cancer), l'Inserm et le CNRS. La partie culturelle sera constituée soit d'un centre de création contemporain, soit d'un centre d'art contemporain. Ce secteur accueillerait aussi une salle des musiques actuelles (Smac). Pour l'espace d'accueil, un grand hôtel est prévu. « Il est actuellement bloqué par un recours, déposé par un membre de la liste Baguet », s'énerve le sénateur. Un accord a aussi été trouvé pour l'implantation de l'université américaine de Paris. C'est d'ailleurs la seule chose que Pierre-Christophe Baguet conserverait s'il est élu. Pour le reste, il pointe cinq projets publics et deux privés « qui ne rapporteraient rien à la ville ». Alors on annule et on recommence. « L'Inca et l'Inserm devraient se rapprocher, et ont vocation à aller à Villejuif, pas sur l'île Seguin. Pour la Smac, Fourcade n'a obtenu aucune subvention. Concernant l'hôtel, l'Intercontinental et la Cogedim - le promoteur - ne veulent plus rester sur l'île, justifie le candidat UMP. Moi je créerai un pôle médias et culture, et un autre événement, qui feront gagner de l'argent à la ville, et la rendront plus ouverte aux habitants. »

Les deux autres candidats à l'élection ont des positions plus modérées : Sylvain Canet (MoDem) « souhaite conserver les projets actuels, mais mettre tout cela davantage en cohérence pour en faire une vraie "Cité des lumières du XXIe siècle" ». Marie-Hélène Vouette (PS) ne veut pas « remettre en question ce qui a été lancé. Mais il manque un projet pour la pointe aval, où je verrais bien une Université des savoirs numériques. »


Mickaël Bosredon

L'article ici.



PS: Effectivement, le Val de Marne rode déjà autour de l'INCa...

lundi 25 février 2008

"L'île Seguin victime des élections municipales"


Municipales :

Les boulonnais lisent les projets, réfléchissent. Pour qui voter ?

On pense Baguet en tête, et si c'était un mauvais choix ?


Ceux de droite s'interrogent...

1) faire confiance au jeune loup ambitieux, d'apparence humain et accessible ?
soutenir une équipe renouvelée ? miser sur son projet prometteur, soutenu par l'état et le département...?

mais ... sans réel bilan, ... sans projet financé,
repoussant bientôt aux calendes grecques les réalisations
alors que les échéances promises par l'équipe actuelle s'approchaient enfin ...

(on entend déjà PC. Baguet :
"il me faut du temps ! un 2ème (3ème...) mandat pour parvenir à honorer mes promesses !")


2) ou renouveler la confiance au vieux matelot,
ayant par le passé sorti le navire de la tempête,
au caractère bien trempé et distant,
mais riche des valeurs du passé, ... droiture, indépendance, compétence,
au projet modeste et trop raisonnable,
mais en passe de livrer des réalisations concrètes.

3) pratiquer l'aventure du Modem ? peu crédible ? tant leur posture est illisible ? quel bilan ?
Tentant de ratisser les déçus de gauche et de droite, déçu de n'être pas le seul à droite à rassembler les opposants de Baguet...

4) ou tenter l'alternance en confiant à la gauche de M.H. Vouette et ses actuels conseillers municipaux
le devoir d'une synthèse entre social et progrès, enthousiasme et ouverture ?

Osons !


Pendant se temps, certains sont en colère du gachis que la droite promet pour la ville.

L'EXPRESS:

"Campagne municipale oblige, le prétendant à la mairie de Boulogne Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, vient d'annoncer son intention de transformer l'Ile Seguin en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés. Rudy Ricciotti, grand prix national d'architecture 2006, s'insurge contre ce plan alternatif et se confie à LExpress.fr.

Raser le travail de nombreuses années de réflexions urbaines relève directement du hooliganisme", lance Rudy Ricciotti excédé par le plan du candidat officiel de l'UMP, Pierre-Christophe Baguet, pour l'Ile Seguin. Ce dernier vient en effet d'annoncer son intention de transformer ces onze hectares "mythiques" en un jardin de sculptures géant, en lieu et place des projets déjà engagés, notamment l'Institut national du Cancer, l'Inserm, une résidence pour chercheurs et artistes, et l'Université Américaine de Paris.
Déjà, le 16 janvier dernier, sur LExpress.fr, l'ancien maire Jean-Pierre Fourcade dénonçait ce procédé de la table rase et annonçait sa candidature "dissidente" aux municipales pour défendre son projet de réhabilitation des terrains Renault. Pour sa part, Rudy Ricciotti déplore ce manque d'idées sur l'avenir des villes. Entretien.
Vous deviez construire une salle de musique actuelle sur l'Ile Seguin, apparemment le projet est mis en suspend. Que vous inspire la refonte de l'aménagement de l'Ile Seguin avancée par le candidat UMP Pierre-Christophe Baguet?Je suis estomaqué par la violence et le cynisme avec lequel on fout en l'air des années de travail, de concertation, de consultation, qui sont l'énergie propre et utile à l'aménagement des terrains Renault à Boulogne Billancourt. Je peux comprendre que les enjeux électoralistes puissent armer des idées nouvelles, mais dans ce cas précis, il s'agit d'éradiquer l'aménagement prévu, c'est tout de même assez grave. Pour ma part, je devais construire un équipement culturel qui était le plus petit de l'Ile par sa taille, je serais néanmoins curieux de connaître la position de mes confrères qui avaient des engagements plus importants sur ce site, tels l'architecte Jean-Paul Viguier, le paysagiste Michel Desvignes, l'urbaniste François Grether. Reste que plus personne n'ose se mouiller, le courage n'est pas la spécialité des intellectuels de gauche. Ce jardin de sculptures géant est une ânerie, un endroit où les gens iront promener leur chien, à condition que cette Ile, vidée de son activité, ne soit pas un coupe gorge! Qu'en pense, par exemple, le critique d'art Jérome Sens lui qui devait participer au choix des artistes qui seraient exposés sur la future ceinture de l'Ile?
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Etat des projets engagés fin 2007 sur l'île Seguin par la Saem-Val-de-Seine.
Ce projet présidentiel sorti des cartons en à peine dix jours a reçu le soutien du département et de l'Etat, cette attitude n'est-elle pas en contradiction avec les propos de Nicolas Sarkozy tenus à l'inauguration de la Cité de l'Architecture et du patrimoine en septembre dernier?J'étais présent à l'inauguration de la Cité de l'architecture, en septembre dernier, avec bon nombre de mes collègues, notamment Jean Nouvel, Dominique Perraut, Christian de Portzamparc, avec lesquels nous étions conviés à une réunion à l'Elysée. Je ne retrouve pas dans cette manière de faire ce qui nous avait tous enthousiasmé chez Nicolas Sarkozy ; je ressentais alors chez le président une volonté d'associer la pensée à l'énergie. La désillusion est forte, une sensation de "navigue à vue" associée à la parole du dernier qui parle, deviennent alors l'ombre portée d'un déficit de projet esthétique et de projet de société.
Cette volte face dans l'aménagement d'un territoire qui s'inscrit dans le Grand Paris n'est elle pas la preuve d'un désarroi dans la manière de "construire" la ville aujourd'hui?J'avais déjà déclaré dans le Monde sur un autre sujet que l'absence et la béance étaient érigées à l'altitude des Beaux Arts. Le scénario se renouvelle sans cesse, c'est la sexualité androgyne d'une technocratie de mes deux! Chlorophylle et sculpture, c'est presque le retour du félibrige, qui vient du latin "felare" qui veut dire l'art de sucer le sucre. J'imagine déjà sur l'Ile Seguin des petits arbustes tout neuf et de l'art comptant pour rien. On prend les artistes pour des cons. Aucun sculpteur n'acceptera d'installer une oeuvre immortelle dans un scénario urbanistique à la Verdun. Je n'ose même pas imaginer le point de vue des arbustes si l'on demandait leur avis.
Tout projet d'aménagement urbain repose sur une dynamique économique et culturelle, celle prévue sur l'Ile Seguin reposait sur la recherche et la culture, n'était-ce pas là, une forme d'équilibre?Rejeter les habitants de l'Ile mais aussi les nouvelles technologies et la culture tel qu'il est proposé relève de la mortification du vivant. En fait, l'horizon métaphysique de l'Ile Seguin sera d'être un impensé politique."


26/02: La réponse n'a pas tardé (voir commentaire ci dessous).

Et le tac au tac s'en suit ici !

02/03: Et cela continue ci-dessous :

"L’île des deux cultures" par Christian Devillers, architecte

Après le temps des procédures et de la concertation publique qui a pu paraître long à certains, le huitième quartier de Boulogne-Billancourt est en chantier sur les terrains des anciennes usines Renault. 2.500 logements et résidences, 104.000 m² shon de bureaux et 30.000 m² shon de commerces et d’équipements, la moitié du parc de 7 ha, 3 ponts vers l’Ile Seguin, soit près de la moitié des programmes auront été livrés dans les trois prochaines années.

Le niveau d’exigence des cahiers des charges environnementaux et la désignation par concours internationaux de tous les architectes, urbanistes, paysagistes soit actuellement 58 équipes font de cette grande opération un exemple de ce qu’on peut réaliser de mieux aujourd’hui en matière d’innovation et de qualité architecturale et urbaine mais aussi de mixité et de solidarité sociale en incluant l’opération ANRU de réhabilitation du quartier du Pont de Sèvres.

En termes quantitatifs l’Ile Seguin ne représente qu’une petite partie des terrains et des programmes mais elle semble en porter les enjeux symboliques les plus forts et les plus divers, aussi bien pour ceux qui se réclament de la mémoire ouvrière que pour les tenants d’un jardin de sculpture.

Le projet actuel, en cours de réalisation, consacre l’île aux "deux cultures", c’est-à-dire à l’enseignement et à la recherche scientifiques et artistiques. Elle sera largement ouverte à tous les publics par ses lieux d’exposition, ses jardins et sa façade promenade sur la Seine. C’est un programme ambitieux, évidemment plus long et plus difficile à réaliser qu’une urbanisation commerciale, mais qui, seul, est capable de doter Boulogne-Billancourt d’un lieu de rayonnement international. Grâce aux investissements importants engagés par la Ville, au partenariat avec les institutions et les entreprises et surtout après des dizaines de réunions de concertation avec les Boulonnais et les riverains du Val de Seine cette ambition est en train de se réaliser. Il serait regrettable qu’elle soit ruinée par des candidats à la mairie ou par des personnalités étrangères à la ville qui, feignant d’ignorer les investissements réalisés et le travail accompli, n’ont à proposer que des programmes récréatifs sans envergure sous prétexte qu’ils seraient plus "populaires".

Egalement signataires de ce texte : Philippe Dubus (agence Philippe Dubus), Adrien Dumont et Maria Colomer, Patrick Chavannes (agence Chavannes Architecture & Urbanisme), Robert Chapellier (Dacbert Cochet Chapellier Architectes Associés), Jean-Paul Viguier, Daniel Vaniche (DVVD), Florence Lipsky (Lipsky + Rollet architectes), Stéphane Maupin, Umberto Napolitano (Lan Architecture), Roger Diener (Diener & Diener Architekten), Anne Mie Depuydt (uapS Anne MieDepuydt & Erik Van Daele), Yves Pagès et Benoît le Thierry d’Ennequin (explorations architecture), Philippe Coignet (OLM), François Grether.

mardi 12 février 2008

Boulogne : Sondage à droite : deux candidats au coude à coude !

Pendant que Neuilly sombre dans le grotesque, les déchirements des listes de droite se multiplient en Ile de France.


Saint-Germain-en-Laye, Versailles, Le Chesnay, Le Vésinet, Chambourcy, Joinville, Livry-Gargan et Boulogne-Billancourt...

où selon un sondage, JP Fourcade talonnerait de quelques points PC Baguet !! Une surprise qui donne des ailes à l'ancien maire et à son équipe !




Panique chez l'UMP !


Ce fractionnement pourrait laisser la gauche de M.H. Vouette en tête au premier tour ? et créer un surprise au second ?

D'autant qu'elle est la seule à avoir un vrai programme structuré et publié très tôt.


Ci ce n'est pas le cas, ce fractionnement pourrait permettre la victoire de JP Fourcade au second, une fois allié au Modem (avec une place peut-être promise au conseil municipal pour Sylvain Canet ?).

Reste à deviner l'attitude de la gauche lors de ce second tour :

- maximisation de son poids au conseil municpal en serrant les rangs,

- ou barrage contre Baguet et report partiel de voix vers JP Fourcade ? car résolument hostiles au vassal de Sarkozy et sachant à quoi s'en tenir jusqu'à présent ?

L'UMP ne peut se permettre un nouveau camouflet et lacher PC. Baguet, son destin pourrait donc être dans ce cas scellé...

Tout dépendra aussi de la crédibilité des projets, qui commencent désormais à s'éclaircir.






Donc, vérifiez bien que votre candidat incarne les qualités qui seront gage d'une bonne gestion des affaires de votre ville...