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dimanche 22 mars 2009

L'opposition l'avait annoncé, la mauvaise gestion de la mairie UMP finit par rattraper les boulonnais : +9 % d'impots en 2009 !




Comme vous pouvez le voir et l'entendre dans la video du conseil municipal, le maire décide d'augmenter massivement (9 % !) les impôts à Boulogne Billancourt.

Soit 180 d'euros à payer en plus, chaque année, pour un foyer moyen !

En pleine période de crise et de baisse du pouvoir d'achat !

Si encore c'était pour jouer la solidarité avec les communes moins riches et avancer vers la péréquation tant attendue ! ou investir en prévision de meilleurs services sociaux ? que nenni !

Pour un candidat mandaté par le "président du pouvoir d'achat", on comprend, au vu d'un tel budget, que le PS assurait aux municipales de 2008 garantir une meilleure gestion :

A l'instar d'un Chirac affirmant en 1997 que les finances de la France étaient compromises, ... avant de voir un Jospin, vainqueur de la dissolution, résoudre haut la main cette soit disant "quadrature du cercle". (voir sur ce graphique son action sur l'évolution de la dette !)

Pour couronner le tout, les investissements pour l'avenir de notre ville sont sacrifiés et passent à 44 M€ seulement.

Ainsi, alors que M. Baguet a été élu en 2007 en dépit d'une opposition de 57,5% aux élections municipales, on constate que cette opposition vote unanimement contre ce nouveau budget en 2009...

C'est donc la légitimité même de l'équipe municipale actuelle qui est en cause. Et son avenir politique qui pourrait être compromis. Comme le disait JP Fourcade, "PC. Baguet n'a pas les compétences !". Les boulonnais commencent à se dire qu'il avait raison...

A l'heure ou les investissements devraient être lissés dans le temps :

* 10 M€ pour la réfection de la mairie,

* plus la rénovation du stade Le Gallo,

* et celle du sol du marché Billancourt

* la construction de pistes cyclables

* etc...

encore repoussés... : on diffère encore les dépenses vers le futur !

Pour justifier tout cela, alors que notre ville est l'une des plus faciles à administrer vu sa richesse, et qu'une subvention exceptionnelle de l'état de 4 M€ est prévue, notre maire tente d'embobiner ses concitoyens par un discours confus et peu convainquant.

Exemple 1 : il soutient que Paris fait de même en matière d'augmentation d'impots (+9%), sans préciser que Paris est aussi un département, et subit bien plus violemment la baisse des recettes suite à la crise actuelle !

Exemple 2 : il prétend que les autres villes augmentent tout autant leur taxes : faux.

Comme à Puteaux où les taux sont inchangés, etc, etc...

D'ailleurs, le maire de Boulogne fait lui même l'aveux des nombreuses opportunités, manquées par l'UMP, de faire des économies :

- Aucune subvention demandée pour le gymnase Maître Jacques,

- au moins 1,6 M€ gaspillés sur le budget des cartes d'identités,

- 100 000 euros de perdus en subventions pour loger les victimes d'incendies, etc...

Alors quelle alternative proposent les élus de gauche ?

La crise ne justifie (à périmètre constant !)une augmentation pour notre ville que de :

+1,17 % plutot que +9,91 % pour la taxe d'habitation (épargnant les plus modestes : les locataires non exemptés de cette taxe)

au plus +17 % pour la taxe foncière (sur la base des seules données pessimistes fournies par les services de la mairie, mais on peut faire mieux...)

C'est donc la gestion dégradée des 3 derniers maires UMP qui conduit à cette fuite des finances de la ville.

Au contraire de cela notre maire assomme les ménages de nouvelles taxes, (pour ensuite annoncer un excédant et et se vanter d'une bonne gestion !) ménageant les entreprises d'une hausse de la taxe professionnelle uniquement de 5% ...

Rendez-vous en 2013 pour continuer sur cette politique ? ou on décide de sortir les sortants ?

En effet, c'est plus de 100 millions d'euros qui ont été gaspillés en pures pertes ces dernières années :

- remboursement tardif du chèque Renault pour 7,1 M€ (et intérêts),

- dépassement du chantier piscine (surcoût de plus de 23 M€),

- perte sur l'ile Séguin (50 M€) et les terrains Renault,

- la gestion de la dette,

- le cadeau de la ville à l'INCa (plus de 30 M€ perdus) ,

- le musée Belmondo (surcoût de 4 M€),

- sans compter les doutes sur les frais de nettoyage qui se montent actuellement à 1,9M€.

Effectivement, comme on peut le rétorquer (cf. le blog de JP Fourcade), les taux d'imposition étaient bas à Boulogne, ... mais c'était au prix d'une politique sociale, culturelle et sportive largement insuffisante et inacceptable !

Un jour nos concitoyens ouvriront les yeux et la majorité UMP ne persistera pas toujours...


Les élus de l'opposition de gauche analysent ce bilan, et se préparent à proposer une alternance crédible. Ils travaillent déjà sur des projets plus ambitieux et dénoncent l'incurie des équipes municipales passées et actuelles, contraignant la mairie à supprimer de nombreux emplois (17), faisant peser l'effort sur le stress au travail de quelques uns.

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samedi 3 janvier 2009

Le cri du contribuable : des dépenses du conseil municipal qui attendent des éclaircissements !

Quid de la transparence ?

Lecri.fr :

"Les économies de PC Baguet commencent par le triplement (un peu +) de son cabinet, avec éventuellement logements de fonctions etc...,
l’embauche de nouveaux cadres municipaux, avec éventuellement logements de fonctions etc.., tout en payant les précédents et leurs éventuels avantages (c’est la règle de la fonction publique),
tout en refusant de répondre aux boulonnais qui lui demandent des précisions sur les dépenses liées au conseil municipal (40 élus = 1 maire + 21 adjoints + 20 conseillers délégués !!! si ! si !) à son cabinet, personnel et dépenses diverses aux adjoints, dont certains se sont rendus célèbres en notes de restaurants...
Vous avez dit "le cri du contribuable" ? il n’est pas bien fort !"

mercredi 29 octobre 2008

"ALLEZ VOUS BATTRE AILLEURS ! "

Comme le rappelle le Blog de l'opposition municipale de gauche à Boulogne-Billancourt : ce spectacle entre les baronnies de la droite boulonnaise est indécent ! Vivement l'alternance...

LE PARISIEN : Les ex-maires déposent plainte en diffamation

"APRES LES URNES, le tribunal. Les deux ex-maires de Boulogne-Billancourt, le sénateur Jean-Pierre Fourcade et son successeur Pierre-Mathieu Duhamel, ont déposé plainte en diffamation contre l'actuelle adjointe aux affaires générales et le codirecteur de la publication du magazine municipal « Boulogne-Billancourt Informations » (BBI) par ailleurs directeur de cabinet du nouveau député-maire Pierre-Christophe Baguet. En cause une tribune rédigée en juillet dernier par Béatrice Belliard qui taxe le dernier budget élaboré par l'équipe sortante « d'insincère et inexact ».

Le groupe des élus socialistes déplore la plainte pour diffamation engagée par Messieurs Fourcade et Duhamel à l’encontre de Mme Belliard et M de Sade.

· Ce nouvel épisode ne fait que confirmer que la droite boulonnaise préfère perdre son temps en chamailleries sans intérêt plutôt que de se préoccuper sérieusement des dérives budgétaires dénoncées depuis longtemps par le groupe d’élus de gauche. En effet, alors que son budget annuel est de l’ordre de 180 millions d’euros, notre ville supporte une dette estimée à 224 millions d’euros, soit 100 millions d’euros de plus qu’en 1995. Et encore, ceci ne tient pas compte des futures répercussions locales de la crise financière (Quid du recours à des instruments de marché pour la gestion de la dette ?, quelles conséquences des difficultés de l’immobilier et aménagement des terrains Renault ?).

· La procédure judiciaire engagée va avoir des conséquences négatives sur l’image de notre ville et donc sur sa capacité à négocier dans de bonnes conditions avec ses interlocuteurs pour les projets en cours (aménagement des terrains Renault en particulier).

En cette période de crise, il semblerait judicieux que les responsables politiques locaux n’ajoutent pas aux difficultés et à l’atmosphère de déliquescence ambiante.

Nous appelons la droite municipale à adopter, enfin !, une attitude constructive et à faire en sorte que notre ville ne fasse plus l’objet de titres de presse peu glorieux."

"Dette de Boulogne-Billancourt : découverte subite ou réécriture de l’histoire ?"

Lucide, Agoravox pose la bonne question au maire actuel :

"Pierre-Christophe Baguet "découvre" les difficultés financières de Boulogne-Billancourt. Or, il était adjoint au maire, puis premier adjoint au maire dans la période où la dette s’est fortement accrue. Depuis 2006, tout en restant élevée, elle a en réalité baissé. La presse a publié ces derniers jours, à la suite d’une forte communication de l’actuelle municipalité boulonnaise sur l’état critique des finances communales et l’endettement de la ville, quelques titres choc sur le sujet.

Pierre-Christophe Baguet (UMP), élu maire en mars dernier, a commandé un audit financier à une société privée (c’est à la mode), et découvre avec atterrement, selon ses déclarations à un quotidien national, les conclusions du pré-rapport.

Etonnement surprenant de sa part : Pierre-Christophe Baguet, autrefois chef de cabinet d’André Santini, fut membre du conseil municipal de Boulogne-Billancourt de 1983 à 2001, adjoint au maire à partir de 1989 et premier adjoint au maire de 1995 à 2001. Or, c’est tout particulièrement au début des années 90 que se sont nouées les difficultés financières de la ville.

Comme le détaille le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) relatif à la gestion 1992-2001, la SA2B, société d’économie mixte créée par la ville en 1991 sous l’égide de Paul Graziani, maire RPR de Boulogne-Billancourt après qu’il ait présidé pendant six ans le Conseil général des Hauts-de-Seine, fut en effet déclarée en redressement judiciaire en 1994 puis en liquidation en 1995 - contraignant en pratique la ville à apurer le passif. Lourde charge qui a, de plus, été comptabilisée tardivement : selon la CRC, "la commune aurait dû recourir à un étalement de la charge correspondante dès juin 1994... or, des provisions pour risques et charges n’ont été enregistrées qu’à compter de 1997".


L’évolution de la dette boulonnaise n’est pas inintéressante pour analyser la situation actuelle :

* l’encours de la dette au 31 décembre était de 166 millions d’euros en 2001, de 131 millions d’euros en 2007,

* soit par habitant : 1 553 euros par habitant en 2001, 1 224 euros par habitant en 2007.

C’est, avec des évolutions intermédiaires, à partir de 2006 que la dette a sensiblement baissé, suivant d’ailleurs en cela avec deux ou trois ans de retard l’évolution constatée pour des communes comparables et tout en restant au-dessus du niveau moyen d’endettement de ces mêmes communes.

La communication, c’est une chose, mais un respect minimal des citoyens devrait conduire à ne pas jouer avec les réalités quand il s’agit de données publiques de base... "

lundi 27 octobre 2008

"Crise financière à Boulogne-Billancourt"

Le Monde ne tourne pas autour du pot : une crise couve aussi à Boulogne !

Boulogne-Billancourt, deuxième ville d'Ile-de-France après Paris avec ses 108 300 habitants et l'une des plus riches de France est-elle au bord de la faillite ? C'est le nouveau maire et député (UMP) lui-même, Pierre-Christophe Baguet, qui tire la sonnette d'alarme en parlant d'"une situation financière très mauvaise" et pronostiquant un budget 2009 "terriblement compliqué à boucler." Même l'opposition de gauche partage les inquiétudes du maire au point que les Verts réclament une augmentation des impôts locaux pour "éviter l'explosion d'une dette de 224 millions d'euros et maintenir les politiques sociales." Le maire renvoie la responsabilité d'une mauvaise gestion à son prédécesseur qui est aussi son adversaire historique, le sénateur (UMP), Jean-Pierre Fourcade. A la tête d'un groupe de dix conseillers municipaux divers droite, l'ancien ministre des Finances de Giscard mène la vie dure au maire quinquagénaire self-made-man.

L'hôtel de ville est suspendu à un audit des experts d'Ernst & Young sur l'état des finances, commandé par Pierre-Christophe Baguet, dès son élection, au printemps. Le nouveau maire a consulté un pré-rapport dont les conclusions semblent l'atterrer : "Ce document révèle des erreurs manifestes et graves dans la gestion de la commune, ces dernières années." Et de citer une liste de crédits "revolving" (permanents) engagés pour payer la piscine, des surcoûts d'équipements culturels et scolaires dont l'aménagement du musée Paul Belmondo –le sculpteur, père de l'acteur, qui a légué ses œuvres à la ville. Celles-ci seront exposées dans un charmant château à la lisière du Bois de Boulogne : "Le coût de ce musée est passé de 2,7 millions d'euros à 6,3 millions… Tout cela démontre une mauvaise gestion, une mauvaise estimation. Aujourd'hui, nous allons payer les ardoises !"

D'autant que le maire redoute "un coup de ciseau fatal avec une baisse des recettes" dues à la crise économique et au départ de sièges sociaux. Boulogne ne vit plus sur une mine d'or. Le temps est révolu où la Régie Renault, avec ses usines de Billancourt, déversait des flots de taxe professionnelle dans les années 1970 et 1980. L'élu préconise de geler l'embauche d'agents communaux sauf pour les crèches ou la police municipale afin de "dégonfler" une masse salariale qui atteint 58 % du budget de 157 millions d'euros. Une augmentation des taxes locales n'est pas écartée : Pierre-Christophe Baguet prend pour exemple son voisin et collègue, Bertrand Delanoë, qui programme en 2009 une hausse de 9 % des impôts locaux.

Principal accusé, Jean-Pierre Fourcade dément avoir glissé des peaux de banane sur la route de son successeur, à la veille des municipales. "Nous avons laissé un compte administratif excédentaire de 6 millions d'euros et notre budget 2008 était fondé sur des économies et des réductions d'effectifs", dit-il.

Mais le plus cocasse, est la réaction de la gauche qui se joint aux inquiétudes du nouveau maire. Outre les Verts qui plaident pour une hausse des impôts, le PS, par la voix de Marc Fusina, n'en revient pas : "Avec 2 000 euros de dette par habitant, Boulogne se classe parmi les villes de plus de 100 000 habitants les plus endettées de France !" Et le conseiller municipal de renvoyer dos à dos l'ancienne et l'actuelle municipalité dont certains élus siégeaient déjà du temps de Jean-Pierre Fourcade !

"Jean-Pierre Dubois"

samedi 17 mai 2008

8 millions pour bebel...

Si Paul Belmondo mérite notre admiration (et notre obole culturelle), était-ce l'investissement le plus urgent ?



Le Parisien :

15/05/2008 :
Ce soir, le conseil municipal doit voter une rallonge financière importante pour lancer les travaux du futur musée Paul-Belmondo .

IL N'Y AURA PAS de deuxième flop culturel à Boulogne-Billancourt. Après l'échec de la Fondation Pinault sur l'île Seguin et son départ pour Venise, le musée Paul-Belmondo commençait, à son tour, à prendre un retard inquiétant.

Les enfants du sculpteur, l'acteur Jean-Paul en tête, en venaient à croire que le projet ne verrait jamais le jour.

La délibération prise ce soir par le conseil municipal devrait rassurer tout le monde.

« En fait, les moyens nécessaires n'avaient pas été mis en face du souhait d'installer ce musée dans le château Buchillot, considère Thierry Solere, premier adjoint au maire UMP. Il était question au départ que la ville débourse la même somme que l'estimation des oeuvres du sculpteur, soit environ 2,5 millions d'euros, mais on était loin du compte. »

Pas suffisant pour financer le projet. Les appels d'offres auprès des entreprises s'étaient logiquement révélés infructueux.

Un coût total estimé à 7,58 millions d'euros

La nouvelle municipalité a donc décidé d'augmenter sensiblement son investissement. Ce soir, le conseil municipal s'apprête à voter une délibération autorisant le député-maire UMP, Pierre-Christophe Baguet, à passer un marché de travaux pour un peu plus de 3,8 millions d'euros avant de le compléter par une nouvelle autorisation de 1,2 million d'euros en juin prochain. La somme totale de 5 millions va permettre l'aménagement intérieur du château Buchillot pour y accueillir « le musée Paul-Belmondo et de la Sculpture figurative du XX e siècle ».

Pour autant, ces 5 millions ne couvriront pas toutes les dépenses : le coût total de l'opération est aujourd'hui arrêté à 7,58 millions d'euros. Car, au-delà des travaux, il faut payer entre autres la maîtrise d'oeuvre, le ravalement, les assurances, ainsi que la restauration des oeuvres qui, à elle seule, coûtera 225 000 € .

A terme, l'écrin que constituera le château Buchillot permettra d'accueillir la collection Belmondo, qui a fait l'objet d'une donation de la famille de l'artiste.
Une donation composée de 259 sculptures et moules de sculptures, 444 médailles, 878 dessins ainsi qu'un fonds d'atelier, notamment des croquis, des dessins, des outils et du mobilier.

BOULOGNE- BILLANCOURT. C'est le château Buchillot , réaménagé, qui devrait à terme accueillir la collection Belmondo qui compte, entre autres, 259 sculptures et moules ainsi que de nombreuses médailles et dessins.