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dimanche 8 juin 2008

Consommation solidaire : la solution des "AMAP"

Bien manger, c'est trop cher ?

Alors, à quand un AMAP à Boulogne ?

Renseignons-nous samedi au marché bio route de la reine ?




Biolocal :

LE CONCEPT n’est pas nouveau mais il fait, depuis un peu plus d’un an, de plus en plus d’adeptes. Les Amap, Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, se développent à grande vitesse en Ile-de-France et plus récemment dans les Hauts-de-Seine.


Il s’agit de collectifs d’habitants qui souhaitent suivre un mode de vie naturel tout en préservant l’environnement de façon durable et qui signent un contrat avec de petits agriculteurs. Un partenariat basé sur des engagements réciproques. D’un côté, les consommateurs s’engagent au préfinancement de la production et sont solidaires dans les aléas naturels. De l’autre côté, les agriculteurs promettent de produire des fruits et légumes de qualité et diversifiés, cultivés selon les critères de l’agriculture biologique. Selon les fournisseurs retenus, d’autres produits (oeufs, fromage, viande...) peuvent compléter les légumes.

« On achète à l’avance sa part de récolte » On compte d’ores et déjà plus d’une vingtaine d’organisations de ce type à Paris et huit constituées ou en cours de constitution dans les Hauts-de-Seine (lire ci-dessous). Dernière naissance en date, l’Amap de Gennevilliers qui, à la suite de sa première réunion, regroupe déjà une cinquantaine de personnes, des associatifs pour la plupart : « Nous signerons nos contrats avec notre agricultrice picarde, vers fin février, souligne Angélique Dupont, l’une des responsables de l’Amap en création. On achète à l’avance sa part de récolte par souscription, pour six mois. » Et d’ajouter : « Nous recevrons nos premiers paniers de légumes en mai prochain. Les personnes qui souhaitent s’engager dans cette filière peuvent le faire à tout moment, sachant qu’il existe des possibilités d’étalement des paiements. » Entre 10 et 15 € le panier Si les habitants ont la garantie de recevoir des produits de qualité à prix raisonnables, les producteurs sont également gagnants puisqu’ils sont assurés d’écouler toute leur marchandise et de pouvoir vivre de leur activité, ce qui n’est pas toujours le cas avec les centrales d’achats qui travaillent pour la grande distribution. « Grâce à cette Amap, notre agricultrice va pouvoir continuer une activité qu’elle aime et qu’elle était sur le point d’abandonner », rappelle Angélique Dupont.


A Clichy, une vingtaine d’adeptes ont déjà reçu leur première livraison il y a environ dix jours. « Ce sont des paniers qui coûtent entre 10 et 15 €, précise Hernando Franco, responsable d’une association culturelle sud-américaine à l’origine du projet. On a commencé avec un groupe d’amis. Mais pour bien fonctionner, il nous faudrait une vingtaine d’adhérents supplémentaires, on espère les gagner d’ici le printemps prochain. » Et d’ajouter : « On reste confiant, c’est un mouvement qui va grandissant depuis un an et demi en région parisienne. »

Huit adresses dans le département

Bagneux : Amap en constitution. Ferme partenaire : ferme de Beaudeauchon (Picardie). Contact : Fanny, tél. 01.46.64.98.18 ou amapbagneux/yahoo.fr.

Châtenay-Malabry : Amap en constitution. Contact : Guillemette, tél. 01.43.50.33.52,ou thierry.galloy/libertysurf.fr. Clichy : ferme partenaire Daniel Evain à Dourdan dans l’Essonne. Contact : amap.de-la-garenne/laposte.net ou Hernando Franco, tél. 01.47.39.18.58.

Colombes : en constitution avec un arboriculteur près de Cergy. Site internet : http://www.lesvergersdableiges.fr. Contact : amap.colombes/laposte.net ou Denis Durepaire et Elisa Herman, tél. 01.46.49.93.13.

Gennevilliers : ici, l’Amap vient juste de se créer, avec une agricultrice picarde. Contact : Angélique Dupont, tél. 06.83.31.01.31.

Nanterre : ferme partenaire Gaec des Jardins enchantés à Neauphle, dans les Yvelines. Coordination : Brigitte Bonnefille, tél. 01.39.76.74.99, ou brigitte.bonnefille/laposte.net. Adhésion et abonnement : Pierre Belin, tél. 01.45.06.45.16, et pierre.belin/caramail.com.

Sèvres : ferme partenaire le Jardin d’Encoigny (Come Morize). Contact : Luc Blanchard, tél. 01.45.07.01.95 ou 06.63.07.25.87, et Jérémie Couston, tél. 06.71.00.31.48 ou jeremie.couston/laposte.net.

Vanves : ferme partenaire l’Inra pour l’agri-plaine de Versailles. Contact : François Papy, tél. 06.20.15.51.36 ou 01.46.42.46.88, et Claire Martin Gousset au 06.20.83.87.68.


Plus d'explication en video !

jeudi 13 mars 2008

"Dans le Département, c'est à Boulogne que l'addition des courses est la plus salée"




C'est parce qu'une politique délibérée cherche à renchérir la vie et l'immobilier à Boulogne, que nombre de ses habitants tirent le diable par la queue. Cela se traduit par des prix toujours plus élevés, qui ne sont pas perdus pour tout le monde...

N'est-ce pas le rôle des gouvernants que de réguler le pouvoir des forts sur ceux qui ne peuvent que subir. Au moins tant qu'ils sont désunis en tout cas... Tant que les consommateurs resterons isolés, ils seront les otages d'un libéralisme triomphant.

Le pouvoir actuel, libéral et dogmatique, ignore la baisse relative du pouvoir d'achat, de peur que la "main invisible" du marché ne cesse ses bienfaits.
Combien de temps les francais l'accepteront-ils ?


LE PARISIEN :

Une enquête parue dans la revue « LSA » révèle que les prix dans les grandes surfaces des Hauts-de-Seine sont parmi les plus élevés de France.

DANS LE DÉPARTEMENT, c'est à Boulogne que l'addition des courses est la plus salée. Suivent Issy-les-Moulineaux, Rueil-Malmaison, Clamart, Nanterre, Neuilly-sur-Seine et Courbevoie. Ce constat est tiré de l'enquête* publiée hier dans la revue spécialisée « LSA », dédiée au monde de la distribution et de la consommation.

L'hebdomadaire a passé à la moulinette des milliers de références - produits alimentaires mais aussi hygiène, beauté et petit bazar - vendues dans les grandes surfaces (hypermarchés, supermarchés et hard discounters) des agglomérations les plus importantes de France.

Et sept villes des Hauts-de-Seine apparaissent dans le top 15 des communes où le panier de courses revient le plus cher ! « Les détaillants savent à qui ils ont affaire »

Pas étonnant aux yeux de Jérôme Parigi, rédacteur en chef adjoint de « LSA » : « C'est assez logique, car ce département est tout de même le plus riche de France. Le commerce s'adapte aux zones où il est implanté, en termes d'offre comme de prix. » « Il se peut qu'il y ait de légères fluctuations de prix en fonction du quartier dans lequel est implanté le magasin », admet une enseigne du département. « C'est le même phénomène entre le marché Escudier, fréquenté par une clientèle bourgeoise, et celui de Billancourt, plus populaire, compare Eric Vincent, élu boulonnais en charge des affaires économiques à la communauté d'agglomération du Val de Seine. La barquette de fraises n'est pas au même prix, parce que les détaillants savent à qui ils ont affaire. »

La cherté du foncier joue aussi sur les coûts d'exploitation, et donc sur l'addition au passage en caisse... Peu de hard discounters Parallèlement, les enseignes à prix cassés ne sont pas légion : le 92 est le territoire « le plus chichement doté en hard discounters », dixit l'étude.

L'union départementale 92 de l'UFC-Que choisir relève aussi une concurrence « insuffisante » :
« Du point de vue de l'équipement commercial, le 92 ressemble plus à Paris qu'aux autres départements de banlieue. C'est un tissu urbain dense où peu d'hypermarchés ont pu s'implanter. Et puis, à l'échelle de la commune, il arrive que plusieurs magasins proches appartiennent à la même enseigne ou au même groupe, comme Monoprix et Inno à Boulogne. »

* Cette enquête sur les prix et l'inflation dans les 126 plus grandes agglomérations de France a été réalisée d'après les relevés effectués par la société Nielsen en février 2008 (comparés à février 2007) dans plus de 5 000 grandes surfaces alimentaires.

L'article ici.