mardi 19 février 2008

Expo au Bourget : Les premier atelier d'aviation à Boulogne-Billancourt




Un peu d'histoire :

A l'instar de la seine qui servit aux premiers vols en hydravion,
Boulogne fut le creuset d'ateliers aeronautique de ... haut vol !

Webcity :

L'année aéronautique 1908 : des sauts de puce au virage controlé

Le plus léger que l'air domine encore le ciel : les ballons remportent des records de distance, les dirigeables Lebaudy, Astra et Clément Bayard sillonnent le ciel. Un champ d'expérience s'offre avec le terrain militaire tout proche d'Issy-les-Moulineaux. Des pilotes français comme Louis Blériot s'y entraînent. Des étrangers viennent à Paris : le Brésilien Santos-Dumont ou le Roumain Vuia qui expérimente un aéroplane en 1906. Ils s'y retrouvent aussi des provinciaux comme les frères Gabriel et Charles Voisin qui ouvrent le premier atelier d'aviation à Boulogne-Billancourt.

C'est pour répondre fin 1906 à la commande du sculpteur Léon Lagrange qu'ils mettent au point un biplan à moteur Antoinette 50 CH qui rappelle les conceptions cellulaires des cerfs-volants de l'Australien Hargrave.


L'essai de cet appareil est effectué le 30 mars 1907 par Charles Voisin sur la pelouse de Bagatelle. Ce vol de 60m à 4 - 5 mètres de haut est filmé par la maison Gaumont. C'est le premier vol libre d'un Français sur un appareil à moteur.

En juin 1907, un autre client des frères Voisin, Henry Farman, coureur cycliste et automobile, fils d'un correspondant de la presse anglaise passe commande à son tour d'un appareil semblable.Le 13 janvier 1908, Henry Farman réalise le 1er kilomètre en circuit fermé avec virage autour d'un poteau situé à 500m sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux. Le temps de vol est de 1min 28 s. Farman remporte ainsi le prix Deutch-Archdeacon de 50 000 F.

Avec Henry Farman, l'aviation pratique débute. C'est lui qui, ainsi qu'il le dira, a découvert "la bonne conduite de l'aéroplane".

Au cours de ses essais, en effet, Farman, s'est rendu compte qu'il ne fallait pas décoller son appareil en le cabrant comme on le pensait jusqu'à là. Il fallait au contraire pousser le manche, prendre de la vitesse, décoller la queue, puis l'ensemble de l'appareil.

A partir de 1908, rien ne sera plus comme avant dans les rapports de l'humanité avec le ciel : maîtrisée, la troisième dimension devient un nouveau terrain d'aventure pour l'homme qui réalise ainsi le vieux rêve d'Icare et de Léonard de Vinci.

C'est au coeur de cette année charnière que l'exposition "l'aviation en 1908" souhaite entraîner ses visiteurs.

lundi 18 février 2008

"Ile Seguin : De Fort-Boyard à l’Alhambra"



Bientot des tigres sur l'ile Seguin ? ;-)














"Ile Seguin : De Fort-Boyard à l’Alhambra" par Raphaël Labrunye, architecte et historien de l’architecture.




"L’île Seguin est une danseuse ; parée des plus belles courbes sur Seine, elle esquive magistralement tous les nouveaux costumes qu’on lui prépare soigneusement depuis dix-sept ans et la fermeture des usines Renault qui l’occupaient. Le dernier en date semblait le bon ; annoncé en 2001, voté en 2004 par le conseil municipal de Boulogne-Billancourt, il devait, c’était promis, démarrer au plus vite. Resté à l’état virtuel (pas une seule pierre n’a été posée depuis), il est aujourd’hui confronté à une nouvelle programmation d’obédience élyséenne : un "jardin des sculptures". Ce dernier est aussitôt qualifié de "destructeur" par les tenants de l’actuel projet - réaction pour le moins étonnante quand toute la mandature a été exclusivement consacrée à raser intégralement le site, y compris ses plus beaux morceaux du patrimoine industriel. On crie au loup du coût financier d’un tel chambardement, en évoquant l’équilibre de l’opération, les éventuelles indemnisations des études déjà menées, et bien sûr les retards supplémentaires.

Curieusement, personne n’interroge les fondements de l’aménagement prévu, le seul prisme de luttes politiciennes intra-UMP suffit à nourrir gentiment la campagne municipale. Or, le projet est basé sur deux principes contestables. Un slogan trompeurLe premier est programmatique : tous les bâtiments "prestigieux" sont concentrés sur les 11ha de l’île, alors que la berge en face dispose de près de 50ha, et surtout de toutes les infrastructures de transport, services et activités diverses nécessaires au développement. Il a donc fallu imaginer un suréquipement de l’île pour desservir cette masse de près de 175.000m² de bâti : pont, passerelles, voies de circulation, tramway (non financé à ce jour), etc. L’ambition d’un pôle d’attractivité lié aux sciences et aux arts justifierait de telles dépenses. Or, de chercheurs et de laboratoires, il n’y en aura point : l’Institut National du Cancer (INCA), l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) sont des administrations; il s’agit simplement de bureaux, fermés le soir et le week-end. L’Université Américaine, concentrée en deux bâtiments fermés au public, forme essentiellement à la Finance Internationale et aux Sciences Sociales. C'est-à-dire qu’il n’y a aucune interaction à attendre de tous ces programmes avec le seul équipement culturel prévu, une SMAC (Salle des Musiques Actuelles), entièrement à la charge du contribuable boulonnais (25M€). "La Cité des Sciences et des Arts" promise reste donc pour le moment un slogan trompeur.




Fort Boyard-sur-Seine

Le second principe est volumétrique : la densité des constructions se traduit par un ensemble de gros cubes, pouvant monter jusqu’à 42m (14 étages) par rapport à la berge, et tous différents les uns des autres – chacun veut avoir la "signature" de "son" architecte. Est sorti alors de l’imagination des aménageurs, le curieux concept d’un packaging, appelé "façade enveloppe", pour habiller l’ensemble d’une façon plus sexy. Cette muraille de 25m de haut (8 étages) et d’1km de long occultera pour longtemps les coteaux boisés de Meudon, à quelques percées visuelles près. Avec son deck-promenade situé à près de 20m (6 étages) au-dessus de l’eau dans une vallée ouverte aux vents, cette "vulgaire façade", comme l’appelait M. Pinault, coûtera la bagatelle de 8 M€ à la ville seule. Le prétexte serait de rappeler la mémoire du site et de l’ancienne façade de l’île. Sans revenir sur l’inintérêt que représente la reconstruction d’une chose que l’on s’est évertuée à démolir, l’argument mémoriel est fallacieux : le baser uniquement sur une façade (1), c’est dénier à l’histoire industrielle tous les fascinants espaces intérieurs qu’elle a pu proposer, témoins de si lourdes charges de travail et de fortes solidarités humaines. Du mythique "krach des ouvriers", on est ainsi passé à un (beau) Fort Boyard-sur-Seine. Malgré un tel coût global - financier, environnemental, mémoriel - M. Fourcade, ex-maire et futur candidat à la mairie de Boulogne Billancourt (si vous avez suivi le feuilleton), continue obstinément à défendre ce projet. 11ha, c’est exactement la surface de l’Alhambra à Grenade : faisons tomber les murailles et gardons palais, jardins, fontaines, hammams, pour l’attractivité du site, pour les finances de la ville, et pour le plaisir de tous."



Bon, il y a encore un peu de chemin avant d'atteindre la beauté d'une telle cité !

mardi 12 février 2008

Boulogne : Sondage à droite : deux candidats au coude à coude !

Pendant que Neuilly sombre dans le grotesque, les déchirements des listes de droite se multiplient en Ile de France.


Saint-Germain-en-Laye, Versailles, Le Chesnay, Le Vésinet, Chambourcy, Joinville, Livry-Gargan et Boulogne-Billancourt...

où selon un sondage, JP Fourcade talonnerait de quelques points PC Baguet !! Une surprise qui donne des ailes à l'ancien maire et à son équipe !




Panique chez l'UMP !


Ce fractionnement pourrait laisser la gauche de M.H. Vouette en tête au premier tour ? et créer un surprise au second ?

D'autant qu'elle est la seule à avoir un vrai programme structuré et publié très tôt.


Ci ce n'est pas le cas, ce fractionnement pourrait permettre la victoire de JP Fourcade au second, une fois allié au Modem (avec une place peut-être promise au conseil municipal pour Sylvain Canet ?).

Reste à deviner l'attitude de la gauche lors de ce second tour :

- maximisation de son poids au conseil municpal en serrant les rangs,

- ou barrage contre Baguet et report partiel de voix vers JP Fourcade ? car résolument hostiles au vassal de Sarkozy et sachant à quoi s'en tenir jusqu'à présent ?

L'UMP ne peut se permettre un nouveau camouflet et lacher PC. Baguet, son destin pourrait donc être dans ce cas scellé...

Tout dépendra aussi de la crédibilité des projets, qui commencent désormais à s'éclaircir.






Donc, vérifiez bien que votre candidat incarne les qualités qui seront gage d'une bonne gestion des affaires de votre ville...

samedi 9 février 2008

Dernier Conseil municipal : la fin de la liberté ?


Dernier conseil pour pour nos élus après 6 années de bons et loyaux services.
Merci à eux pour leur dévouement !

La ville est assez bien tenue, même si d'énormes progrès sont attendus (logement, culture, sport, écologie, transports, intercommunalité, dumping fiscal et dette en forte hausse à 197 M€, propreté, ...).

Comment se passeront les prochains conseils ? continuité ou crispation ? progrès ou radicalisation ? fraternité ou guerres de chapelle ?

En France, le Prince ne supporte pas les baronnies, et veut reprendre le controle sur ses terres.
La monarchie absolue commande d'envoyer l'intendant Baguet faire rentrer dans le rang les irréductibles des hauts-de-seine : les boulonnais !

Vont-ils se laisser faire ? rdv le 9 mars !




L'article du site municipal et ses photos :

Jeudi 7 février, le conseil municipal se réunissait pour la 110e et dernière fois de la mandature. Au programme, sept questions orales et leurs réponses, et l'examen des 23 points de l'ordre du jour. Un ultime conseil empreint d'émotion au cours duquel majorité et opposition ont unanimement salué la bonne tenue des débats qui a toujours présidé au déroulement de chacune des séances.

Pierre Gaborit, groupe @lternance Gauche.verts
"Bien sûr nous avons eu des désaccords a notamment déclaré Pierre Gaborit, au nom du groupe @lternance Gauche.verts, mais nous avons, au fond, beaucoup de choses en commun. Nous sommes des gens de bonne foi, tous favorables au débat démocratique. Il y a ici une qualité des débats, une qualité d'écoute qui m'a souvent été signalée par les personnes qui, dans la salle, assistent à nos séances. Je garderai de nos échanges un souvenir ému et je voudrais tous vous remercier" déclarait-il en mettant fin à ses 19 années de conseiller municipal d'opposition.

...
"

mercredi 6 février 2008

Jean-Pierre Fourcade : "Pourquoi je me représente"


Quel panache !

Alors qu'avec l'énergie d'un quadra, P.C. Baguet avait à l'époque reculé et appelé à l'aide JP Fourcade,
le sauveur de Boulogne se lance à nouveau dans la bataille, fort de son bilan.

Quel sera son nouveau dauphin ?


Quel sénario privilégier le 9 mars ?



Un peu de ..."politique" fiction... :

Premier tour :

1) Fourcade 40, Baguet 25, Modem 7, PS 25
Surprise ! Le vote utile pour l'ancien maire a joué à fond...
Dans ce cas Baguet se maintient au second, et Fourcade l'emporte avec un meilleur report de voix.
Et le contribuable économise 100 M€ de dédit sur l'ile Seguin...

2) Baguet 35, Fourcade 20, Modem 9, PS 30
Le PS gagne au second tour par une triangulaire imprévue et un bon report de voix des anti-Baguet (Contrairement à ce qu'il a promis, Fourcade annonce après le premier tour : "je vous laisse voter en votre ame et conscience..." ;-) ).

3) Baguet 55, Fourcade 15, Modem 8, PS 22
Fourcade conserve son droit de parole au conseil municipal et peut défendre son projet.
Puis, personne ne se déplace à droite au second tour aux Cantonales, et Pierre Gaborit est élu conseiller général sur le Canton Sud-est !


Mais écoutons plutot les arguments pertinents de l'ex UMP :

LA vidéo de JP Fourcade.



On pourra méditer sur ce sujet en lisant l'article du Nouvel Obs :

Une trouille bleue
Un vent mauvais qui souffle depuis Paris» : c'est le commentaire d'un député UMP, tête de liste dans une grande ville de l'Est, l'autre jour, dans les couloirs de l'Assemblée. La droite broie du noir. Ses candidats, qui scrutent les sondages et écoutent surtout les électeurs, n'ont plus qu'un objectif : limiter les dégâts les 9 et 1 6 mars. Jusqu'à la fin de l'année dernière, la tenait à peu pprès face à une gauche en capilotade. Aujourd'hui, rien ne va plus. La faute à qui ?A Sarkozy, bien entendu. Frasques privées, impuissance publique. Le cocktail est détonant. Il mobilise l'opposition et désarme la majorité. Il faut avoir le bel optimisme de Dominique Paillé, un des pointeurs de l'UMP, pour estimer qu'au final le cru municipal de 2008 ne fera qu'effacer celui de 2001 . Il y a sept ans, en effet, la droite avait gagné 24 villes de plus de 30 000 habitants et seules les victoires de Delanoë et Collomb, à Paris et à Lyon, avaient atténué l'ampleur de «la vague bleue». A l'époque, ce résultat avait surpris. Chirac était à l'Elysée et Jospin à Matignon. La plupart des sondages locaux annoncaient une nette poussée socialiste. C'est l'inverse qui s'était produit.

Pour autant, rien n'indique aujourd'hui un pareil retournement de tendance, en fin de campagne. On n'est plus en cohabitation. La droite concentre le pouvoir national et l'essentiel du pouvoir municipal. Si mouvement il y a, il rappelle surtout celui des régionales de 2004 qui avait vu le PS enlever 20 régions sur 22. Résultat dans les grandes villes, l'UMP tremble pour Toulouse et même Marseille. Un des ministres favoris du président, Xavier Darcos, déclare, urbi et orbi, que sa bonne ville de Périgueux est d'ores et déjà perdue. Comme le dit un ponte de l'UMP, «il ne faut plus exclure de très mauvaises surprises, y compris dans nos fiefs».

Le dernier espoir de la droite est la prime aux maires sortants, accompagnés d'un vote conservateur de Français trop inquiets pour jouer la carte du changement. Dans les sondages que publie notamment la Sofres, seule la bonne image de certains maires de droite leur permet de tenir face à la tempête qui se lève. C'est le cas par exemple à Bordeaux. Combien y a-t-il de Juppé dans le cheptel de l'UMP ?».

Promenade virtuelle en 3D à l'intérieur du projet "Rives de Seine"


Accès à la video. C'est spectaculaire, on s'y croirait. Voir si la réalité sera à la hauteur.


Mais... vous n'avec pas remarqué quelque chose ?

Avez-vous distingué une piste cyclable ? un équipement sportif ou un square de basket pour les jeunes ? un ciné ou un théatre ? ou est la convivialité ?

Travailler plus, ou fraternité ? quel avenir veut-on pour nos citoyens ?


Le monde qu'on nous prépare doit replacer l'humain au centre de la ville. Ces batiments massifs, aux parois de verre et d'acier glaçant laisse le piéton anonyme et de passage. Il faut lui donner l'occasion de s'arreter, d'échanger, de parler au papy posté à sa fenetre du Rdc, jouer aux boules et acheter un journal au kiosque, écouter du violoncelle au kiosque à musique, écouter le gignol du jardin.

Peu mieux faire M. Fourcade... Encore un effort.


L'article du Moniteur-Expert:

"L’île Seguin, enjeu des municipales à Boulogne-Billancourt (+ vidéo)

Quel avenir pour l’île Seguin ? La réponse appartient aux Boulonnais qui, les 9 et 16 mars prochain, auront à se prononcer entre deux projets contradictoires : d’un côté, celui de "jardin-musée de sculptures", cher à Nicolas Sarkozy, porté par Pierre-Christophe Baguet, candidat désigné par l’UMP ; de l’autre, celui imaginé par la SAEM Val de Seine Aménagement, défendu par son président, Jean-Pierre Fourcade, aujourd’hui adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, chargé des finances et qui à 78 ans, repart à la bataille, après s’être mis en congé de l’UMP. Articulé autour du concept d’île des deux cultures, le projet de la SEM prévoit la construction de 175.000 m2 shon (résidences pour chercheurs et artistes, hôtel, campus universitaire, bureaux…) et la création d’un terrasse-jardin de 4,5 ha.

C’est un entretien accordé par Georges Marc Benamou au quotidien Libération (23 janvier) qui propulse l’île Seguin au cœur de la campagne municipale. "Il existe un projet fantastique, faire de l’île Seguin le plus grand jardin-musée de sculptures du monde, déclare le conseiller culturel du président de la République. C’est un rêve ancien de Nicolas Sarkozy quand il était président du conseil général des Hauts-de-Seine, ajoute-t-il, avant de préciser les contours du projet : Ce sera un musée à ciel ouvert : sur 13 hectares, des sculptures, une sorte de Zénith nouvelle génération, un grand musée, des ateliers d’art numérique, des lieux d’animation…Le grand lieu de vie, de promenade des Parisiens". Ce projet, qui coûterait environ 200 millions d’euros, est configuré par Daniel Janicot à qui le conseil général des Hauts-de-Seine a confié une mission d’étude sur le projet de "vallée de la culture". Fin 2006, ce conseiller d’Etat avait été nommé responsable de la mission de préfiguration du Centre européen de création contemporaine, projet lancé par Dominique de Villepin pour remplacer la fondation Pinault sur la pointe aval de l’île, et lui aussi abandonné.

Promesses de vente signées
Pour Jean-Pierre Fourcade, un jardin de sculptures occupant toute l’île Seguin est une idée "farfelue". "Sa réalisation entraînera des contentieux avec les promoteurs et des problèmes financiers", estime-t-il. La SEM, qui a acheté les 11,2 ha de l’île (à l’exception de 6.000 m2 conservés par Renault) pour 43 millions d’euros a déjà signé des promesses de vente avec trois opérateurs : le groupement Cogedim/Mosaïque/ Intercontinental pour la construction d’un hôtel 4 étoiles de 11.000 m2 (architecte : Opéra) ; la Caisse des dépôts et consignations et ING pour une résidence pour chercheurs et artistes de 12.500 m2 (architecte: FOA) et the American University of Paris pour l’implantation d’un campus de 21.000 m2 (architecte : Jean-Paul Viguier). "Il faudrait compter entre 5 et 6 millions d’euros d’indemnité par promoteur en cas de remise en cause de leur projet", estime Jean-Louis Subileau, directeur général délégué de la SAEM Val de Seine Aménagement.

Aujourd’hui, celui de l’hôtel est bloqué, le permis de construire faisant l’objet d’un recours. "Tout a été organisé pour que les travaux ne démarrent pas comme prévu fin 2007", remarque Jean-Pierre Fourcade. Les permis de construire des deux autres opérations ont été déposés. Par ailleurs, un quatrième projet est déjà bien avancé : celui de SMAC (Scène de musiques actuelles), un équipement de 6.000 m2, conçu par Rudy Ricciotti, avec la ville de Boulogne-Billancourt comme maître d’ouvrage.

Déficit financier
Selon Jean-Pierre Fourcade, la remise à plat du projet d’aménagement de l’île Seguin entraînerait un déficit de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros. "Sachant que la ville de Boulogne-Billancourt est actionnaire de la SAEM Val de Seine Aménagement à hauteur de 64%, elle devra payer 64% du déficit", indique-t-il, les autres actionnaires étant la Caisse de dépôts et consignations (15%), le conseil général des Hauts-de-Seine (10%), la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France et Dexia (5% chacun).
"Notre projet culturel est une alternative intéressante au bétonnage de l’île conduite par Jean-Pierre Fourcade à un prix exorbitant, réplique Pierre-Christophe Baguet, cité par le journal Le Monde (27-28 janvier 2008). Quel est son projet ? Confisquer l’île Seguin au profit des pôles administratifs qui laisseront le site vide le soir et les jours fériés. Plutôt que de faire de ce lieu un ghetto pour privilégiés et hauts fonctionnaires, qui ne rapportera pas un centime de taxe professionnelle à la ville de Boulogne-Billancourt, ouvrons l’île aux Boulonnais en créant ici un lieu culturel très innovant". Le candidat UMP aurait par ailleurs noué des contacts avec les promoteurs pour évoquer un transfert de leurs projets sur le Trapèze.

Question au Premier ministre
Quant à la liste d’Union et Citoyenne (PS, PCF, MRC, Verts), emmenée par Marie-Hélène Vouette, elle est favorable au maintien des projets déjà engagés, au motif que leur annulation obligerait à des compensations financières trop importantes mais propose la création de plusieurs équipements : un Espace dédié à l’histoire sociale et industrielle du site de Billancourt, une Cité des savoirs du 21ème siècle...
D’ici aux élections municipales, un élément nouveau pourrait intervenir avec la réponse du Premier ministre à la question que lui a posée Jean-Pierre Fourcade, sénateur des Hauts-de-Seine. "La question se pose de savoir à quel titre un conseiller du président de la République peut intervenir sur un territoire municipal et mettre en péril les promesses de ventes déjà intervenues" s'interrogeait-il devant le Sénat le 31 janvier dernier. Pour l'heure, la question est toujours sans réponse."

samedi 2 février 2008

Municipales : Le programme du PS : l'alternative à saisir


Le programme du PS et de ses alliés est paru : on peut le trouver à l'adresse suivante.




Bonne lecture !