Lucide, Agoravox pose la bonne question au maire actuel :
"Pierre-Christophe Baguet "découvre" les difficultés financières de Boulogne-Billancourt. Or, il était adjoint au maire, puis premier adjoint au maire dans la période où la dette s’est fortement accrue. Depuis 2006, tout en restant élevée, elle a en réalité baissé. La presse a publié ces derniers jours, à la suite d’une forte communication de l’actuelle municipalité boulonnaise sur l’état critique des finances communales et l’endettement de la ville, quelques titres choc sur le sujet.
Pierre-Christophe Baguet (UMP), élu maire en mars dernier, a commandé un audit financier à une société privée (c’est à la mode), et découvre avec atterrement, selon ses déclarations à un quotidien national, les conclusions du pré-rapport.
Etonnement surprenant de sa part : Pierre-Christophe Baguet, autrefois chef de cabinet d’André Santini, fut membre du conseil municipal de Boulogne-Billancourt de 1983 à 2001, adjoint au maire à partir de 1989 et premier adjoint au maire de 1995 à 2001. Or, c’est tout particulièrement au début des années 90 que se sont nouées les difficultés financières de la ville.
Comme le détaille le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) relatif à la gestion 1992-2001, la SA2B, société d’économie mixte créée par la ville en 1991 sous l’égide de Paul Graziani, maire RPR de Boulogne-Billancourt après qu’il ait présidé pendant six ans le Conseil général des Hauts-de-Seine, fut en effet déclarée en redressement judiciaire en 1994 puis en liquidation en 1995 - contraignant en pratique la ville à apurer le passif. Lourde charge qui a, de plus, été comptabilisée tardivement : selon la CRC, "la commune aurait dû recourir à un étalement de la charge correspondante dès juin 1994... or, des provisions pour risques et charges n’ont été enregistrées qu’à compter de 1997".
L’évolution de la dette boulonnaise n’est pas inintéressante pour analyser la situation actuelle :
* l’encours de la dette au 31 décembre était de 166 millions d’euros en 2001, de 131 millions d’euros en 2007,
* soit par habitant : 1 553 euros par habitant en 2001, 1 224 euros par habitant en 2007.
C’est, avec des évolutions intermédiaires, à partir de 2006 que la dette a sensiblement baissé, suivant d’ailleurs en cela avec deux ou trois ans de retard l’évolution constatée pour des communes comparables et tout en restant au-dessus du niveau moyen d’endettement de ces mêmes communes.
La communication, c’est une chose, mais un respect minimal des citoyens devrait conduire à ne pas jouer avec les réalités quand il s’agit de données publiques de base... "
mercredi 29 octobre 2008
lundi 27 octobre 2008
"Crise financière à Boulogne-Billancourt"
Le Monde ne tourne pas autour du pot : une crise couve aussi à Boulogne !
Boulogne-Billancourt, deuxième ville d'Ile-de-France après Paris avec ses 108 300 habitants et l'une des plus riches de France est-elle au bord de la faillite ? C'est le nouveau maire et député (UMP) lui-même, Pierre-Christophe Baguet, qui tire la sonnette d'alarme en parlant d'"une situation financière très mauvaise" et pronostiquant un budget 2009 "terriblement compliqué à boucler." Même l'opposition de gauche partage les inquiétudes du maire au point que les Verts réclament une augmentation des impôts locaux pour "éviter l'explosion d'une dette de 224 millions d'euros et maintenir les politiques sociales." Le maire renvoie la responsabilité d'une mauvaise gestion à son prédécesseur qui est aussi son adversaire historique, le sénateur (UMP), Jean-Pierre Fourcade. A la tête d'un groupe de dix conseillers municipaux divers droite, l'ancien ministre des Finances de Giscard mène la vie dure au maire quinquagénaire self-made-man.
L'hôtel de ville est suspendu à un audit des experts d'Ernst & Young sur l'état des finances, commandé par Pierre-Christophe Baguet, dès son élection, au printemps. Le nouveau maire a consulté un pré-rapport dont les conclusions semblent l'atterrer : "Ce document révèle des erreurs manifestes et graves dans la gestion de la commune, ces dernières années." Et de citer une liste de crédits "revolving" (permanents) engagés pour payer la piscine, des surcoûts d'équipements culturels et scolaires dont l'aménagement du musée Paul Belmondo –le sculpteur, père de l'acteur, qui a légué ses œuvres à la ville. Celles-ci seront exposées dans un charmant château à la lisière du Bois de Boulogne : "Le coût de ce musée est passé de 2,7 millions d'euros à 6,3 millions… Tout cela démontre une mauvaise gestion, une mauvaise estimation. Aujourd'hui, nous allons payer les ardoises !"
D'autant que le maire redoute "un coup de ciseau fatal avec une baisse des recettes" dues à la crise économique et au départ de sièges sociaux. Boulogne ne vit plus sur une mine d'or. Le temps est révolu où la Régie Renault, avec ses usines de Billancourt, déversait des flots de taxe professionnelle dans les années 1970 et 1980. L'élu préconise de geler l'embauche d'agents communaux sauf pour les crèches ou la police municipale afin de "dégonfler" une masse salariale qui atteint 58 % du budget de 157 millions d'euros. Une augmentation des taxes locales n'est pas écartée : Pierre-Christophe Baguet prend pour exemple son voisin et collègue, Bertrand Delanoë, qui programme en 2009 une hausse de 9 % des impôts locaux.
Principal accusé, Jean-Pierre Fourcade dément avoir glissé des peaux de banane sur la route de son successeur, à la veille des municipales. "Nous avons laissé un compte administratif excédentaire de 6 millions d'euros et notre budget 2008 était fondé sur des économies et des réductions d'effectifs", dit-il.
Mais le plus cocasse, est la réaction de la gauche qui se joint aux inquiétudes du nouveau maire. Outre les Verts qui plaident pour une hausse des impôts, le PS, par la voix de Marc Fusina, n'en revient pas : "Avec 2 000 euros de dette par habitant, Boulogne se classe parmi les villes de plus de 100 000 habitants les plus endettées de France !" Et le conseiller municipal de renvoyer dos à dos l'ancienne et l'actuelle municipalité dont certains élus siégeaient déjà du temps de Jean-Pierre Fourcade !
"Jean-Pierre Dubois"
Boulogne-Billancourt, deuxième ville d'Ile-de-France après Paris avec ses 108 300 habitants et l'une des plus riches de France est-elle au bord de la faillite ? C'est le nouveau maire et député (UMP) lui-même, Pierre-Christophe Baguet, qui tire la sonnette d'alarme en parlant d'"une situation financière très mauvaise" et pronostiquant un budget 2009 "terriblement compliqué à boucler." Même l'opposition de gauche partage les inquiétudes du maire au point que les Verts réclament une augmentation des impôts locaux pour "éviter l'explosion d'une dette de 224 millions d'euros et maintenir les politiques sociales." Le maire renvoie la responsabilité d'une mauvaise gestion à son prédécesseur qui est aussi son adversaire historique, le sénateur (UMP), Jean-Pierre Fourcade. A la tête d'un groupe de dix conseillers municipaux divers droite, l'ancien ministre des Finances de Giscard mène la vie dure au maire quinquagénaire self-made-man.
L'hôtel de ville est suspendu à un audit des experts d'Ernst & Young sur l'état des finances, commandé par Pierre-Christophe Baguet, dès son élection, au printemps. Le nouveau maire a consulté un pré-rapport dont les conclusions semblent l'atterrer : "Ce document révèle des erreurs manifestes et graves dans la gestion de la commune, ces dernières années." Et de citer une liste de crédits "revolving" (permanents) engagés pour payer la piscine, des surcoûts d'équipements culturels et scolaires dont l'aménagement du musée Paul Belmondo –le sculpteur, père de l'acteur, qui a légué ses œuvres à la ville. Celles-ci seront exposées dans un charmant château à la lisière du Bois de Boulogne : "Le coût de ce musée est passé de 2,7 millions d'euros à 6,3 millions… Tout cela démontre une mauvaise gestion, une mauvaise estimation. Aujourd'hui, nous allons payer les ardoises !"
D'autant que le maire redoute "un coup de ciseau fatal avec une baisse des recettes" dues à la crise économique et au départ de sièges sociaux. Boulogne ne vit plus sur une mine d'or. Le temps est révolu où la Régie Renault, avec ses usines de Billancourt, déversait des flots de taxe professionnelle dans les années 1970 et 1980. L'élu préconise de geler l'embauche d'agents communaux sauf pour les crèches ou la police municipale afin de "dégonfler" une masse salariale qui atteint 58 % du budget de 157 millions d'euros. Une augmentation des taxes locales n'est pas écartée : Pierre-Christophe Baguet prend pour exemple son voisin et collègue, Bertrand Delanoë, qui programme en 2009 une hausse de 9 % des impôts locaux.
Principal accusé, Jean-Pierre Fourcade dément avoir glissé des peaux de banane sur la route de son successeur, à la veille des municipales. "Nous avons laissé un compte administratif excédentaire de 6 millions d'euros et notre budget 2008 était fondé sur des économies et des réductions d'effectifs", dit-il.
Mais le plus cocasse, est la réaction de la gauche qui se joint aux inquiétudes du nouveau maire. Outre les Verts qui plaident pour une hausse des impôts, le PS, par la voix de Marc Fusina, n'en revient pas : "Avec 2 000 euros de dette par habitant, Boulogne se classe parmi les villes de plus de 100 000 habitants les plus endettées de France !" Et le conseiller municipal de renvoyer dos à dos l'ancienne et l'actuelle municipalité dont certains élus siégeaient déjà du temps de Jean-Pierre Fourcade !
"Jean-Pierre Dubois"
dimanche 28 septembre 2008
Vélib : une carte de 27 stations mais pas de pistes !

Avec l'arrivée des Vélib à Boulogne (Cf. carte provisoire des 27 stations), comme l'exige le Vert Sébastien Scognamiglio, il est urgent que la mairie aménage les pistes cyclables demandées depuis longtemps, sans quoi elle risque d'être poursuivie pour mise en danger d'autrui, tant les alertes furent explicites !
Et sans casque obligatoire, en plus !
vendredi 12 septembre 2008
Jacques Prévert : "Sans carte scolaire, moins de mixité"

"...
Au lycée Jacques-Prévert de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), pourtant le seul de la ville, « cent élèves de moins que l'an dernier se sont inscrits en seconde. C'est la première fois que cela arrive ! », note un parent impliqué, qui explique que les familles ont snobé Boulogne pour Paris.
..."
A qui profite le crime ? la tirelire des Lycées privés ?
Surement
ou volonté de remplir les lycées sous-chargés du 16ème ? (Claude Bernard,...) ?
Non puisque l'assouplissement de la carte scolaire n'est pas valable hors de l'académie du 92...
Pas étonnant quand on lisait il y a peu :
http://monboulognebillancourt.blogspot.com/2008/05/lyce-jacques-prvert-une-renovation-qui.html
.
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mardi 2 septembre 2008
Immobilier : baisse considérable des transactions

Fini la hausse ? mais pas d'éclatement de la bulle...
Au fait : Est-ce le moment d'engager d'engager des ventes massives de neuf à Boulogne vu la morosité du marché ? Décidément la droite à la schkoumoune pour ce qui est des crises économiques !
Boulogne-Billancourt fait une pause en attendant sa métamorphose
Le Figaro :
Depuis le début de l'année 2008, et surtout depuis ces trois derniers mois, le volume des transactions a considérablement baissé.
« Après Paris, Boulogne est la première commune de la région Ile-de-France, avec plus de 100.000 habitants, explique Gérard Rul, directeur des expertises pour l'Ile-de-France au Crédit Foncier. Elle réunit plusieurs secteurs différents avec un point commun : le bâti y est très hétérogène, à la différence de Neuilly. Autre caractéristique importante, l'immobilier se compose essentiellement de petits appartements de deux et trois pièces. Il est difficile de trouver des logements de plus de 85 m 2 . Dès lors, pour les quatre-pièces et plus, l'avantage de la taille lisse les prix de vente, quelle que soit sa localisation. »
Reste que, depuis le début de l'année 2008, et surtout depuis ces trois derniers mois, le volume des transactions a considérablement baissé.
« Le quartier nord, du bois de Boulogne à la rue du Château, voire à la route de la Reine, est le plus recherché, détaille Gérard Rul. Les adresses les plus chic sont celles qui bordent le stade de Roland-Garros. On y trouve de très belles maisons, qui se vendent fort cher. Ici, le prix dominant est de l'ordre de 6.500 euros, avec une fourchette allant de 6.000 à 7.000, voire 7.500 euros le mètre carré. »
En allant vers le sud, on trouve le deuxième secteur de la ville, que l'on pourrait qualifier d'intermédiaire. Il va jusqu'à la place Marcel-Sembat et est délimité par l'avenue du Général-Leclerc et l'avenue Edouard-Vaillant. « Ce quartier est de plus en plus apprécié par les familles, précise Gérard Rul. Il est agrémenté de nombreux commerces et c'est le coeur de Boulogne. Les prix y sont toutefois un peu moins élevés, avec une dominante de 5.800 euros le mètre carré, mais qui peut largement excéder ce montant lorsqu'il s'agit de grands appartements. »
Le troisième secteur de la ville se trouve encore plus au sud, soit l'ancienne commune de Billancourt, allant de l'avenue Edouard-Vaillant à l'île Seguin. « C'est encore la partie la moins cotée de Boulogne, avec une population moins bourgeoise où il reste des éléments et un bâti hétérogènes, estime Gérard Rul. Signalons toutefois deux exceptions : le secteur du Point-du-Jour, qui jouxte la Porte de Saint-Cloud, qui est plus prisé, et, à l'autre extrémité du quartier, les alentours de l'île Seguin, en plein devenir. »
En juillet dernier, Pierre-Christophe Baguet, député-maire de Boulogne-Billancourt et président de la SAEM Val-de-Seine Aménagement, a présenté le nouveau plan d'aménagement de la ZAC Seguin-Rives de Seine, qui couvre 74 hectares (11,5 pour l'île Seguin, 10 pour le quartier du Pont-de-Sèvres, 37,5 pour les Trapèzes Ouest et Est, 15 pour les îlots épars). Il prévoit le réajustement du Trapèze et la réalisation de logements locatifs intermédiaires. Boulogne est donc une commune en devenir et l'une des rares où il est possible de trouver des logements neufs.
Quelques exemples de ventes réalisées à Boulogne :
20 rue du Fief (neuf) 28,5 m² à 184.000 € (6.656 €/m²)
20 rue du Fief (neuf) 110,2 m² à 780.000 € (7.078 €/m²)
Escudier 58 m² à 390.000 € (6.724 €/m²)
Marcel-Sembat 24 m² à 140.000 € (5.833 €/m²)
Sources : Promoteurs et agences immobilières
* Biens vendus aux enchères
Au fait : Est-ce le moment d'engager d'engager des ventes massives de neuf à Boulogne vu la morosité du marché ? Décidément la droite à la schkoumoune pour ce qui est des crises économiques !
Boulogne-Billancourt fait une pause en attendant sa métamorphose
Le Figaro :
Depuis le début de l'année 2008, et surtout depuis ces trois derniers mois, le volume des transactions a considérablement baissé.
« Après Paris, Boulogne est la première commune de la région Ile-de-France, avec plus de 100.000 habitants, explique Gérard Rul, directeur des expertises pour l'Ile-de-France au Crédit Foncier. Elle réunit plusieurs secteurs différents avec un point commun : le bâti y est très hétérogène, à la différence de Neuilly. Autre caractéristique importante, l'immobilier se compose essentiellement de petits appartements de deux et trois pièces. Il est difficile de trouver des logements de plus de 85 m 2 . Dès lors, pour les quatre-pièces et plus, l'avantage de la taille lisse les prix de vente, quelle que soit sa localisation. »
Reste que, depuis le début de l'année 2008, et surtout depuis ces trois derniers mois, le volume des transactions a considérablement baissé.
« Le quartier nord, du bois de Boulogne à la rue du Château, voire à la route de la Reine, est le plus recherché, détaille Gérard Rul. Les adresses les plus chic sont celles qui bordent le stade de Roland-Garros. On y trouve de très belles maisons, qui se vendent fort cher. Ici, le prix dominant est de l'ordre de 6.500 euros, avec une fourchette allant de 6.000 à 7.000, voire 7.500 euros le mètre carré. »
En allant vers le sud, on trouve le deuxième secteur de la ville, que l'on pourrait qualifier d'intermédiaire. Il va jusqu'à la place Marcel-Sembat et est délimité par l'avenue du Général-Leclerc et l'avenue Edouard-Vaillant. « Ce quartier est de plus en plus apprécié par les familles, précise Gérard Rul. Il est agrémenté de nombreux commerces et c'est le coeur de Boulogne. Les prix y sont toutefois un peu moins élevés, avec une dominante de 5.800 euros le mètre carré, mais qui peut largement excéder ce montant lorsqu'il s'agit de grands appartements. »
Le troisième secteur de la ville se trouve encore plus au sud, soit l'ancienne commune de Billancourt, allant de l'avenue Edouard-Vaillant à l'île Seguin. « C'est encore la partie la moins cotée de Boulogne, avec une population moins bourgeoise où il reste des éléments et un bâti hétérogènes, estime Gérard Rul. Signalons toutefois deux exceptions : le secteur du Point-du-Jour, qui jouxte la Porte de Saint-Cloud, qui est plus prisé, et, à l'autre extrémité du quartier, les alentours de l'île Seguin, en plein devenir. »
En juillet dernier, Pierre-Christophe Baguet, député-maire de Boulogne-Billancourt et président de la SAEM Val-de-Seine Aménagement, a présenté le nouveau plan d'aménagement de la ZAC Seguin-Rives de Seine, qui couvre 74 hectares (11,5 pour l'île Seguin, 10 pour le quartier du Pont-de-Sèvres, 37,5 pour les Trapèzes Ouest et Est, 15 pour les îlots épars). Il prévoit le réajustement du Trapèze et la réalisation de logements locatifs intermédiaires. Boulogne est donc une commune en devenir et l'une des rares où il est possible de trouver des logements neufs.
Quelques exemples de ventes réalisées à Boulogne :
20 rue du Fief (neuf) 28,5 m² à 184.000 € (6.656 €/m²)
20 rue du Fief (neuf) 110,2 m² à 780.000 € (7.078 €/m²)
Escudier 58 m² à 390.000 € (6.724 €/m²)
Marcel-Sembat 24 m² à 140.000 € (5.833 €/m²)
Sources : Promoteurs et agences immobilières
* Biens vendus aux enchères
jeudi 28 août 2008
Hopital Abroise Paré et classement des meilleurs hopitaux francais

Alors que l'inégalité des soins est flagrante dans notre pays,
Voir l'extrait :
"la France détient la plus mauvaise mortalité prématurée d’Europe, c’est-à-dire avant 65 ans, due au cancer. Et ce pour une raison structurelle, outre une forte exposition aux facteurs de risque : les actions de prévention sont sur le terrain d’une très grande faiblesse. Bon an mal an, sur 100 euros de dépenses de santé, 2 euros seulement sont consacrés à la prévention.
Sombre, le tableau n’est néanmoins pas désespéré. La médecine et la chirurgie permettent de guérir la moitié des cancers, et même les trois quarts de ceux qui touchent les enfants. « Pour pratiquement tous les cancers, la France obtient une meilleure survie à 5 ans que les pays voisins de démographie comparable (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne) »
Sombre, le tableau n’est néanmoins pas désespéré. La médecine et la chirurgie permettent de guérir la moitié des cancers, et même les trois quarts de ceux qui touchent les enfants. « Pour pratiquement tous les cancers, la France obtient une meilleure survie à 5 ans que les pays voisins de démographie comparable (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne) »
l'AFP et l'Infirmier résument bien l'enquète réalisée par Le Point sur les 50 meilleurs hopitaux francais.
En ce qui concerne notre hopital Ambroise-Paré, qui ne figure pas dans le tableau de tête, il se distingue dans les pathologies suivantes :
Rang National : ici
Chirurgie de l'épaule
5e
Chirurgie des artères
32e
Chirurgie du colon
1er
Chirurgie du rectum
18e
Ligaments du genou
9e
Pneumologie
33e
Pose de prothèse de genou
28e
Pose de prothèse de hanche
22e
Varices
33e
Chirurgie de l'épaule
5e
Chirurgie des artères
32e
Chirurgie du colon
1er
Chirurgie du rectum
18e
Ligaments du genou
9e
Pneumologie
33e
Pose de prothèse de genou
28e
Pose de prothèse de hanche
22e
Varices
33e
Faites attention à vous !
mercredi 27 août 2008
Disparition de Guy Ducoloné, ancien député communiste et "voix des Renault"

Hommage à un homme qui n'a pas chomé...
Après l'Humanité, voici un portrait qu'on doit au Monde :
"L'ancien député communiste Guy Ducoloné est mort lundi 25 août, à l'Hôpital Georges-Pompidou à Paris, à l'âge de 88ans. Né à Monsempron-Libos (Lot-et-Garonne) le 14 mars 1920, d'une mère casseuse de noix et d'un père ouvrier charpentier, ce dirigeant communiste et ancien déporté se fera durant des années la "voix des Renault" de Boulogne-Billancourt.
Il entre très jeune dans la famille communiste, au moment du Front populaire. Il a tout juste 15 ans et vient d'obtenir son certificat d'aptitude professionnelle d'ajusteur. Le jeune ouvrier adhère à la CGT et, dans la foulée, à la Jeunesse communiste (JC) et au PCF.
Le jeune homme est mobilisé en 1939, il rentre dès la démobilisation à Paris et rejoint la Résistance. Il devient alors responsable de la JC et organise plusieurs manifestations de jeunes pour contester l'Occupation, puis participe, dans le réseau du Front national pour l'indépendance de la France, à des opérations de sabotage contre l'armée allemande. Il est arrêté en mai 1942, torturé et incarcéré. Deux ans plus tard, il est déporté à Buchenwald, où il tente d'organiser la résistance intérieure avec Marcel Paul.
A la Libération, il rentre à Paris, où il épouse l'ancienne déportée et dirigeante communiste Madeleine Vincent. Le jeune homme continue ses activités comme secrétaire général des jeunesses communistes et entre au comité central du PCF. Il monte vite dans l'appareil, jusqu'à devenir un des secrétaires du comité central auprès de Maurice Thorez.
En 1952, éclate le "complot des pigeons", et Guy Ducoloné est pris dans la tourmente. On est en pleine guerre froide et la suspicion politique vis-à-vis des communistes est à son comble. Le soir d'une manifestation du Mouvement de la paix, à l'occasion de la venue à Paris du général américain Ridgway le 28 mai, qui se termine par de violents affrontements, Jacques Duclos, secrétaire général du PCF, est arrêté à Paris. Les policiers découvrent dans le coffre de sa voiture, deux pigeons morts, "mais encore chauds", qu'ils suspectent d'être des pigeons voyageurs.
Le dirigeant a beau jurer qu'ils sont pour sa consommation personnelle, il est soupçonné de complot et d'espionnage en faveur de l'Union soviétique. Duclos est aussitôt inculpé et emprisonné pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Une partie de la direction communiste, dont Guy Ducoloné, est également incarcérée. Il passera ainsi onze mois à la prison de Fresnes avant de bénéficier d'un non-lieu comme l'ensemble de ses camarades.
C'est pendant son incarcération qu'il est élu conseiller général du canton d'Issy-les-Moulineaux. En 1964, à la mort de Léon Salagnac, il est élu député de la circonscription de la Seine, puis des Hauts-de-Seine de 1967 à 1988. Il devient très vite celui que les ouvriers de Renault appellent "le vrai maire d'Issy-les-Moulineaux", celui qui prendra inlassablement leur défense jusqu'à la fermeture de l'usine de l'île Séguin.
M. Ducoloné fut également conseiller régional d'Ile-de-France, de 1981 à 1986, et par deux fois élu vice-président de l'Assemblée nationale.
Le député communiste a toujours milité pour que l'on garde le souvenir de la barbarie nazie. Il préside durant dix ans l'association Buchenwald-Dora pour maintenir la mémoire de la Résistance et de la déportation et demeure actif dans la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP).
Il sera décoré de l'ordre du Mérite en février 2006."
Le jeune homme est mobilisé en 1939, il rentre dès la démobilisation à Paris et rejoint la Résistance. Il devient alors responsable de la JC et organise plusieurs manifestations de jeunes pour contester l'Occupation, puis participe, dans le réseau du Front national pour l'indépendance de la France, à des opérations de sabotage contre l'armée allemande. Il est arrêté en mai 1942, torturé et incarcéré. Deux ans plus tard, il est déporté à Buchenwald, où il tente d'organiser la résistance intérieure avec Marcel Paul.
A la Libération, il rentre à Paris, où il épouse l'ancienne déportée et dirigeante communiste Madeleine Vincent. Le jeune homme continue ses activités comme secrétaire général des jeunesses communistes et entre au comité central du PCF. Il monte vite dans l'appareil, jusqu'à devenir un des secrétaires du comité central auprès de Maurice Thorez.
En 1952, éclate le "complot des pigeons", et Guy Ducoloné est pris dans la tourmente. On est en pleine guerre froide et la suspicion politique vis-à-vis des communistes est à son comble. Le soir d'une manifestation du Mouvement de la paix, à l'occasion de la venue à Paris du général américain Ridgway le 28 mai, qui se termine par de violents affrontements, Jacques Duclos, secrétaire général du PCF, est arrêté à Paris. Les policiers découvrent dans le coffre de sa voiture, deux pigeons morts, "mais encore chauds", qu'ils suspectent d'être des pigeons voyageurs.
Le dirigeant a beau jurer qu'ils sont pour sa consommation personnelle, il est soupçonné de complot et d'espionnage en faveur de l'Union soviétique. Duclos est aussitôt inculpé et emprisonné pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Une partie de la direction communiste, dont Guy Ducoloné, est également incarcérée. Il passera ainsi onze mois à la prison de Fresnes avant de bénéficier d'un non-lieu comme l'ensemble de ses camarades.
C'est pendant son incarcération qu'il est élu conseiller général du canton d'Issy-les-Moulineaux. En 1964, à la mort de Léon Salagnac, il est élu député de la circonscription de la Seine, puis des Hauts-de-Seine de 1967 à 1988. Il devient très vite celui que les ouvriers de Renault appellent "le vrai maire d'Issy-les-Moulineaux", celui qui prendra inlassablement leur défense jusqu'à la fermeture de l'usine de l'île Séguin.
M. Ducoloné fut également conseiller régional d'Ile-de-France, de 1981 à 1986, et par deux fois élu vice-président de l'Assemblée nationale.
Le député communiste a toujours milité pour que l'on garde le souvenir de la barbarie nazie. Il préside durant dix ans l'association Buchenwald-Dora pour maintenir la mémoire de la Résistance et de la déportation et demeure actif dans la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP).
Il sera décoré de l'ordre du Mérite en février 2006."
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